‹ Histoire de la litterature canadienneChapitre 47 sur 66 · PR) VE · texte numérisé non relu

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Habitué, par l’inelination de son talent et par les études | auxquelles il s’est plus particulièrement adonné, à une … langue technique, dépourvue d'ornements, précise, froide, » on ne pouvait supposer que M. l’abbé Chandonnet fût un | écrivain. Le livre que nous avons sous les yeux, cependant, est parfaitement écrit. Le style en est plein de relief, pitto- " resque, entraînant. Parfois M. l'abbé Chandonnet s'élève à la plus haute éloquence : |

M. L’ABBE VERRAULT, Principal de l'Ecole Normale Jacques Cartier s’est voué a l'étude de l’histoire du Canada. Ses connaissances sont fort étendues, et je n’en veux point d’autres preuves que les savantes gloses qui accompagnent plusieurs de nos ouvrages canadiens. Il est l’âme de la Société Historique de Montréal et les Mémoires de cette … socété sont le fruit de son travail et de ses études. Tout le. public instruit attend avec impatience son volume intitulé : Le Siége de Montréal en 1775, qui doit paraître prochainement. L'auteur publiera dans cet ouvrage plusieurs relations inédites sur cette époque, entre autres celle de Sanguinet, Badeaux, de Lorimier et autres.

L'opinion du savant abbé fait autorité en matière d’antiquités canadiennes.

Il ne m’appartient pas de porter un jugement sur l'ouvrage de M. GonzaLv£ Dourre intitulé: Histoire du Droit Canadien. Mon nom est mêlé a cette publication et je suis tenu de m'éclipser. Cependant je ne puis laisser dans l'ombre le nom du collaborateur distingué, a qui revient tout le mérite de l’œuvre.

Cet ouvrage est l’histoire documentaire et authentique, écrite par elle-même, c’est à-dire par les Chartes, les Edits, les Ordonnances, les Actes des Gouvernements, des Chancelleries et des Ministères, les sentances des tribunaux administratifs et judiciaires, les délibérations et lois des parlements.

Le premier volume, qui comprend au delà de 800 pages, est publié ; le second volume est actuellement sous presse.

Je loue le zèle et l'amour du travail qui distinguent M, Josepx TASSE, traducteur à la chambre des communes du Canada. Ses travaux en prose sont déjà nombreux. Et au train qu'il y va ce n’est encore qu'un commencement, M. Tassé n'est pas un littérateur soigné, souple, délié; il ne connaît pas tous les secrets de la langue et son style n’a pas la variété, la flexibilité et le naturel charmant qui plaisent tant au lecteur. Mais c'est un chercheur infatiguable qui se plait

à casser des noix dans le jardin de l’histoire de son pays. Il vous fera des recherches nuit et jour dans les réduits poudreux afin de léguer à la postérité les actions d’un homme . médiocre. C’est le chantre des petits héros et des actes ordipaires de la vie sociale ou domestique. Il vous dira ce qu’a r été tel marguillier de son village ou tel juge de paix de la vallée de l'Ottawa. C’est un peintre paysagiste en histoire . si je puis m’exprimer ainsi.

Je ne veux pas dire que les Canadiens de l'Ouest, ces vieux pionniers qui ont ouvert le sol et colonisé tont un monde, svient indignes d’être rangés parmi nos illustrations histo-

.riques. Oh! non, c’est une spécialité pour laquelle je donne beaucoup de louanges. Il n’est pas donné à toutes les plumes de tracer le câdre immense de l’histoire générale du Canada, et l’'humble jardinier qui cultive son petit coin de terre a souvent autant de mérite que celui qui a l’intendance de tout le parterre. Les Canadiens de l'Ouest sont un livre qui redira pendant longtemps les privations et les sacrifices de toutes

sortes que les colons canadiens se sont imposés pour ouvrir de nouveaux horizons à la colonisation américaine. Et il n'est pas mauvais que le public instruit de ce continent sache

. ce que la race française a accompli dans le grand œuvre de la civilisation sur cette terre d'Amérique. C’est donc une pensée généreuse qui à animé l’auteur et je l’en loue, lui et ses écrits.

Outre les Canadiens de l'Ouest, qui forment déjà un fort vo- -lume, il faut citer de M. Tassé d’autres brochures: Le Che. “min du Pacifique et La Vallée de l'Outaouais. Son étude sur le pacifique canadien comprend 62 pages de laborieuses re-

cherches, divisées en cinq parties: lo. Le Chemin du Pacifique— aperçu historique de l’entreprise; 20. Praticabilité de la route ; 30. Coût de la ligne et son exploitation; 40. Le. Chemin du Die et le commerce asiatique; 50. Les territoires du Nord-Ouest et la Colombie Britannique.

Dans La Vallée de l'Outaouais l’auteur examine cette partie du pays sous le rapport de sa condition géographique I ses ressources agricoles et industrielles ; ses exploitations | . forestières ; ses richesses minérales; ses avantages pour la

colonisation et l'immigration; ses canaux et ses chemins de fer.

On peut ajouter à ces écrits plusieurs travaux de courte | haleine, publiés dans La Revue Canadienne et l'Album de la Minerve.

“M. BENJAMIN SULTE, du département de la milice, s’est } fait une réputation méritée par ses travaux en prose. Outre, une foule d'articles bibliographiques et autres, publiés dans La Revue Canadienne et l'Album de la Minerve, il a encorek dans ses cartons une histoire financière du Canada, un travail) sur la colonisation de l'Ouest, intitulé: Découvertes et Décou- k vreurs. Mais M. Sulte a compris qu’il lui importait de laisser une œuvre plus durable encore. C’est pourquoi il a entre-= pris d'écrire l'Histoire de la ville des Trois Rivières et de ses environs, son pays natal. Nous n'avons encore que la pre mière livraison de ce travail qui parconséquent s'arrête à | 1637. La seconde livraison est actuellement sous presse et} sera prochainement livrée au public. ‘ Renouer, dit l’auteur | dans sa préface, la chaïne des traditions locales ; mettre en | évidence les noms des plus anciennes et des principales fall milles du district, et réunir les opinions des hommes importants qui se sont occupés de cette partie de la province de |: Québec, tel est en peu de mots notre but.

« Nous aurons d’abord à raconter les guerres dont ces endroits ont été le théâtre; la fondation et les agrandissements | successifs de la ville, ainsi que l’arrivée des principauxk groupes de famiiles qui en colonisèrent les environs. Plus | . tard, un examen des ressources naturelles des Trois Rivières}

AOUS RP RpoRere plus particulièrement de l’époque moderne.”

Cette Histoire sera, en outre, enrichie de cartes, de plans et d’autographes qui, à en juger par ceux de la première li- -vraison, lui ajouteront un grand prix. Elle fourmille aussi de notes et de renseignements inédits, que M. Sulte n’a pu se procurer que grâce à un travail de bénédictin. La ville de Trois Rivières réveille de nombreux souvenirs historiques, son histoire ne peut manquer d’être intéressante. M. Sulte décrit très minutieusementles premiers voyages des français et les faits qui se rattachent à cette partie du pays.

… Des circonstances sans doute incontrolables ont empêché l’auteur de terminer cette œuvre favorite. Mais nous ne per- “dons rien pour attendre. M. Sulte n’est pas homme à se dé- “courager. Il l'a dit d’ailleurs: nous l’aurons quand même. “ Plume fertile, infatigabPle, souple à prendre tous les tons » pour parler sur tous les sujets, M. Sulte jouit d’une belle répu- … tation littéraire acquise par le travail et aussi par ses talents “naturels. Tour à tour poëte et historien, publiciste et homme d'affaires, il est du petit nombre de ceux qui, en Canada, consacrent leurs loisirs aux travaux de l'intelligence. Il a voué au Beau un culte qui ne s’est jamais démenti. Au reste, le charme de ses écrits, son style souple, naturel et naïf en font un des auteurs aimés du lecteur canadien.

Je mentionne ici avec plaisir le nom d’un homme qui a rendu des services éminents à la colonisation: M. l'Agge Prevosr, curé de la paroisse de St. Henri de Mascouche, dans le comté de i'Assomption. Ce modeste abbé a dans ses car- “tons, des notes précieuses qui, je l'espère, seront publiées avant longtemps ; entre autres, une histoire détaillée de la paroisse de Mascouche. Mais l'ouvrage qui devra surtout attirer l'attention du public est un grand travail historique “sur la région nord du St. Laurent, embrassant spécialement | da Vallée de la Mantawa. L'auteur à parcouru toute cette région pittoresque et il nous en a donné des cartes fidèles qui servent de guide aux explorateurs. Les services qu’il a rendus à la colonisation dans cette partie du pays sont incalculables, et l’histoire lui en sera reconnaissante,

M. Arrren SANDHAM à publié, en 1870, un ouvrage inté-| ressant, intitulé: Ville Marie, or, sketches of Montreal past and present. Cet ouvrage renferme une grande multiplicité || de faits relatifs à l’histoire de la ville de Montréal. La statis-| tique y entre pour une large part. Des cartes, plans, etc, | sont annexés au volume. |

L'auteur était déjà connu par s son travail intitulé: Coins, Tokens and Medais of Canada.

M. Huaner Larour s’est dévoué à une œuvre favorite: l'histoire des institutions religieuses du pays en général etl de Montréal en particulier. Son Annuaire de Ville-Marie s'accroît annuellement de l’histoire de toutes les institutions nouvelles et de tous les détails de statistique et d'archéologie non encore publiés. On trouve dans cet annuaire l’histoirei des différentes paroisses du district de Montréal et des renseignemeonts sur l’origine, l'utilité et les progrès de nos établissements ou communautés de religieux et religieuses. C’est, on le voit, une petite histoire intime, renfermant des} détails futils il est vrai, mais capables d’éclaircir certains faits! généraux de l’histoire du pays. Nous devons encore à M, Latour des Annales de la T'empérance, 1854, pp. 80.

On a imprimé ces années dernières un petit pamphlet qui sent l'antiquité mais qui contient des détails excessivement utiles pour nous. Cette brochure éclaircit même certains points obscurs de notre histoire; c’est le Journal du Siége de Québec en 1859, par JEAN CLAUDE PANET. L'auteur décrit les événements et les péripéties de la période la plus solennelle de notre histoire. Il a été le témoin oculaire de tous les faits qu'il raconte. Malheureusement ce journal est in: | complet, le manuscrit a été rongé par la dent du temps: L'auteur s'attache surtout à raconter les CRM de l’armée française.

Les amis de l'éducation s'intéressent à lire les Etudes Bior graphiques : M. l'Abbé Raïmbault, archi-prétre, curé de Nicolet] etc., M. l'Abbé Leprohon, archi-prêtre, directeur du séminaire de Nicolet, ete. Dans ce récit, on voit avec plaisir Les efforts dé | ployés par ces deux hommes de bien pour consolider l’œuvre

HMS

Mu Collége de Nicolet, On y trouve de nombreux détails bqui se rattachent incidemment à une foule d'événements re- Migieux ou purement civils. C’est à la fois une lecture Mpieuse et utile. |

[= Le mémoire accompagnant la requête présentée à la chambre d'assemblée du Bas-Canada par le clergé catholique de cette Mprovince contre l'admission des Notables dans les assemblées de fabrique, a été publié en 1831. Za grande question “des Fabriques, par un AMI DE L’ORDRE, parut en 1831; la “Liste des évêques et prêtres, du Canada, en 1834; Les SR “du pays depuis 1828 à 1834, en 1834.

| Louis CHARLAND, décédé en 1833, s’est fait connaître Peomme géographe et antiquaire. La première carte correcte ique nous ayons du Canada a été dressée par ses soins, assisté Mes lumières de M. DurerGEer. Il publia awec M. W. Van- IDENVELDEN, en 1803, des Extraits des titres de concessions de IMerres en seigneurie.

| M. L'Age Bors, curé de Maskinongé, a dans ses riches lcartons plusieurs ouvrages historiques importants, entr’autres une vie de Madame de la Peltrie, qu'il publiera bien- | tôt.

Mu Canada (1864), publié en anglais, à l’usage des écoles ; à | Amuroy GuERoD, des Notes diverses sur le Canada, (1835) ; à MM. Axprew BELL, une traduction en anglais de l'Histoire du MCanada de Garneau (1862), et une Biographie du général MPotfe (1859); à M. AnerarD Boucuer, un Tableau synop- Mique et synchronique de l'Histoire du Canada (1858); à Nozz MBowen N. P., An essay on the social condition of the coast of Labrador, et, “A historical sketch of the Isle of Orleans (1860); LM. Arraur DanseREAU, rédacteur de la Minerve, des An- Males historiques du Collége de L'Assomption depuis sa fondation (1869); à Tomas Sravrow Brown, syndic officiel (1803), lune Histoire du Grand Tronc (1864), un Rapport sur le choléra Mi l'immigration, et une Histoire des troubles de 1837; à Ro-

gerr CELLEM, un livre sur le passage du Prince de Galles en | Canada, en 1860; à M. F. DriscoLz (1830), Memoirs of a) Canadian, The twelve days campain (1866) ; Ideas on military tacties (1860); Sketch of the Canadian Ministry (1866), pp 130 ; à Lorp Durxau, Reports and despatches on the | | Of Brin North America (1839), pp. 423; à W. Linpsay Narrative of the invasion in Canada by the American Provincial | under Montgomery and Arnold (1826) ; au père FeLIx MARTIN | Manuel du Pélerin de Notre-Dame de Bonsecours à Montréal (1848), pp. 178; Relations des Jésuites sur les découvertes et les | autres AR UPE à arrivés en Canada et au Nord et à l'Ouest des“ | Etats-Unis (1611-1672), traduit de l'anglais de O’Callaghans | pp. 79; Relation abrégée de quelques missions des PP. de l@ | comp. . Jésus dans la Nouvelle-France, traduit de l'Italien du P. Bressiani (1852), Relations de la “Nouvelle France1 73-79} (1860); Relations inédites de la Nouvelle- France-1672-19M | (1861), en deux volumes; Première mission des Jésuites du | Canada, Lettres et documents inédits (1864); à MEssIRe PAS QUIN, ancien curé de St. Eustache, Journal historique des Évé- | nements arrivés à St. Eustache pendant la rébellion du comté du Lac des deux montagnes (1838) ; à J. À. PLINGUET, Souvenirs. | sur les commencements de l'Union St. Joseph de Montréal (1866), pp. 72; à Louis Josepx RACINE, Souvenirs historiques du Canada (1865); à J. O. TurGeon, Biographie de Camiles | Urso (1865), pp. 34. |

Les ouvrages publiés sous les auspices de la société Fe | | torique de Québec sont très nombreux. Ces différents volue | mes, connus sous le nom assez singulier de Transactions sont | du plus grand intérêt pour celui qui veut faire des études | d'archéologie canadienne, La plus part du temps ce sont | des mémoires inédits d’une grande importance qui éclaircis” sont des points obscurs de notre passé. |

Voici la liste des documents contenus dans les diverses} séries publiées sous les auspices de cette société. |

Vol 1. Listof the officers of the Literary and Historic | Society of Québec, and preface. Inaugural address. On the | Geology of Lake Superior, par le ee H. W. BA®|

FLD, R.N. On colouring Materials produced in Canada, par W. Gr&ew, Esq. On Meteorological Phenomena observed in Canada, par le Capitaine BonnycasTLe, R. E. Notes on the

. Saguenay County,par A. Stuart, Esq. Observations on a few Of Rocks and Minerals of Upper Canada, par le Captaine Bon- NYCASTLE, R. E. On the Geology of a portion of the Labrador Coast, by Lieutenant Bancezey, R. E. On the Geognosy of a partof the Saguenay country. On the Ancien Etruscans, Tyrrhenians, or Tuscans, by A. SruarT, Esq. Notes on the country about the Falls of Montmorency, by Wm. GREEN, Esq. On the Recent Shells which characterize Quebec and “its environs, by Mr. SxgpParD of Wooprtezp. Journey “across the Continent of North America, by an Indian Chief, from Mr. LePaGE pu PRATZ, communicated by À. STUART, Esq. Observation on the American Plants, described by “ Charlevoix, par W. SxepparD, Esq. Observations on the Myrtus Carifera or Myrtle-wax shrub, par W. GREEN, Esq.

» Catalogue of remarkable coincidences ‘inducing a belief of the Asiatic Origin of the North American fndians, par

- Mere, R. A. Observations on Crikets in Canada, par d. Has. Catalague of Canadian Plants, presented to the Literary and Historical Society, par la Comtesse de DALHOUSIE. Catalogue of the Mineralogical collection belonging to the Literary and Historical Society. District traversed by the

| St. Maurice Expedition, in 1829. Processes used in Dying, among the Huron Indians, par Wm. GREEN. Sketches of the Tête de Boule Indians, par J. Adams, Esq. Notes on some of the Plants of Lower Canada, by Wm. SHEPPARD, … Esq. On Length and Space, par D. WILkie. Additional ù Notes on the Geognosy of St. Paul’s Bay, par BADDELEY Grammar of the Huron Language, by a Missionary of the À Village of Huron Indians, translated from the Latin, par Mr. J. Wrckrx. Sur le canon de Bronze trouvé en 1826, sur un banc de Sable dans le fleuve St. Laurent, par AMABLE BerrueLor, Ecr. Remarks on the country lying between the Rivers St. Maurice and Saguenay, par INGAzL. Notes upon the Dark Days of Canada, par le juge SEWELL. Topo.

graphical notices of the Country lying between the mouth of the Rideau and Penetanguishine, par A. Sx1RErr, Esq, On the Texile Substances in use among the North American Indians, par W. GREEN, Esq. Autograph Letter of Cotton Mather on Witchcraft. Plan raisoné d'éducation générale et permanente, pur J. E. PERRAULT. On Stoves used in Russia for warming dwelling House, par le juge SEWELL. | On the localies of Metallic Minerals in the Canadas, par BADDELEY. Letters on Minerals, Mineral Waters, &e., &e. List of Donations to the Society. Catalogue ofthe Library. Catalogue of Instruments and Apparatus. An Address by J. SKey. Vol. IL On Coral Animals in the Gulf of St. Lawrence, par BAyrieLp. Abstract of the Meteorological Journal kept at Cape Diamond, Quebec, from the first of January 1824 to the 31st December 1831, with someremarks on the climate of Lower Canada, par W. Kezzv, M.D. Theory Of Paralled Lines ; being an attempt to demonstrate the Twelfth Axion of Euëlid, by D. Wire. Notes on some of the Plants of Canada, by W. Sxepparn. On the Magdalen Islands ; being the substance of Four Reports, par BADDELEY Vol. IIL. On the Temperature, Fogs and Mirages of the River $t, Lawrence, par W. Kezzv, M.D. Pigments of Canada, by Mr. GREEN. On the Medical Statistics of Lower Canada, by W. Kezzy, M.D. Notes on some of the Canadian Song Birds, by Mrs. Sxepparn. On an Inscription found in the heart of à Tree by W. SxerrarD. Analysis Of Mineral Water sent from Gaspé. Ancient Document relating to Acadia. Descriptive sketch of St. Paul’s Island at the entrance of the Gulf of St. Lawrence, by Mr. Adams. On the Temperature of the Springs at Quebec, by Dr. Kezzy. Travertine or Calcareous Tufa, by H. D. SeweLr. Canadian Etymologies, by A. Sruarr, Esq. A Geological sketch of the most South-Eastern portion ‘of Lower Canada, by Lieut. BaDnDezey, R. E. Abstracts of a Meteorological journal kept on Lake Superior, in 1824 Abstract of a Meteorological. Rogiter kept at Cape Diamond, Quebec, from January 1832 to December, 1834 Notes on the Ancient English and

Anglo-Saxon Language, by Dr. Fisxer, On some extraordinary forms of Mirage, by W. Kerry, M. D. Notes upon the Country in the Vicinity of Quebec, by H. D. Sewezr,. On the effect of Clearing and Cultivation on Climate, and on the situations most favorable to the deposition of Hoar Frost and Dew, by W. Kery. M.D. À Method for preventing the liquid condensation of smoke in Metallic Flues, by W.Snep- PARD. On the Temperature ofthe surface of the Water over. the Banks and near the Shores of the Gulf of the St. Lawrence, by W. Kerry, M.D. Prize Essay on the Hyperboreans, by the Hon. A. W. CocHran. Observations on the Habits of the Salmon Family, by À Sruarr. An Oration delivered before the Literary and Historical Society of Quebec, at the anniversary Prize Meeting, May 3rd, adjourned from April, 27, 1837, by the Rev. D. Wizkte. Vol. IV. EnwarD Tayror FLeroner.— The twenty years Siege of Candia. A. R. Rooue, Esq. Notes on the Ressouoces and Capabilities of the Island of Anticosti. ÆE. D. Asue, Lieut, Royal Navy, F. R. A. S., &e., &c.— Water Power of Quebec. Tue same,—Plan of the Construction of a Raft to rescue passengers from sinking Ships. Lieut. Noble, Royal Artillery, F. R. A. S. &c.—Means results of Meteorological observations taken at Quebec, during the Winter of 1853-54. À View of Russian America, in connection with the present War.—By A. R. Rocne. The Social Condition of the Coast of Labrador, by Noel H Bowen. Reminiscences of the Boundary Survey between Canada and the United States, from the Spring of 1843 to the close of operations id the field, in the Fall of 1835, par F. N. Boxer.

La cinquième série des Transactions de la Société Historique a été publiée en 1865. Cette brochure contient la publication de huit lectures ou conférences prononcées devant la société par les MM. suivants :—Révérend Sames DouaLas, vice président, discours d'ouverture ;—Dr. WILLIAM ANDER- SON sur le système carbonifère de l'Amérique Britannique du Nord, ete., ;—J. M. LEMoINE, vice-président, sur l’histoire de la littérature ;—Jonn W. Cook, sur l'Histoire du

Canada ;—Hroror FABRe, vice-président, sur la Littérature Canadienne ;—F. G. W. Ausrin, sur quelques poissons du St. Laurent ;—J. M. LEMOINE, sur la mesure des tètes dang les recherches ethnologiques.

Plusieurs de ces conférences sont remarquables à plus d’un titre, entr'autres celles de MM. Lemoine et Fabre. La sixième série, publiée en 1867 pp. 68, renferme quatre productions anglaises, lues devant la société par les Messieurs suivants : JAME Douazas, sur la tentative de fonder en 1823 un établissement sur le rivage Mosquito;le COMMANDEUR ÂSHE sur la constitution physique du soleil ;E.'T. FLETOHER, notes de voyages dans l’intérieur du Saguenay (deux lectures). .

M.G. B. FariBauzr a publié sous la direction de la Société Historique de Québec. en les faisant procéder d’une introduction et en les accompagnant de notes,une Collection de Mémoires et de relations sur l’histoire ancienne du Canada, d’après des | manuscrits obtenus des archives et bureaux publics en France. Ce volume in 8vo. publié en+ 1840, renferme encore cinq documents fournis par Lord Durham et par l’abbé Holmes.

Les mémoires sur le Canada, in 8vo 1838, publiés sous la direc-

tion de la Société Historique par M. Faribault renferment plusieurs documents se rapportant à l’histoire du Canada, de 1749 à 1860 ; avec cartes et plans lithographiques. ; Manuscripts relating to the early History of Canada, tel est letitre d’un volume in 8vo, publié en 1866 pp. 37-19-55,

contenant trois mémoires publiés sous la direction de M. M

J. M. Lemoine. Le premier est le journal écrit par un

jeune officier, nommé Malcolm Fraser, servant dans le 78e

régiment, au siége de Québec, en 1750. Ce sont des notes écrites à la hâte, au jour le jour; ces renseignements sont.

d'ailleurs souvent mal fondés et M. Lemoine les corrige dans M}

une savante glose, en maints endroits. Ce journal peut être \\ mis en regard de celui de M. Panet et on conçoit que notre | amour propre national nous fait trouver la version de 1° Panet plus conforme avec la vérité et avec les faits. é

Le second document est une lettre du colonel Caldwell, en date du 15 juin 1776, qui raconte l'invasion du Canada faite

à cette époque par les Américains. L'écrivain a été témoin oculaire des faits qu'il raconte. Il estrempli de préjugés contre les canadiens français, ce qui le porte à s’écarter parfois de la vérité historique. Tei encore le savant com- . pilateur ramène l’auteur à la vérité. |

Le troisième manuscrit est le plus intéressant ; c’est un dialogue des morts à la façon de ceux des anciens. Wolfe et Montcalm discutent de leurs actions et de leur conduite sur la guerre qu’ils se sont faite pendant leur vie. La stratégie est longuement discutée. L'auteur de cet écrit est le chevalier Johnstone qui servit dans l’armée française. (Ce document a été publié en outre par le père Martin, dans son ouvrage : De Montcalm en Canada.

La Société Historique de Montréal a été fondee le 11 avril 1858, et incorporée par un acte de la législature en 1859. Depuis 1868, cette société reçoit une allocation annuelle du gouvernement de $400.00.

Le but de la société est indiqué clairement par le préambule de sa constitution dont voici un extrait :

S'il est important pour un pays d’avoir son histoire écrite, il ne l’est pas moins que cette histoire soit exacte, fidéle et complète. Persuadés de cette vérité et témoins à chaque instant des omissions et des erreurs qui se glissent dans la relation des faits historiques du Canada, et considérant la nécessité de ne point laisser prendre racine à des erreurs, qui, souvent répétées, finissent par supplanter la vérité, Les soussignés se sont réunis en association sous le nom de ‘ Société Historique de Montréal,” pour travailler à dissiper ces erreurs au moyen de documents authentiques.

« Leur objet principal est d'acquérir la connaissance des antiquités canadiennes, et par la recherche des matériaux épars dans les archives des différentes parties du pays, et par la publication de leurs travaux, de rétablir l’histoire dans toute sa pureté, mais la société pourra s'occuper également d’auires objets scientifiques .”

Voici la liste des manuscrits ou mémoires qui on été publiés sous les auspices de la société.

« De l'esclavage en Canada.” Mémoire de M. le commax-

DEUR VIGER, complété par Sir L. H. LAFONTAINE. “ Dela Famille de Lausons,” par SiR L. H. LAFONTAINE. « Vice-Roi et Lts.-Généraux des Rois de France en Canada,” par R. BELLEMARE, écuyer. E

Ordonnances de M. de Maisonneuve,” par Son Honneur le :

juge BEAUDRY.

‘“ Bataille Navale du Lac Champlain en 1814, par un témoin oculaire,” par Sir E. P. Tacue.

Depuis 1868, cette société a publié trois nouveaux volumes ; le quatrième, le cinquième et le sixième de la série. Ils comprennent :

“ Histoire de Montréal par M. Dorrrer de Casson,”? vol. de 300 pages, avec notes et addenda de J. VIGer, du juge BEAuDRY et de L'ABBE VERREAU.

‘“ Le règne Militaire en Canada,” ler vol. de 328 pages.

“ Voyage de M. Dollier de Casson,” avec notes de L'ABBE VERREAU, et deux grandes cartes.

La société historique de Montréal a dans ses cartons plu-

sieurs manuscrits importants. J'espère qu’elle en fera bénéficier le public au plus tôt. L'allocation annuelle qu’elle reçoit du gouvernement la met en mesure de hâter l'impression de ces documents. |

Pour résumer cette courte et trop pâle esquisse de nos travaux historiques, il me reste que peu de choses à dire. Je n'ai pas la prétention de croire que les pages consacrées à cette étude contiennent tous les ouvrages historiques et le nom de tous les écrivains qui ont esquissé notre passé. Mais Jose croire que les historiens les mieux notés parmi nous n’ont pas été négligés et que chacun s’en retire avec son mérite et ses défaveurs.

Si un critique voulait, plus tard, faire une étude plus complète de notre littérature en entreprenant de traiter un genre Spécial, je présume qu’il préférerait porter ses investigations dans le champ de l’histoire de préférence à toute autre étude d'esthétique; car, comme j'ai déjà eu occasion de le dire, on pourrait faire un beau volume en traitant la matière spéciale

de nos travaux d'histoire. Ce volume offrirait un double intérêt au lecteur. D’abord, il verrait défiler devant lui les noms les plus recommandables de notre littérature, accompagnés d’une biographie étendue et d’une critique sérieuse | de leurs travaux littéraires ; ensuite, cette étude même serait tout un cours d'histoire du Canada sous une forme variée et détachée, par conséquent fort attrayante. Le fonds de connaissances Rs Ant commun à la plupart des hommes instruits de ce pays, s'agrandirait encore d’une manière spéciale, en ce que ces critiques offriraient assez de perfection et de véritable science pour indiquer les erreurs de faits commises par chaque historien, outre les fautes de style, de langage et de tendances. Ce serait donc une belle œuvre à accomplir et je suis près à avouer que les quelques pages que ma plume a esquissées sur cette matière sont insuffisantes et inachevées. On comprend d’ailleurs que le cadre de cet ouvrage, qui embrasse toutes les parties de notre littérature, ne me permet pas de m'appesantir longuement sur chaque genre;que mon devoir d’historien et de critique s'arrête et ne va pas audelà de l'énoncé d’un Jugement sain, mais fort résumé de nos travaux littéraires. Il m'aurait été en plus agréable, et le lecteur en comprendra la raison, de borner mon analyse à un sujet spécial, à la poésie, à l’histoire ou au roman par exemple, que j'aurais tâché d'approfondir ; mais le but de cet ouvrage-c1 aurait été manqué. J'ai donc été forcé d’être court afin d’édifier ce modeste monument que j'ose élever en l'honneur des lettres canadiennes. L'idée qui a présidé à cet ouvrage, qui est d'offrir au lecteur un panorama de toute nos richesses littéraires, suflira, je crois, pour excuser la ligne de conduite de l’auteur.

Quoiqu'il en soit, j'ai indiqué les sources principales de notre histoire et la nomenclature la plus recommandable de nos annalistes. J’ai déjà dit que l’histoire de notre passé était une mine inépuisable. Quelque nombreux que soient les travaux accomplis, il reste encore plusieurs filons à découvrir. Rien n’est obscur comme le passé d’un peuple qui à longtemps vécu dans l'ignorance de lui-même et des autres,

Tsolés comme nous l’étions du reste de l’humanité, séparés des continents civilisés par des océans de plusieurs centaines de lieues, à une époque où l’art de la navigation n'avait pas atteint les proportions gigantesques de notre temps ; vivant au sein des ombreuses forêts de l'Amérique, cotoyant chaque jour des peuplades barbares et ignorantes qui ne pouvaient que gagner à notre contact tandis qu'elles n offraient en échange que des notions rétrogrades; engagés constamment dans l'exploitation matérielle et la culture du sol, privés pendant longtemps de tous les grands éléments qui instruisent les ‘peuples, dénués de Paisance matérielle qui permet de songer à l’amélioration intellectuelle, pendant longtemps soumis à des règles arbitraires et exposés chaque jours à changer de forme de gouvernement, conduits par une minime portion de la population qui ne possédait mème pas Jes éléments des connaissances sociales, politiques et scientifiques ; n'ayant point, comme de nos jours, une administration régulière et des rouages gouvernementaux qui permettent d'enregistrer minutieusement les faits importants relatifs à chaque département; mèêlés à tous les événements et à tous les essais de colonisation sur le continent,—ce qui agrandit encore le champ denotre passé,—les canadiens se sont trouvés dans des conditions exceptionnelles. La somme de matériaux à recueillir pour édifier le noble édifice de notre his-

toire est donc énorme. C’est pourquoi celui qui s’adonne à

ce travail fait un acte méritoire pour lui-même et pour la patrie.

Cependant, il n’y a pas à se le cacher, la route commence

à être déblayée, grâce à un travail incessant. On commence

à voir clair dans ce dédale autrefois si obscur. Sion vous cite un fait on peut y faire correspondre la date et la portée; si on vous parle d’un homme public qui a présidé à nos destinées, on peut accoler à son nom le protocole officiel qui confère à ce personnage l'autorité dont il a été revêtue; si on vous parle d’une époque, d’une phase quelconque du passé, on peut de suite en déterminer la valeur et faire ressortir, les uns à la suite des autres, les principaux événements poli-

tiques, législatifs, militaires, religieux, intellectuels ou même . purement administratifs. Les archives et les dépôts de paperasses d'Europe et d'Amérique ont été fouillés. Ta partie officielle, authentique, est presque toute découverte : pour ce qui reste nous en sommes au domaine de Hi no tee et de l’investigation. C’est beaucoup, c’est énorme même! Mais iln'ya pas longtemps encore que tout était à faire. Garneau, le premier, à porté un flambeau éclatant dans la nuit obscure de notre passé. Son œuvre, qui durera aussi longtemps qu'il y aura une poignée de la race française sur . lés bords du St. Laurent, reste suspendue à la voûte de notre temple historique d’où elle répand une lumière vive et féconde, elle éclaire tout le gros de l'édifice, il ne reste plus que les compartiments séparés, les racoins éloignés, les retraites cachées. À l’œuvre donc, jeunes et vigoureux athlètes de la pensée, à l’œuvre! l'heure presse et ce qui reste à faire mérite votre attention. Emparez-vous d’une ville, d'une région du pays, d'un homme dont le nom résume une époque, d’une phase encore obscure de notre histoire, d’un côté même de cette histoire ; travaillez et alors l'édifice, illuminé et resplendissant, jettera au loin les feux de la renommée et de la gloire.

Nos historiens peuvent se résumer en trois groupes distincts. Le premicr, que j'appellerai groupe principal, comprend GARNEAU, FERLAND, FAILLON, BigauD et Dourex. Ces noms forment, à mon sens, la plus haute expression de nos études historiques par la grandeur de leurs œuvres qui embrassent l’histoire du pays depuis son origine jusqu’à nos jours, par la profondeur de vue, le talent et le sens large qui distinguent leurs écrits; le deuxième, que j'appelle le . groupe anglais, comprend Surrx, le plus ancien de tous, mais non le plus sincère, et dont les travaux se rapportent à l’époque la plus précaire pour l'avenir de la race française sur ce continent; CHRISTIE, qui prend là où finit Smith, en 1791, et qui perpétue le système et les idées de son devancier, en ne s'écartant pas cependant du modeste rôle d’annaliste; MoMuzuin, le plus complet de tous en ce qu'il part à

l'origine de la colonie, qu’il se rapproche le plus de la méthode de Garneau, enfin parce qu’il a suivi et étudié le développement social de la colonie dans les deux Provinces avec prespicacité sinon toujours avec impartialité ; enfin, le troisième, que j'appelle groupe secondaire et qui comprend surtout FARIBAULT, LEMOINE, L’ABBE LAVERDIERE, BIBAUD, FILS, L’ABBE CASGRAIN, L’ABBE TANGUAY, BEDARD, TURCOTTE, TASSE et SULTE.

Ces écrivains, et plusieurs autres, méritent une mention spéciale. Ils ont perpétué parmi nous le goût de la saine littérature et des travaux sérieux ; ils ont continué l’enchaïnement qui nous lie aux écrivains de la domination française.

Depuis la cession du Canada à la couronne anglaise plusieurs écrivains étrangers ont laissé des ouvrages historiques sur notre pays. C’est pourquoi 1l me parait opportun de mentionner ces travaux afin de compléter, par là, ce côté si fécond de notre littérature.

C’est de 1840 à 1850 que RoBerr MonNTGomMErRY MARTIN entreprit la publication de plusieurs ouvrages se rapportant aux colonies anglaises en Amérique et dans les Indes. Son long séjour dans ces différents endroits, ses voyages nombreux, la position officielle qu’il avait occupée, toutes ces circonstances le mirent en mesure de recueillir une foule de renseignements précieux sur l’histoire des colonies, leur étendue, condition et ressources. Ses trois principaux ouvrages sont intitulés: 10. Statistics of the colonies of the British empire on the West Indies, North and South America, Asia, Australasia, Africa and Europe ; with map, chart and seals for each colony, London; 1840, pp. 916, R. 8vo. 20. History of the colonies of the British empire in North America etc, from the Official Records of the Colonial Ofice, London ; 1843, pp. 350. R. 8vo. 30. The Hudson Bay Territories and Vancouver's Island; with An exposition of the chartered Right, Conduct and Policy of the Hudsons Bay Company; do, 1849, R. 8vo.

Comme on le voit, ce cadre embrasse toute l’histoire des colonies anglaises ; il est vaste et offre des développements

considérables. Inutile d'ajouter que Montgomery Martin n’a pas rempli ce vaste cadre, ou du moins qu'il ne l’a rempli qu'à demi. La partie historique est nulle ou à peu près. Il ne retrace pas l’histoire des colonies, il ne fait que mentionner la valeur qu’elles avaient acquise à l’époque où il écriait. Il emprunte aux documents publics de l'Etat la plupart de ses données. La statistique joue le plus grand rôle,

Le deuxième volume se rattache plus spécialement au ‘Canada. L'auteur décrit, non pas toujours avec exactitude, “mais dans un fort bon style, la topographie du pays, nos «forêts, la religion, les mœurs des habitants, etc; le tout avec massez de vérité, sans trop de fanatisme. En certains endroits “ilse montre bon prince à notreégard; nous ne sommes point, “à l'instar de plusieurs de ses compatriotes, des cannibaleg Marriérés et barbares, des ignorants et descuistres. Ila même

un petit éloge très flatteur pour le beau sexe.

L'auteur cite beaucoup le rapport de Lord Durham, publié “après le retour de son expédition au Canada ; mais J'ajouterai “qu'il semble modifier l'impression mauvaise que laisse cer- “iaines parties du rapport en ne citant que les passages qui se rattachent à la statistique et ceux qui sont moins entachés “de partialité. L'auteur parle ensuite du commerce canadien, “de notre marine marchande, nos dépenses et revenus. De là, vil passe à la Nouvelle-Ecosse qu’il étudie par les mêmes ncÔtés.

… On le voit, ce travail a pu être très précieux à l’époque où il a été publié; il devait être très intéressant même, mais comme œuvre historique, je repète qu'il n’a que peu de valeur. Ce qui s’y trouve est incomplet ou inexact. Comme “ous les travaux de statistiques, ça n’a qu'un temps et leur mérite s'envole avec les années. Toutefois, je n’entends pas “ire qu'il n’y à ni talent, ni travail, ni utilité dans ces vo- “umes. Il y a énormement de recherches et l’auteur écrit vec une facilité, une richesse, une abondance, une clarté “raiment remarquables, Je ne doute pas qu’il a beaucoup. “ontribué à faire connaître le Canada dans sa patrie.

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M. Montgomery Martin fonda le Colonial Magazine and \

Commercial Maritime Journal, qu’il rédigea de 1840 à 1842.

Hucx Murray a publié deux ouvrages qui 8e rapportent. |

aux colonies Anglaises et par conséquent au Canada. 10 Historical account of Discoveries and travels in North America, including the United States, Canada, the shores of the Polar sea

and the voyages in search of «a North West passage; Londres,

1829. 2, vol. 8vo ; 20. An Histori

Nova Scotia, New Brunswick, New Founland, Prince Edward Island, the Bermudas, and the Far Countries ; their history from

the earliest settlement ; the statistic and topography of each dis- | trict : their commerce, agriculture and fisheries ; their social and |

political condition and also and account of the manners and present | state of the aboriginal tribes ; to which is added a full detail of the principles and best modes of emigration. With illustration of he natural History ; Londres, 1839. 5 vols. 12 mo. C'est ce dernier ouvrage qui se rapporte aux colonies anglaises, le premier volume parle plus particuliérement du Canada. Cependant il ne faudrait pas rechercher dans cet où] vrage la partie historique qui est incomplète et insuffisante, | quoique plus étendue et beaucoup mieux traitée que l'a fait] Montgomery Martin qui # est surtout attaché à la partie des: criptive. Une idée semble avoir dominé l’auteur en écrivant son travail, c’est que l'exposé des ressources et des besoins des colonies anglaises devait nécessairement intéresser | public anglais. Tout bon anglais doit considérer les colonies comme autant de comptoirs où ie producteur, le marchand, l'industriel exporte ses produits. De là, source de bénéfice pour l'habitant de la métropole. De là, nécessité de bier connaître ces colonies au point de vue de-leur valeur relative C’est aussi l’idée que Montgomery Martin fait prévaloi dans sa préface. C'est pourquoi Murray, Martin et Gourla] ont écrit au point de vue pratique, chiffres en mains, mais s’en suit que leurs travaux ne pourront durer attendu qu de nos jours, la nature de ces besoins et la condition de ce richesses ont changé. En veillissant les colonies sont arr

cal and description account \ of British America, comprehending Canada, (Upper and Lower) \

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vées à un nouvel état de choses qui laisse loin derrière lui ce qui existait il y a trente ans. La base des évaluations et l'échelle des statistiques ne sont plus les mêmes : elles se sont modifiées avec les années, en sorte que ce qui faisait le premier mérite de ces ouvrages à l’époque de leur apparition n'en est plus que le dernier.

Un autre point de vue important, qui a été bien développé par Murray, est la question de l'émigration anglaise aux colonies. Il va sans dire que cette émigration est fortement “encouragée. L'auteur termine après avoir étudié toutes les colonies de l'Amérique Britanniques du N ord, depuis Terreneuve jusqu’à la Baie d'Hudson, depuis le pôle Nord jusqu’maux Bermudes, en donnant des notions sur les animaux qui -peuplent les forêts de ces territoires, la nature des plantes “Qui composent ces forêts et des esquisses géologiques sur la composition du sol. C’est, en définitive, un beau travail rem: pli de connaissances pratiques, utiles et excellentes aux yeux surtout d’un européen. Car, pour les canadiens, j'ajouterai qu'ils peuvent faire des études plus complètes dans les écrits de leurs propres historiens infiniment supérieurs à Murray net à Martin.

La partie qui se rapporte au Canada est de beaucoup la “plus développée. L'opinion de l’auteur sur les mœurs de notre pays, nos coutumes, nos institutions etc., est assez juste et assez vraie. J ‘ajouterai même que ces données sont Mminutieuses et que l’auteur, s’il n’est jamais venu en Canada, n’a pas été trop malheureux dans le choix de ses sources “historiques. Cependant, il faut bien admettre que le tableau qu'il fait de notre. société n’est plus le même de nos Jours. Bien des coutumes ont disparu depuis un demi siècle. Le trait “caractéristique de l'habitant du Canada n’est plus sa tuque - bleue et son capot d’étoffe grise, son fouet et sa pipe. (C’est “maintenant un homme comme les autres, et si Murray vivait “il pourrait s’apercevoir que l'esprit d'entreprise est devenu un “peu nofre partage. Ah!, nous n'avons pas encore le

90 a head américain, mais la génération qui pousse semble “peu éloignée du tic yankee. On tourne de plus en plus à la

encore une décade et nous serons méconnaissables à ceux qui nons Ont connus il y a cinquante ans. Dans cette! transformation journalière des choses qui passent et des choses qui arrivent, 1 serait téméraire peut-être de dire si nous y avons gagné où si nous y avons perdu. Mais on à beau! ’enthousiasmer de la poésie qui s'échappe par les pores dul passé on ne convaincra jamais les esprits sérieux et positifs) que l’engourdissement social vaut le réveil national d’un peuple à la veille de prendre possession de lui-même, après! avoir pendant si longtemps appartenu à d’autres ! | J'aime à rappeler ici le nom d'un écrivain remarquablek Francs PARKMAN, de Boston, qui a beaucoup étudié le Ca: nada. Ses écrits historiques, qui se rapportent à notre his: toire, sont intitulés : Histoire de la Conspiration de Pontiac (1851); Pioneers of France in the New- World (1865) ; Th Jesuits in North America (1867) ; The Discovery of the gredi West (1869.) | TL Histoire de la conspiration de Pontiac embrasse la périod qui suivit immédiatement la conquête du Canada. On aim à voir la grande figure de ce sauvage célèbre, qu'on peu appeler le Vercingétorix américain, soulever les tribus bar! bares par son éloquence, 80n audace, son esprit d'entreprise ges talents extraordinaires qui ne firent que retarder pendan quelques années la ruine de sa race. Cette conspiration avai pour but de repousser les conquérants anglais. On trouy dans cet écrit le génie du poète joint au talent de l’histq rien. Les peintures de la vie sauvage sont excellentes. | Dans ses autres ouvrages, M. Parkman raconte l’origin de la colonisation française en Amérique, la coopératio du missionnaire dans cette œuvre gigantesque, les décot vertes des français sur les différents points du continent. L'auteur n’en restera pas là; il est actuellement occupé écrire l'Histoire de la féodalté en Canada, en deux volume Viendra plus tard une étude sur les exploits militaires d’ berville.

M. Parkman appartient à l’école romantique ; il colo son récit, lui donne de la vie et du mouvement, Ce qui rex) ses œuvres agréables autant qu’utiles.

nouveauté,

D ru

—…. L. Dussreux, professeur d'histoire à l’école impériale mili- … taire de St. Cyr, a écrit un livre intitulé: Le Canada sous la … domination française, in-12, 1862, pp. 470. On voit à une “simple lecture qu'il a été écrit par un homme convaincu de la perte qu'éprouva la France par le fameux traité de 1763. Ce n'est pas un gros volume, mais c’est un Ouvrage précieux, en France surtout où l’on ne peut consacrer à l'étude de notre . passé un long temps. C’est un résumé fidèle et exact, sinon | très complet des événements canadiens jusqu’à l’époque de là cession en 1763. L'auteur se guide d’après Champlain et “Charlevoix.

Le dernier chapitre, qui contient la relation de Ja guerre “de 1755, forme la partie principale du volume. Il a été rédigé en partie d’après certains documents inédits qui sont “publiés en appendice. L'auteur a contribué pour sa bonne “part à faire la lumière dans notre passé.

“ La grande figure qui domine toutes les autres lorsqu'on “tudie les derniers événements qui précédèrent la cession du Canada à l'Angleterre, c’est bien celle de Montcalm. Il fut “un des principaux acteurs de cette dernière lutte qui décida, du sort des canadiens. Cette figure mérite d’être connue. Cest le désir qui anime l’auteur de l'ouvrage intitulé : De Montcalm en Canada ou les dernières années de la domination française (1756-1760), par un ancien missionnaire, le père Beurx MARTIN, in-octavo, pp. 350.

“L'auteur à emprunté le fond de son travail à Dussieux, à arneau, et au Mercure français de 1760 qui contient un bel loge du marquis de Montcalm, attribué à M. Dareil, combissaire général de la guerre en Canada.

L'auteur n'accepte pas le jugement de Garneau sur le maruis de Montcalm. Il ne veut pas laisser peser sur un mme honorable des soupçons d'intentions basses, d'intrigues, “ambition, ou de potriotisme équivoque, “en présence d’une “e publique où se révèle à chaque pas une âme noble et evée, un esprit droit et judicieux, et un cœur animé d’un éroïque dévouement.” LUne carte du Canada accompagne l’ouvrage. Elle permet

de suivre les opérations de la trop fameuse guerre de sept | ans. We ) A la suite de l’esquisse historique de Montréal se trouve| un fragment d'un mémoire anglais inédit, traduit pour 1al| première fois, par un écrivain qui faisait partie de l'armée | française. On attribue ce travail à M. JoHNSToNE, major | dans l'armée et aide-de-camp de M. de Lévis. Cet écrit est | sous forme de dialogue. Ila été publié en anglais par la | société historique de Québec, en 1856. | fl Les pièces justificatives qui se trouvent à la fin du volume,

se rapportent au tarif des denrées, à l’'appointement des offinh ciers envoyés en Canada, au procès-verbal du Conseil de! guerre de Québec, aux articles de la capitulation. 1] Il n’y a pas de doute que ce livre renferme les renseignés} ments les plus complets qui aient été publiés jusqu'à ce jour! sur le héros de 1759. | ) Le Rév. J. Martin est un nom bien connu en Canada, à] Montréal surtout. Parmi les ouvrages que nous lui devons! encore, il faut mentionner, Manuel du pélerin à N.-D. de Bor| secours ; les Relations des Missions de BRESSIANI ; les Missionsi du Canada. | 1} Le Canada par Frour pe FonrPerTuis, Paris 1867, pp. 264] est un petit in-douze qui n’a pas fait de bruit. L'auteur n'a] évidemment qu’une connaissance superficielle du Canada et de ses grands historiens ; Farland, Garneau, Faillon lui sont] mêmeinconnus. Il puise ses renseignements dans l'Histoiren des Etats-Unis de Bancroft, et l’ Histoire de la Nauvelle- France de Charlevoix, les annales et relations de: quelques missions naires. Au reste, rien de saillant n’éveille l'intérêt dans Ceh livre, ni le style, ni l'originalité du fond, ni la narration; il ne! cite aucun fait nouveau denotre histoire. Il s'efforce surtout} de peindre le dévouement de nos missionnaires et le courage héroïque de nos soldats, il se rend jusqu'à l'époque de la cession. L'auteur termine par quelques mots sur les institu: tions du Canada sous la domination française. Il espèré que l'Indépendance du Canada sera la réalisation de notre

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destinée sociale avant un long temps. jy

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