CHAPITRE I. LA RESTAURATION
gers que si nous étions mariés depuis longtemps, et aussi bien élevés que si nous n'étions pas mariés du tout..,. J'aurai la liberté de rendre des visites à qui je voudrai, et d'en recevoir de qui je voudrai, d'écrire et recevoir des lettres, sans que vous m'interrogiez, sans que vous me fassiez la mine. Je viendrai dîner quand il me plaira; je dînerai dans mon boudoir quand je serai de mauvaise humeur, et cela sans donner de raison. Mon cabinet sera inviolable; je serai la seule reine de ma table à thé, vous n'en approcherez jamais sans demander permis§ion d'abord, et enfln, partout où je serai, vous frapperez toujours à la porte avant d'entrer*. » Le
1. Ah! Ilr ncver marry unless I am first made sure of my will and pleasure!... My dear liberty, shall Ileave thee? My faithful solitude, my'darling contempialion , must I bid you adieu? Ay, adieu; my morning thoughts, agreeable wakings, indolent slumbers, ail ye douceurs, ye sommeils du matin, adieu. — I cau't do it 'tis more than impossible. — Positively, Mirabeil, TU lie a bed in a morning as long as I please.
lURABELL.
Then l'U get up in a morning as early as I please.
MILLAMANT.
Ah! idle créature, get up when you will. And d'ye hear, I won't be called names after l'm married; positively, I won't be called names.
HUUBELL.
Names 1
MILLAMANT.
Ay, as wife, spouse, my dear, joy, jewel, love, sweet heart, and he rest of that nauseous cant, in which men and their wives are so fulsomely familiar. — I shall never bear that. — Good Mirabeil, (lonH let us be familiar or fond, nor kiss before folks, like my Lady Fadler and Sir Francis. Let us never visit together, nor go to a l lay together; but kt us be very strange and well bred. Let us be
136 LIVRE III. L'Age classique,
code est complet; j'y voudrais pourtant encore un articlô> la séparation de biens et de corps; ce serait le vrai mariage mondain, c'est-à-dire le divorce décent. Et je réponds que dans deux ans Mirabell et sa femme y viendront. Au reste tout ce théâtre y aboutit; car remarquez qu'en fait de femmes, d'épouses surtout, je n'en ai présenté que les aspects les plus doux. Il est sombre au fond, amer, et par-dessus tout pernicieux. Il présente le ménage comme une prison, le mariage comme une guerre, la femme comme une révoltée, l'adultère comme une issue, le désordre comme un droit, et l'extravagance comme un plaisir*. Une
asstrange as if we had been married a grcal while, and as well bred as if we were not married al ail.
MIRABELL.
Shall I kiss your hand upon the contract ?
IfILLAMANT.
Fainall^ what shall I do? Shall I bave him V I think I must hâve him.
FAINALL.
Ay, ay, take him, take him. What should yoa do?
MI^LAMANT.
Well, then «» VU take my dealh l'm in a horrid fright. — Faiuall, 1 shall never say it. — Well — J think — - l'U endure you.
FAlNALL.
Fy, fy, bave him, bave him, and tell him so in plain terms. For am sure you hâve a mind to him.
MILLAMANT.
Are you? I think I bave. — And the horrid man looks as if he thought so too. — Well, you ridiculous thing you, Ml bave you. — 1 won't be kissed, nor 1 won*t be tbanked. — Hère, kiss my liand îhough. — So hold your tongue now ; don*t say a word.