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- railleur.” L'Honoragze Hecror LANGEvIN est né à Québec en
D 1826. Fut admis au Barreau en 1850, et fut maire de
“Québec de 1858 à 1860. Siésea dans l’assemblée législative M du Canada de 1857 à 1867. Fut sollicitent général du B. C.
de 1864 à 1866, époque où il fut nommé maître général des postes. Est maintenant ministre des travaux publics pour la Puissance du Canada. A rédigé les Mélanges Religieux de, 1847 à 1849, et aussi le journal d'agriculture pendant une courte période.
Un autre ouvrage se place à côté de l'Esquisse sur le Ca nada de M. Taché, c'est Le Canada, ses institutions, ressources, produits, manufactures etc. par M. H. 1. Langevin. Cet ou vrage parût à la même époque qüe ceux de MM. Taché et Barthe, en 1855. Commeeux, il a essayé de faire connaitre d’une manière pratique, avec clarté et précision, le Canada et ses ressources, sa formation géologique, sa configuration géographique, ses produits naturels, ses manufactures, Son: commerce et ses institutions sociales, scolaires et politiques. Le livre de M. Langevin est avant tout un ouvrage officiel, si je puis m'exprimer ainsi, C’est le meilleur bulletin du gouvernement à cette époque. Il a puisé ses renseignements dans les départements publics et il nous donne une compila: tion toute faite des recettes et dépenses, du système postalu des productions minérales, végétales et animales, de la tenure des terres, de la population, des pouvoirs judiciaires et exécutifs, de l’'émigration, de l'exportation et de l'importation, des chemins de fer, des canaux, de l'éducation, des cultes ete. Ce sont des renseignements abondants, trés exacts et fort bien compilés. Mais aussi le livre n'offre pas l'attrait de l’esquisse de M. Taché. C'est, à la vérité, un mémoite excellent du Canada à cette époque, et je ne doute pas qu’il a beaucoup contribué à nous faire connaître à l'étranger, mais il n'a eu et n'aura toujours qu’une certaine classe de lecteurs. Il as perdu d’ailleurs de son actualité. M. Taché, au contraire; intéresse tous les rangs de la société, parceque son livre est, classique et qu’il peut instruire non pas seulement les économistes et les amateurs de statistiques, maïs encore l’homme de lettres, le publiciste et le savant. I/Essai a perdu de son actualité avec les années, l'Esquisse, au contraire, ouvrage plus théorique, vivra encore longtemps.
Joux SHeripAN HoGan naquit à Dublin en Irlande, vers
1815. . Apres avoir été typographe il devint éditeur. Etudia
le droit et fut admis au Barreau en 1844. S'occupa toute sa vie de journalisme. Fut propriétaire du Leader pendant … quelques années et correspondant de plusieurs journaux et revues, entr'autres : Blackwoods Magazine, The new year ode, Daily Colonist. Fut élu membre en 1857, comme réformiste.
“ Mourut assassiné en 1859.
L'Essai sur le Canada (Prize Essay on Canada), paru en
“1955. L'écrivain a fait en langue anglaise ce que MM. “laché et Langevin ont fait en langue française. Ces écri- Muvains ont écrit, à la demande du Gouvernement, afin de ré- . pandre en Eürope des notions plus exactes sur nos ressources, nos produits, nos institutions, notre position géographique etc. L'Exposition Internationale de 1855 a beaucoup favo- Pllrisé la diffusion de ces renseig nements dans les diverses “classes de la société européenne. Si ces livres n’ont pas “réussis complètement à attirer parmi nous le mouvement de “l'immigration, cela est dù à des causes qu'il ne nous appar- “tient pas d'établir ici, mais qui sont inhérentes à notre con-
“dition sociale et politique. Un a encore de M. Hogan un
“traité intitulé: Review of the proceedings of the-reform con-
mvention, held in the St. Lawrence Hall, Toronto, 9th Nov. 1859,
. pp. 15
CHARLES RoGERrs s'est occupé de journalisme et de tra-
| vaux historiques. Il naquit en Ecosse en 1819. Etudia ….pour être ministre puis pour être médecin, et définitivement, “ mit de côté ces deux situations pour prendre du service dans l'armée anglaise. Il obtint sa décharge en 1842, et s'établit à Québec. De 1849 à 1853, il rédigea le Chronicle, ensuite il mcntra à la rédaction de la Gazette, puis successivement colla-
bora à plusieurs autres journaux du Haut-Canada. Fut en
dernier lieu nommé greffier du service civil à Ottawa.
Rogers à entrepris de publier une histoire du Canada sous
le titre pompeux. The rise of Canada from barbarism to civilisation. 1856 pp. 426 in-8. Ce volume prend l'histoire Mudu pays à l'origine et s'arrête à 1824. L'auteur avait l’in-
tention de poursuivre sa tâche, dans un second volume,
jusqu’à 1837. J’ignore les raisons qui l'ont empêché de continuer ce travail. | En entreprenant cette histoire, l’auteur commence par nous avertir qu'il se trouve parmi nous bon nombre d’histo: riens de choix; nous avons Garneau, dit-il, Charlevoix, La Relation des Jésuites, Maury, Martin, Smith, Christie, Gourlay, le journal de Knox etc; mais il prétend pouvoir offrir une histoire à la portée du grand nombre, un volume plus net qu'eux tous, moins long. moins surchargé de détails, mais plus condensé, et partant plus profitable au publie en général. Il veut surtout suivre le movement social du Ca: nada sous ses différents aspects, nous parler de progrès maté: riels et d'avancement intellectuel, de législation, de science, de politique; enfin, tremper la plume de l'historien dans l'encre du moraliste.
J’admire un désir aussi louable et avec des intentions aussi pures un écrivain distingué, doué de toutes Les qualités requises pour ces sortes de travaux, peut compter d'avance” sur les faveurs du public et assurer à son nom l'immortalité d'associer à son œuvre les destinées futures de la nation pour laquelle elle est écrite. Mais Rogers a-til atteint le but qu'il s’est proposé ? Non, pas en entier au moins; c'est bien, à la vérité, un résumé avantageux pour une certaine classe de lecteurs, résumé assez clerc, et assez bien coordonné; mais j'y chercherais en vain des pages instructives, capables de sa: tisfaire ma soif de connaissances historiques, dès le moment. que l’on me prète les notions communes aux hommes. instruits de ce pays en matière d'histoire. C’est dire que l’œuvre de M. Rogers n'offre rien d'original, qu’il a emprunté aux livres, et non aux archives et aux manuscrits. Ia | forme peut-être sienne, le modus discendi, lui appartenir de plein droit, mais les faits il les emprunte et n’emprunte que ceux qui sont déjà connus du public ou enfouis dans quelques vieux bouquins. Il n’est riche que de l'abondance des autres. Il n’a pas fait avancer d’un pas la marche du mouvement historique, il n’a rien publié d’inédit, il emprunte tout de Smith, de Christie surtout,
| Est-ce à dire que son Fe n’a rendu aucun service, que s L auteur n’a rien mérité des faveurs publiques ? Non, assuré- | ment ; : ce résumé instruira uné certaine classe. Mais il est | infiniment regrettable que l’œuvre se trouve arrêtée à une “date sans importance ; le récit est brisé sans cause et Pouyraes » en soufre.
… L'auteur passe très brièvement sur les événements survenus sous la domination française; un seul chapitre est consacré à Micette partie. Le second chapitre s'arrête à l'arrivée de M. (9 “Prévost, en 1812; le troisième à l’année 1816; le quatrième | au départ de Lord Dalhousie en 1824. rés on voit que FE auteur voulait agrandir son cadre à mesure qu'il avançait ; bnul doute que le second volume aurait été infiniment plus (IMantérossant que celui-ci. Le troisième chapitre parait com- E » prendre la partie la mieux traitée du volume; c’est l’ histoire ; de la guerre de 1812. L'auteur entre dans des développemonte fort étendus et très détaillés.
La méthode est simple, le style est facile, coulant, flexible, . | Ba même. .
de Le nombre eslimportance des travaux de L'ABBE FAILLON Hi -gur le Canada, m'engage à le mettre au nombre des écrivains : canadiens. AS de la société de St. Sulpice, M. l'abbé “Faillon arriva en Canada en 1854, et y séjourna pendant “plusieurs années. Nous lui devons entre autres écrits une Histoire de la Colonie Française, 3 vol. in-4.
- Il convenait qu'un membre de la maison de St. Sulpice, be qui a tant fait pour l'avancement moral et intellectuel de la Ê colonie, qui a assisté à son établissement et qui l’a aidée dans ges développements, écrivit un ouvrage qui est tout à la fois 2 démonstration évidente des religieux desseins des rois de | France en fondant une colonie dans le nouveau monde, et une manifestation des vues de la providence dans l’accomplissement de ces projets. Et c’est ce qui distingue surtouf Mulhistoire de M. l'abbé Faillon. Remontant aux causes qui Mont présidé à toutes les entreprises des colons, il découvre partout un lien qui les rattache à une idée religieuse, à un “fait moral. Il suit de près les progrès de la civilisation au