‹ Histoire de la littérature anglaise, Volume 3Chapitre 238 sur 271 · Défense du christianisme · texte numérisé non relu

Défense du christianisme

370 LIVRE ni. L'ÂGE CIASSIQUE.

ne put parler. Le jeune homme, après avoir attendu un instant, lui dit: « Cher Monsieur, vous m'avez fait « demander; je crois, j'espère que vous avez quelt ques commandements à me donner ; je les tiendrai « pour sacrés. » Le mourant, avec un effort, lui serra la main et répondit doucement: « Voyez dans quelle « paix un chrétien peut mourir. » Un instant après, il expira.

« La grande et l'unique fin de ces considérations, « dit Addison dans un numéro du Spectator, est de « bannir le vice et Tignorance du territobe de la « Grande-Bretagne*. » Et il tient parole. Ses journaux sont tout moraux, conseils aux familles, réprimandes aux femmes légères, portrait de Thonnête homme, remèdes contre les passions, réflexions sur Dieu, la religion, la vie future. Je ne sais pas, ou plutôt je sais très-bien, quel succès aurait en France une gazette de sermons. En Angleterre, il fut extraordinaire, égal à celui des plus heureux romanciers modernes. Dans le désastre de toutes les Revues ruinées par l'impôt de la presse, le Spectator doubla son prix et resta debout. C'est qu'il offrait aux Anglais la peinture de la raison anglaise ; le talent et la doctrine se trouvaient conformes aux besoins du siècle et du pays.

1. The great and only end of thèse spéculations is to banish ylG% and ignorance out of the territories of Great Britain.

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