‹ Histoire de la littérature anglaise, Volume 3Chapitre 267 sur 271 · CHAPITRE IV. ADDISON · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV. ADDISON

« Ne juge pas que Thomme ait été fait en vain, « puisqu'une telle éternité lui a été réservée.— Je coi^- « templai avec un plaisir inexprimable ces îles bien- « heureuses. — Maintenant, dis-je au Génie, montre- ^ « moi, je t'en supplie, les secrets cachés derrière ces « noirs nuages qui couvrent l'Océan de l'autre côté du * roc de diamant. — Comme le Génie ne me répondait K pas, je me tournai pour lui faire une seconde fois « ma demande, mais je trouvai qu'il m'avait quitté. « Je voulus revoir alors la vision que j'avais si long- « temps contemplée. Mais au lieu de la marée rouo lante, du pont avec ses arches, et des lies heu- « reuses, je ne vis rien que la longue vallée creuse « de Bagdad avec les troupeaux de bœufs, de brebis « et de chameaux qui paissaient sur ses deux flancs. > Dans cette morale ornée, dans cette belle raison si correcte et si éloquente, dans cette imagination ingénieuse et noble, je trouve en abrégé tous les traits d'Addison. Ce sont les nuances anglaises qui distinguent leur âge classique du nôtre, une raison plus étroite et plus pratique, une urbanité plus poétique et moins éloquente , un fonds d'esprit plus inventif et plus riche, moins sociable et moins délicat»

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