‹ Histoire de la littérature anglaise, Volume 3Chapitre 254 sur 271 · CHAPITRE IV. ADDISON · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV. ADDISON

une admiration presque oflîdelle, vous apercevez la manière anglaise de traiter les femmes; Thomme, vis-à-vis d'elles, est toujours un prédicateur laïque ; elles sont pour lui des enfants charmants ou des ménagères utiles, jamais des reines de salon ou des égales comme chez nous. Quand Addison veut ramener les dames légitimistes au parti protestant, il les traite presque en petites filles à qui on promet, si elles veulent être sages, de leur rendre leur poupée ou leur gâteau *. « Elles devraient réfléchir aux grandes « soufl'rances et aux persécutions auxquelles elles

to be English. Such eyes and lips, cheeks and forehcads could not be the growth of any other country. The complexion of their faces hindered me from observing any farther the colour of their hoods, though I could easily perceive by that unspeakable satisfaction which appeared in their looks, that their own thoughis were whoUy taken up in those prelty ornaments they wore upon their heads. (Spectator, n» 265 )

1. They should fîrstreflect on the greatsufferings and persécutions to which they expose themselves by the obstinacy of their behaviour. They lose their élections in every club where they are set up for toasts. They are obliged by their principle to stick a patch on the most unbecoming side of their forcheads. They forego the advantage of the birthday suits.... They reçoive no benefit from the army, and are ne ver the better for ail the young fellows that wearhats and leathers. They are forced to live in the counlry and feed their chickens at the same time that they might show themselves at court and appear in brocade, if they behaved themselves well. In short what must go to the heart of every fine woman, they throw themselves quite out of the fashion.... A man is starlled when he I seesapretty bosom heaving with such party-rage, as isdisagreeable ^ even in that sex, which is of a more coarse and rugged make. — And ; yet such is our misfortune, that we sometimes see a pair of stayg ready to burst with sédition, and hear the most masculine passions exprest in the sweetest voices.... Where a great number of flowerg grow, the grouud at distance seems entirely covered witb them,and

« s'exposent par Topiniâtreté de leur conduite. Elles « ne sont plus élues dans les clubs quand on nomme » les belles dont on boit la santé ; elles sont obligées « par leurs principes de se coller une mouche sur le « côté du front où cela va le plus mal; elles se conc damnent à perdre les toilettes du jour de naissance ] « il ne leur sert de rien qu'il y ait une armée et tant « de jeunes gens porteurs de chapeaux à plumes ; c elles sont forcées de vivre à la campagne et de « nourrir leurs poulets, juste dans le temps où elles a auraient pu se montrer à la cour et étaler une robe « de brocart, si elles voulaient se bien conduire.... Un « homme est choqué de voir un beau sein soulevé par a une rage politique qui est déplaisante môme dans « un sexe plus rude et plus âpre.... Et cependant nous «c avons souvent le chagrin de voir un corset près « d*être rompu par TefTort d'une colère séditieuse, et « d'entendre les passions les plus viriles exprimées t par les plus douces voix.... » Mais, heureusement, ce chagrin est rare ; « là où croiss,ent un grand nomc bre de fleurs, la terre de loin en semble couverte ; « on est obligé d'avancer et d'entrer, avant de distin- « guer le petit nombre de mauvaises herbes qui ont c poussé dans ce bel assemblage de couleurs. » Cette galanterie est trop posée; on est un peu choqué de voir une femme touchée de si près par des mains si réfléchies. C'est de l'urbanité de moraliste; il a beau être

we must walk into it beFore we can distinguish the several weeds Ihat spring up in such a beautiful mass of colours.

{Preeholfler, W 4 et 26.)

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