‹ Histoire de la littérature anglaise, Volume 3Chapitre 247 sur 271 · Taller · texte numérisé non relu

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et la religion ainsi faite double la trempe du ressort moral. Celle d'Addison est belle, tant elle est forte. L'énergie du sentiment sauve les misères du dogme. Sous ses dissertations on sent qu'il est ému ; les minuties, la pédanterie disparaissent. On ne voit plus en lui qu'une âme pénétrée jusqu'au fond d'adoration et de respect ; ce n'est plus un prédicateur qui aligne les attributs de Dieu et fait son métier de bon logicien : c'est un homme qui naturellement et par sa seule pente revient devant un spectacle auguste, en parcourt avec vénération tous les aspects, et ne le quitte que le cœur renouvelé ou confondu. Il n'y a pas jusqu'à des prescriptions de catéchisme que la sincérité de ses émotions ne rende respectables. Il demande des jours fixes de dévotion et de méditation qui puissent régulièrement nous rappeler à la pensée de notre Créateur et de notre foi. Il ingère des prières dans ses feuilletons. Il interdit les jurons en nous recommandant d'avoir perpétuellement présente l'idée du souverain Maître. « Cet hommage habituel ban- « nirait d'entre nous l'impiété à la mode qui consiste « à employer son nom dans les occasions les plus tri- « viales.... Ce serait un affront pour la raison que « de mettre en lumière l'horreur et le sacrilège d'une « telle pratique *. i» Un Français, au premier mot,

1 . Such an habituai bornage to the Suprême Seing would in a particular manner banish from among us that prevailing iropiety of using bis name on the most trivial occasions.... What can we think of those who make use of so tremendous a name in the ordinary expressions of their anger, mirth, and most impertinent passions? Oi tbose who admit it into the most familiar questions and assertiona

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