‹ Histoire de la littérature anglaise, Volume 3Chapitre 240 sur 271 · CHAPITRE IV. ADDISON · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV. ADDISON

« virginité*. » Vous trouverez plus loin des semonces sur les mascarades qui finissent en rendez-vous ; des préceptes sur le nombre de verres qu'on peut boire et des plats qu'on peut manger ; des condamnations contre les libertins professeurs d'irréligion et de scandale ; toutes maximes aujourd'hui un peu plates, mais nouvelles et utiles, parce que Wycherley et Rochester avaient mis les maximes contraires en pratique et en crédit. La débauche passait pour française et de bel air; c'estpourquoi Addison proscrit par surcroît toutes les frivolités françaises. Il se moque des femmes qui reçoivent les visiteurs à leur toilette et parlent haut au théâtre. « Rien ne les expose à de plus grands dan- « gers que cette gaieté et cette vivacité d'humeur. La « conversation et les manières des Français travaillent « à rendre le sexe plus frivole ou (comme il leur « plaît de l'appeler) plus éveillé que ne le permettent « la vertu et la discrétion. Au contraire, le souci de « toute femme honnête et sage doit être d'empêcher « que son enjouement ne dégénère en légèreté '. »

1. To prevent thèse saucy familiar glances, I would entreat my gentle readers to sew on their tuckers again, to retrieve the modesly of their characters, and not to imitate the nakedness but the innocence of their mother Eve.

In short, modesty gives- the maid greater beauty than even the bloom of youth ; it bestows on the wife the dignity of the matron and reinstates the widow in her virginity.

[GuardiaUj n» 100, et Spectator, n"* 204 et 224.)

2. There is nothing that exposes a woman to grealer dangers than that gaiety and airiness of temper, which are natural to most of the sex. It should be therefore the concern of every wise and virtuous woman to keej^ this sprightiiness from degenerating into

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Vous voyez déjà dans ces reproches le portrait de la ménagère sensée, de l'honnête épouse anglaise, sédentaire et grave, tout occupée de son mari et de ses enfants. Addison revient à vingt reprises contre les manèges, les jolies enfances affectées, la coquetterie, les futilités des dames. Il ne peut souffrir les habitudes évaporées ou oisives. 11 abonde en épigrammes développées contre les galanteries, les toilettes exagérées, les visites vaines *. Il écrit le journal satirique de rhomme qui va au club, apprend les nouvelles, bâille, regarde le baromètre, et croit son temps bien rempli. 11 juge que notre temps est un capital, nos occupations des devoirs et notre vie une afifaire.

Rien qu'une affaire. S'il se tient au-dessus de la vie sensuelle, il reste au-dessous de la vie philosophique. Sa morale, tout anglaise, se traîne toujours terre à terre, parmi les lieux communs, sans découvrir des principes, sans serrer des déductions. Les hautes et lines parties de Fesprit lui manquent. Il donne aux gens des conseils applicables, quelque consigne bien claire, justifiée par les événements d'hier, utile pour la journée de demain. 11 remarque que les pères ne doiventpoint être inflexibles et que souvent ils se repentent lorsqu'ils ont poussé leurs enfants au désespoir. Il découvre que les mauvais livres sont pernicieux, parce que leur durée porteleur venin jusqu'aux

levity. On the contrary the whole discourse and behaviour of Ihe Frcnch is to make the sex more fantastical, or (as they are pleasod to term il) more awakened than is consistent either with virlue or tliscrction. {Spectator, n"45.) 1. Spectator, 317 et 323 . .

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