‹ Histoire de la littérature anglaise, Volume 3Chapitre 69 sur 271 · CHAPITRE I. LA RESTAURATION · texte numérisé non relu

CHAPITRE I. LA RESTAURATION

« elle sera effarouchée la nuit des noces! car, révé- « rence parler, elle ne reconnaîtrait pas un homme « d'une femme, sauf par la barbe et les culottes*. » Il se frotte les mains, fait Tégrillard. Plus tard il se grise, il embrasse les dames, il chante, il essaye de danser. « Voilà ma fille; prenez, tâtez, je la garantis, « elle pondra comme une lapine apprivoisée*. » Arrive Foppington, le vrai gendre. Sir Tunbelly, le prenant pour un imposteur, l'appelle chien ; Hoyden propose qu'on le traîne dans l'abreuvoir; on lui lie les pieds et les mains, et on le fourre dans le chenil ; sir Tunbelly lui met le poing sous le nez, voudrait lui enfoncer les dents jusque dans le gosier. Plus tard, ayant reconnu l'imposteur : « Mylord, dit-il du € premier coup, lui couperai-je la gorge , ou sera-ce « vous*? » Il se démène, il veut tomber dessus à grands coups de poing. Tel est le gentilhomme de campagne, seigneur et fermier, boxeur et buveur, braillard et bête. Il sort de toutes ces scènes un fu-

1. Ah! poorgirl, she wiU be scared out of her wits on her wedding night.

Udswoon, ril give my wench a wedding-dinner, though I go to grass with the Kiug of Assyria for it.

Not so soon. That is knocking my girl, before you bid her stand. Besides, m y wench's wedding-gown is not corne home yet.

2. Ha! there is my wench, V faith. Touch and take, TU warrant her; she'U breed like a lame rabbit.

3. My lord, will you eut his throat, or shall I? Hère, give my dog-whip.

Hère, hère, hère, let me beat out his brains, and that will décide it.

Hal they bill like turtles. Udsookers, they set my old blood afire. I shall cuckold somebody before morning.

120 LIVRE m. L'ÂGE CLASSIQUE.

met de mangeaille, un bruit de bousculades, une odeur de famier.

Tel père, telle fille. Quelle ingénue que miss Hoyden ! Elle gronde toute seule « d'être enfermée comme la « bière dans le cellier. Heureusement qu'il me vieni « un mari, ou, par ma foi! j'épouserais le boulanger, « oui, je l'épouserais ' ! » Quand la nourrice annonce l'arrivée du futur, elle saute de joie, elle embrasse la vieille : « bon Dieu 1 je vais mettre une chemise à dentelles, quand je devrais pour cela être fouettée jusqu'au sang '. » Tom vient lui-même et lui demande si elle veut être sa femme. « Monsieur, je ne désobéis « jamais à mon père, excepté pour manger des gro- « seilles vertes*. — Mais votre père veut attendre « une semaine? — Ohl une semaine I je serai une « vieille femme après tant de temps que cela * I *» Je ne puis pas traduire toutes ses réponses. Il y a un tempérament de chèvre sous ses phrases de servante. Elle épouse Tom en secret, à l'instant, et le chapelain leur souhaite beaucoup d'enfants '. « Par ma foi I dit- « elle, de tout mon cœuri plus il y en aura, plus

1. Ifs "well I hâve a husband a-comiDg, or, ecod, l'd marry the baker; I would so. Nobody can knock at the gâte, but presently I must be locked up; and here's the young grey-hound bitch can ran loose about the bouse ail the day long, she can. 'Tis very well.

2. liOrd, ril go put on my laced smock, though Tm whipped liU the blood run down my heels for it.

3. Sir, I never d sobey my falher in anything but eating of grcen jjooseberries....

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