‹ Histoire de la littérature anglaise, Volume 3Chapitre 36 sur 271 · Dans V Épouse campagnarde · texte numérisé non relu

Dans V Épouse campagnarde

64 UVRE m. L'ÂGE CIASSIQUB,

bien pi as la pudeur, bien plus encore la grâce, change sa tendresse naïve en instinct éhonté et en confessions scandaleuses*. S'il prend la Viola de Shakspeare', c'est pour la traîner dans des bassesses d'entremet teuse, parmi les brutalités et les coups de main. S'il traduit le rôle de Célimène, il efface d'un trait les fa çons de grande dame, les finesses de fenune, le tact de maîtresse de maison, la politesse, le grand air, la supériorité d'esprit et de savoir-vivre, pour mettre à la place l'impudence et les escroqueries d'une courtisane « forte en gueule. » S'il invente une fille presque honnête, Hippolyta, il commence par lui mettre dans la bouche des paroles telles qu'on n'en peut rien transcrire. Quoi qu'il fass3 et quoi qu'il dise, qu'il crée ou qu'il copie, qu'il blâme ou qu'il loue, son théâtre est une diffamation de l'homme, qui rebute en même temps qu'elle attire, et qui écœure quand elle corrompt.

1. On connaît la lettre d*Agnès dans Molière : « Je veux tous écrire, et je suis bien en peine par où je m'y prendrai. J*ai des pensées que je désirerais que tous sussiez ; mais je ne sais comment faire pour vous les dire, et je me défie de mes paroles, etc. » Regardez la façon dont Wycherley la traduit : « Dear, sweet M' Borner, my husband would bave me send you a base, rude, unmannerly letter : but I wont 't ; and would bave forbid you loving me, but I wont; aud would bave me say to you, I bâte you, pooi M'Horner, but I won *t tell a lie for bim. For I *m sure if you and I were in tbe country at cards togetber, I could not belp treading on your toe under tbe table, or rubbing knees with you, and staring in your face, till you saw me, and then looking down and blushing for an bour togetber, etc. > — « Wby, be put tbe tip of bis tondue between my llps. »

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