‹ Histoire de la litterature canadienneChapitre 60 sur 66 · RE · texte numérisé non relu

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plus belles années, lui doit une étude approfondie de son sol, de ses richesses minières, de ses plantes, etc. ; il l’a h étudiée sur toutes ses faces : aussi, parmi les Néo-Ecossais, sa célébrité est-elle égale à celle de Sir GEoRGE Duncan, (1821) un des écrivains les plus féconds et les plus savants de la Nouvelle-Ecosse.

Ce n’est pas en quelques pages que la vie laborieuse et les “travaux immenses du M. Dawson peuvent être appréciés à “leur juste valeur ; pour que l'analyse fut complète il faudrait un livre. Nous ne ferons que citer les titres de ses prinei- “paux ouvrages, laissant à d’autres le soin d’en apprécier le “mérite intrinsèque : 10 Handbook of Geography ; and Natural … History of Nova Scotia (1858) pp. 95. 20 Reports on schools of + Nova Scotia (1860-1-2.) 30 Acadian Geology ; an account of the “qeological structure and mineral ressources of Nova Scotia (1355) pp. 458 ; 4o Inaugural discourse on the course of collegiate Education in British North America 1855 pp. 29 ; 5o Contributions toward the improvement of agriculture in Nova Scotia (1856) pp. 280 ; 60 Archaïa ; or studies of the cosmogony and Natural History f the Hebrew scriptures (1860) pp. 400 ; fo Air—Breathers of the coal period : a descriptive account of : the remains of land animals found in the coal formation of Nova Scotia ; with remarks on their bearing on theories of the formation Mof coal and of the origin of species, with illustrations (1863) pp. mGl; 80 First lessons in scientific agriculture for schools and pri- Moite intruction (1864) pp. 208 ; 90 On some points in the Hismiory ahd Prospects of Protestant Education in Lower Canada . M(1864)pp.20; 100 Duties of educated young men in British America 1665) ; 110 Geological excursion in Prince Edward Island M(1872) ; 120 On the moulder formation and superficial Drift of | “Nova Scotia (1847) ; 130 On the mode of occurrence of gypsum Min Nova Scotia (1847) ; 140 On the mersones and arvicola of … Nova Scotia (1856) : 150 On the Lower Corboniferous or gypst- . ds formation of Nova Scotia (1844) ; 160 On the Newer “coal formation of the eastern part of Nova Scotia (1844) 170 “Notice of some Fossils found in coal formation of Nova Scotia M(1846) 180 On the new red sandstone of Nova Scotia (1847) ;

190 Of the coloring matter of Red sandstone, and the white Beds associated with them (1848) ; 200 Notice of the gypsum and …

Plaster cove (1848) ; 210 Notes on the red sandstone of Nova «

Scotia (1852) ; 220. On the remains of a reptile and\a land shell in an erect Fossil tree in the coal measures of Nova Scotia (1851) : 230 On the Albert mine, New Brunswick (1852) ; 24 ; On the coal measures of the south Joggins (1853) ; 250 On the structure of the coal fields of Pictou (1853) ; 250 Notice of the discovery of a reptilian Skull in the coal of Pictou (1854) ; 260 On a modern submerged Forest at Fort Lawrence in Nova Scotia (1854) 270 On the Lower carboniferous coul measures of British America (1858) ;280 On the vegetable structures in coal (1860) The story ofthe earth and man (1872) pp. 420.

Plusieurs de ces écrits parurent dans les Proceedings and Journal of the geological society of London, dans le New Philo” sophical Journal (Edinburgh) et dans les Proceedings of the: Koyal society of Edimburgh et dans le Haszards Gazette.

Une tête carée, un front haut et large, de longues mèches

de cheveux blanchis par l’âge, l'étude, la méditation, le tra- vail de la pensée, mais rembrunis par les artifices magiques de la chimie; une moustache à la Rubens, de grands yeux fatigués par les veilles et l'examen microscopique de Pinfini- | ment petit; des épaules larges, bien assises sur un large estomac et une corpulence obèse; un certain négligédans la tenue, beaucoup de bonhomie ; causant géologie, astronomre: physique, sciences naturelles avec les petits enfants ; aimant la nature qu’il a étudiée depuis trente ans sous ses diverses modifications minérales, animales et. végétales ; une mémoire prodigieuse, un coup d'œil des plus sûrs, une pénétration des plus subtiles, une ardeur infatiguable pour le travail, un désir, insatiable de savoir et de comprendre surtout par l’analyse ; à la fois peintre et musicien, forgeron et mécanicien, médecin et menuisier, microscopiste et géologiste, paléontologiste et malacrologiste, astronome, chimistre, minéralogiste : tel est le DR. JosEPH ALEXANDRE CREVIER. |

Il naquit au Cap de la Magdeleine le 26 février 1824; fit ses études classiques au Collége Chambly et partie au Collège.

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"St. Hyacinthe, et ses études médicales au Collége canadien “de Montréal; fut admis à la pratique de la médecine le 8 “mai 1849; pratiqua pendant douze années à St. Hyacinthe

et dix années à St, Césaire; vint se fixer à Montréal en 1872;

ue 1852 à 1871, fut professeur privé de médecine et de sciences naturelles. | | … Le Dr. Crevier n’a pas encore beaucoup écrit, mais sa ré-

putation de savant est si bien établie qw’elle est devenue amé-

ricaine. . | Il a été admis membre de la Société Scientifique des Etats-

Unis et membre de la Société d'Histoire Naturelle de Québec.

. Pendant trente ans il a voué tout le temps que la pratique de sa profession lui laissait. pour sonder les secrets des sciences abstraites : géologie, astronomie, botanique, zoologie, « physique, chimie; et il a, pendant cetespace de temps, réussi

à former un musée renfermant plus de 16,000 spécimens d’histoire naturelle, dont 15,500 appartenant au Canada. Il a

collectionné lui-même cette masse énorme de coquillages, de spécimens géologiques, zoologiques, botaniques, etc. qu'il … vous désigne et exhibe avec tant de satisfaction. Ce n’est pas “ tout: il a étudié et dessiné d’après nature 450 zoophites infu- … foires microscopiques appartenant à la faune canadienne, … représentés sur une dimension de 500 kilomètres ; plus de 100 « plantes microscopiques appartenant à la famille des algues et champignons; exploré et étudié la formation géologique … des lits de nos grandes rivières et de nos petits ruisseaux, Lu plus particulièrement la Rivière des Hurons, l'Yamaska, le

Richelieu, desquels il.a extrait plus de 200 fossiles. Il

… à interrogé et sondé les flancs des montagnes de Bélœil, … fouillé les entrailles des monts Rougemont, Yamaska, John- …. son, Montréal et mème les carrières de St. Dominique. C’est dans ce dernier endroit qu'il a découvert le nouveau fossile Mt Pleurotomaria Crevieri,” inconnu aux géologues et que M. … Billings, l'éminent paléontologiste du gouvernement, a dédié

à l’auteur de la découverte. Ajoutons à cela des observations

- météorologiques et des recherches astronomiques par le » secours du télescope. Les spècimens dont je viens de par-

codé *

ler seront décrit au long dans un ouvrage que l’auteur est. sur le point de publier, intitulé : “Le Microscopique.”

Tout le monde connaît le fameux spéfique du Dr. Crevier :: “ l'anticholérique.” Il à décrit la cause du choléra asiatique dans un pamphlet publié en 1854. La science n’a pas encore dit son dernier mot sur ce spécifique. Advienne une nouvelle épidémie ! s’il réussit à la déjouer, le nom de l’inventeur passera à la postérité à côté de ceux des plus grands bienfaiteurs de l'humanité.

7 Voici la liste des principaux travaux de M. Crevier, publiés dans le “Naturaliste Canadien: lo. Etudes sur la mort apparente et la mort réelle; 20. Etudes sur les Zoophytes infusoires du Canada ; 30. Etudes sur les propriétés du venin du Crapaud canadien, Bufo Américana ; 40. Analyse chimique du venin du Crapaud canadien; 50. Tableau de météorologie pour le comté de Rouville; 60. Etudes sur les éclipses et les tremblements de terre.

J'espire que des circonstances heureuses permettront au savant docteur de publier prochainement tous les travaux qu'il a actuellement dans ses cartons ; je lui conseille seulement de soigner son style afin que l'écrivain soit à la hauteur du savant. Il ne me reste plus qu'un mot à ajouter: je ne prétends pas porter un jugement, ni condamner ici l'école à laquelle appartient le savant docteur. Pour cela il me faudrait discuter de science et ce n’est pas mon droit dele faire. Qu'il me suffise de dire que je n’admets point les conclusions de l’école matérialiste. Hlles sont froides comme le marbre, tristes comme la mort, vagues comme le néant, Ma raison les rejette comme mon cœur. Hélas! la matière a cela de dangereux que les plus belles intelligences se souillent à son contact.

ELKANAH BILLINGS, écrivain paléontologique et géologique distingué, fonda en 1856 le Canadian naturalist and geologist. Ce journal a été longtemps le véritable arsenal des sciences naturelles dans ce pays. On: y trouve un grand nombre d'articles marqués au coin dela plus grande érudition. M. Billings prit une part active dans la rédaction du Canadian

hour”

Journal et du Silliman’s Journal. Il obtint, en 1863, une médaille d'honneur du jury de l’exposition universelle de

Londres, et en 1867, la société historique de Montréal lui

conféra le même honneur.

Le nombre des écrits de cet auteur est considérable ; en voici la liste. 7e

Dans le Canadian Naturalist :—10 Introductory, Eleva-

tion and subsistance of land, various theories of the Earth,

Origin ofstratified rocks, European and American formations;

Geographical distribution of the latter in Canada. 1856 ;

20 On the nomenclature and classification of animal kingdom 30 Fossils of the Potsdam sandstone, sea-weeds, shells, and

footprints on the rock at Beauharnois ; 40 On some of the

characteristic fossils of the Lower Silurian rocks of Canada ; 5o On the Crinoidea or stone Lilies of the Trenton Limestone: with a description of a new species ; 60 Fossils of the Upper Silurian Rocks, Niagara and Clinton groups ; 70 Natural

history of the moose Deer (Alces Americana) ; 80 The nor-

thern Reindeër,or Barren Ground Caribou (Tarandus arcticus) 90 The woodiand Caribou (Tarandus hastalis) ; 100 On the common Deer (Cervis Virginianius) ; 110 On the Wäpite, or Canadian stag (Eluphus Camadensis) ; 110 On the Mule Deer (Cervus Mucrotis) ; 130 On the American or Black bear (Ursus Americanus) ; 140 On the Grizzly Bear (Ursus ferox) ; 150 On the white or Polar Bear (Ursus maritimus) ; 160 On

the Cinamon Bear (Ursus Cinamomum) ; 17To On the fossil

Corals of the Lower Silurian Rocks of Canada ; 180 On some of the technical terms used in the description of fossil shells ; 190 On some of the fossil shells of the Niagara and Clinton Formations; 20 Ornithology ; technical terms ; 210 On the Robin, or migratory Thrush, [ Turdus migratorius | 220 On Black Duck (Anas obscura) ; 230 On the wood Duck

(Anas sponsa) ; 240 On the green-winged .Teal (anas carodinensis) ; 250 On the Blue-winged Teal [anas Discors] ; 260

On the mallard (anas Boschas); 270 On a sea gull shot at Ottawa ; 280 On the pigeon [Zctopistes migratoria] ; 290 On the species of woodpeckers observed in the vicinity ofOttawa;

300 À chapter of Earthquakes ; 310 On some of the commor rocks of the British Province ; 320 On some of the lower silurian fossils of Canada, 330 Natural History of the wolf [canis lupus] and its varieties ; 340 On the foxes of British North America ; 350 On the Canadian Otter [ Lutra Canadensis] ; 360,0n the Bob-link or Rice Bird (Dolichonyx orzivora) ; 370 Natural History of the wolverine of Carcajou [Gulo Luscus] ; 380 On the Loup Cervier or Canadian Lynx [Lynx Canadensis] and the Bay Lynx or wild Cat of the United States [Lynx Rufus] ; 390 Natural History of the Racoon (Procyon Lotor) ; 100 On some of the game Birds of Canada ; 410 On "the insects injurious to the wheat crop ; 420 Description of fossils occuring in the silurian rocks of Canada ; 430 On the tertiary rocks of Canada, with some account of their fossils ; 4do On the American Buffalo [Bison Americanus] 450 On the Musk Ox [Ovibos Moschatus] ;° 460 The rocky mountain sheep [ovis montana] ; 470 On the Skunk [mephitischinga] ; 480 On the Canada porcupine ({ystrix dorsata) ; 490 On the Northern Hare (Lepus americanus) ; 500 On the mammoth and mastodon ; 510 On the several species of squirrels inhabiting the British Provinces ; 520 530 On thefgreat Horned Owl fsurnia Nyctea] ; 540 The enemies offthe wheat fly ; 55 Fossils of the Hamilton group ; 560 On the iron areas of Canada and the costat which they may be worked, 1857 ; 57o On the Natural History of the Rossignol or Song Sparrow (Tringilla Melodia); 580 Notes on the Natural History of the Mountain of Montreal : 590 On the Muskrat [Fiber Zilethicus] ; 600 On the rood shuck ['Arctomys monox] ; 610 On the ‘“ Fisher,” or Pekan ‘ Pennants Marten ” [Mustela Canadensis] ; 620 On the Beaver (Castor fiber); 630 On the genera of fossil Cephalopoda occuring in Canada ; 640 New Genera and species of silurian and devonian formations of Canada, 1858; 650 On some new genera and species of Brachiopoda, from the Silurian and Devonian Rocks of Canada; 660 Description of a new genus of Brachiopoda, and the genus Cyrtodonta ; 670 Fossils of the calciferous sandrock, including those of a

- deposit of white limestone at Mingan, supposed to belong to

the formation ; 680 Description of some new species of Trilobi*es from the lower and middle Silurian rocks of Cana da : 690 Fossils of the Chazy Limestone, with description of new species ; 700 Description of a new palaeozoic starfish of the genus Palaster, from Nova Scotia, 1860 ; 710 Description of some new species from the lower and middle silurian rocks of Canada ; 720 New species of fossils from the lower and middle silurian rocks of Canada ; 730 New species of fossils from the limestone near Point Levis, opposite Quebec ; 740 On certain theories of the formation of mountains ; 750 On some of the rocks and fossils occuring near Philipsburg, Canada East, 1861 ; 760 On the occurence of graptolites in the base of the lowersilurian ; 770 Remarks upon Professor

n Halls recent publication intitled “ Contribution to Paleon à tology” 1862; 780 Notes on some of the habits of the pine-

boring beetles of the genus monohamacus ; 790 On the

parallelism of the Quebec group with the Londeilo of Eng-

nl

land and Australia, and with the Chazy and Calciferous

formations, 1863 ; 800 On the remains of the fossil elephant found in Canada ; 810 Description of a new species of Phil

lipsia from the lower carboniferous rocks of Nova Scotia

820 On the genus stricklandia—proposed alteration of the

name.

Dans le Canadian Journal :—1 On some new genera and

| species of Cystidea from the Trenton limestone, 1854 ; 2 On

| claim of priority in the dete sandrock series of Vermont, v

the fossl corals of the devonian rocks of Canada west, 1859 ;

à On the devonian fossil of Canada west, 1860.

Dans le Silliman's Journal :—1 Note on a new trilobite

Mn from the Potsdam sandstone vol. 30 ; 2. Additional note on

Potsdam fossils ; 3. On the age of the red sandstone formation of Vermont, vol 32 ; 4. Further observations on the age 0

the red -sandrocks of Vermont ; 5 On Professor J. Halls rmination of the age of red

ol. 35 ; 6. On the genus cent

tronella, with some remarks on some other genera of Bra-

LE chiopyda, vol 36; 7. On the classification of the subdivision

of McKay'’s genus athyris, as determined by the law of the Zoological nomenclature, vol 44.

Dans les Official Reports and Works:—1. Report on the. arrangement and classification of the geological museum, with numerous descriptions of new fossils, 1857, pp. 98; 2. Report on organic remains, 1858, pp. 44 ; 3. Monographs of lower silurian Cystideae and Asteridae, 1858 ; 4 À monograph of the lower silurian Crinoidea 1859, pp. 172; 5. Palaeozoic fossils, with 401 woodeuts, 1865, pp. 426 in-8 ; 6. Catalogue of the Palaeozosice fossils of Anticosti, with descriptions of some of the species, 1866.

M. Billings est, au dire des savants, la plus haute autorité de la Puissance en fait de paléontologie. Nous lui devons la description et même la découverte de plus dela moitié de nos fossiles.

M. L'ABBE Ovipe BRUNET est professeur de botanique à l'Université Laval depuis près de 20 ans. C’est un véritable savant, aimant l'étude de la nature et ayant acquis, grâce à son talent d'observation et à sa mémoire heureuse, une réputation méritée de botaniste. Malheureusement l’écrivain, chez lui, n’est pas à la hauteur du savant; ses publications pèchent sinon par le fond du moins par la forme. Nous avons de lui :

Voyage d'André Michaux en Canada, 1861. Notices sur les plantes de Michaux et sur son voyage au Canada et à la Baie d'Hudson, d'après son journal manuscrit et autres documents, 1863. Catalogue des végétaux ligneux du Canada, 1867. Histoire des Picea qui se rencontrent dans les limites du Canada, 1866. Notice sur le Musée Botanique de l'Université Laval, 1867. Notes sur les plantes recueillies par l'abbé Ferland, sur les côtes du Labrador, 1863. Eléments de Botanique et de PRISONS végétale, 1868. |

Les Eléments de botanique sont de beaucoup l’ouvrage le plus important de M. l'abbé Brunet, je sais que cette compo. sition à essuyé une critique très-sévère de la part d’un homme qui s’y entend, M. l’abbé Provancher (1). Pour ma part je me déclare incompétent à juger ce litige.

(1) Vide Naturaliste Canadien, vol. 11, p 144.

GEORGE BEARNSTON publia dans le Canadian Naturatist : … Remarks upon the Geographical Distribution of the order Ranunculaceæ, throughout the British possessions of North America, 1859. On Plants in British possessions of North America, 1858. Of the Crucifareræ throughout Bri- “ish North America, 1859. Of the Genus Allium in Bri- “tish North America; Catalogue of Coleoptera collected in “the Hudson’s Bay Territories, 1860. Abridged Sketch of “the life of Mr. David Douglas, Botanist; Recollections of Mhe Swans, and Geese of Hudson’s Bay, 1861. Remarks on the Genus Tutra and on the species inhabiting North “America, 1863.

“ M. Bcarnston jouit d'une belle réputation de botaniste “parmi nous. Il est à la littérature anglo-canadienne ce qu’est “abbé Provancher à la littérature franco-canadienne. Il n’a pas généralisé ses études, à l’exemplé de notre compatriote “d'origine française, mais il a vu à fond les questions qu’il “traite ; elles offrent une étude complète, achevée et partant “sûre : He lecteur peut se dispenser d’y revenir.

Le Cours Elémentaire de Botanique et Flore du Canada, à Musage des maisons d'éducation, par l'Abbé J. Moyen, com. “prend deux parties : les principes généraux de la Botanique, “et la description des plantes du Canada. On y a ajouté un “appendice relatif aux plantes cultivées.

… Les principes, débarrassés de tous détails superflus ou d’un Mintérèt secondaire, exposés avec clarté et méthode, pourront “ètre facilement compris et retenus même par les enfants des | écoles primaires.

LA Cependant rien n’a été omis de ce qui convient à une forte } éducation comme la reçoivent les élèves de nos grands éta-” Mblissements. C'est le témoignage que rend M. l'abbé Provencher, dans le Naturaliste Canadien : ‘ Nous nous plaisons, F “qit-il, à reconnaître que l’auteur traite la science des plantes Mt dans ce cours en homme qui la connaît et qui sait ae Mes prescriptions. Quoique qualifié d’élémentaire, rien n’a M été omis, le cours est complet.”

De La Flore n’est pas ün livre destiné à être appt is dans tous

ses détails. L'étude d’un petit nombre de groupes naturels, tels que celui des Renonculacées, des Rosacées, des Lilacées, etc., suffit pour donner une idée convenable des familles" végétales, et c'est à peu près tout ce qu'on peut se proposer. dans un cours qui dure à peine quelques mois. Ce qui importe surtout, c’est de briser l'élève aux difficultés de l’analysen pour le mettre en état de continuer seul. plus tard cette étude. C’est uniquement dans ce but qu'a été rédigée lan nouvelle Flore du Canada. Toutes les plantes qui croissent spontanément en ce pays s’y trouvent décrites, mais la des ! cription se borne aux caractères les plus saillants, les plus propres à les faire reconnaître. Plus de détails auraient fat gué l'élève sans lui être d'aucune utilité. Des clefs analy= tiques d’une grande simplicité précèdent la description des familles, celle des genres et aussi celle des espèces, lors qu’elles sont nombreuses. L'auteur n’y fait entrer que des. caractères faciles à vérifier: ce sont presque toujours les feuilles et les parties le: plus visibles de la fieur qui les four-" nissent.

La Flore du Canada se termine par un petit dictionnaire. éeombiné avec une table générale des matières. Ce dictionnaire donne brièvement la signification des mots techniques et renvoie en même temps à la page des Æléments où le même" mot se trouve expliqué plus au long.

STANLEY CLARK BAGG, 1820, numismatologue et archéa-

logue distingué, a encore publié quelques hymnes sur Noël, Pâques et l’Ascension. $es principaux traités sont: Notes. on coins: Being the first paper read before the numismatic soci: ety of Montreal; Coins and Medals as aids to the study and ‘verification of Holy Writ, 1863. À Chronological Numismaticn Compendium of twelve Cœsars, and a summary of remarquable events from the birth of Julius Cœsar B. C. 100 to the death of St. John the Evengelist A. D. 110- The Ides of March, 1864, Archeologia Americana, 1864. Canadian Archeology, 1864. The Antiquities and legends of Durham, 1866. The Gold Digger s\ Manuel, 1864. PB

M. Bagg a rendu, comme on le voit, de grands services à

- a science en Canada. Les connaissances géologiques de

notre sol ne font que commencer à percer; c’est une étude neuve encore pour nous. Nous ne pouvons que gagner en étudiant la formation des couches de notre terrain et la composition de nos terres. | l

Les travaux des Logan, des Dawson, des Hunt, des Bagp, et de quelques autres encore, ont déblayé en partie la route, mais le Champ qui nous est ouvert est encore vaste et Spa- . cieux : entrons-y Courageusement et bientôt la géologie et . l'archéologie seront en Canada sur le même pied que l’histoire.

. J'ai maintenant à parler de M. Jon McPHERsoN LEMOINE. » Outre ses nombreux écrits légendaires et historiques, que «… jai mentionnés ailleurs, nous avons encore de sa plume féconde plusieurs ouvrages de science, particulièrement sur l’ornithologie du Canada. Il écrit sur les sujets scientifiques « avec facilité et abondance; il intéresse en traitant des questions sérieuses.

Les descriptions qu'il fait des oiseaux du Canada sont fort . bien touchées ; on y étudie leurs mœurs, On les voittravailler, on les entend chanter, on assiste à leurs courses champêtres et au berceau de leurs amours. M. Lemoine écrit la science en poète.

On a de lui: Notes on land and sea Birds observed around … Quebec,1859; Etudes sur les explorations articles de McClure, de McClintock, de Kane, 1860; Les pècheries du Canada, mn 1861, pp. 146; L’Ornithologie du Canada, 1861, pp. 400; Mn avec le Tableau ornithologique raisonné, 1864, pp. 40. Ce À volume peut être considéré à bon droit comme une aëdition précieuse à l’ornithologie populaire de l'Amérique du Nord, Cet auteur à encore publié dans les Transactions de 1866, un petit traité : On the birds of Canada, pp. 84.

L'ornithologie de M. Lemoine est plus destinée aux litté- …. rateurs qu'aux naturalistes. La méthode, l'analyse, la clas- … sification sont absentes. Il emprunte tout ou a peu près de Wilson, d’Audubon ou de Lesson.

T. Srerry HuNT, ancien professeur de chimie à l'Université Laval, membre de plusieurs sociétés savantes d'Europe et

ra

d'Amérique, a écrit des Notes sur les sources arides et les Gypses du Haut-Canada et une lecture sur Les volumes ütomiques.

Napoléon ITI la fait chevalier de la légion d'honneur.

On lui doit, outre ses Rapports en sa qualité de chimiste et minéralogiste officiel, la Carte géologique et l’Esquisse Géologique sur le Canada.

Son nom $e place à côté de celui de Sir W. Logan sur les traces duquel il marche; comme lui M. Hunt jouit d’ane réputation européenne. Il a fourni une foule d'articles à la presse scientifique des Etats-Unis et de l'Angleterre, entr’autres : On some feldspathie Rocks, 1855 ; History of Ophrolytes, 1859 ; Kuphotide et Socessurité, 1859 : ; Chemistry of Gypsums et dolomites, 1859; Mineralogÿy of DétréntEs limestones, 1869; Narite and Labradorite Rock, 1869; Valcanoes et Earthquakes, 1869 ; Geology of Eastern New-England, 1869; Geognosy of the Apalachious and origin ofCrÿstalline Rocks; 1871; On Alpine Geology, 1872, etc., etc.

Mapame WiLLiAM SHEPHARD a mérité une médaille de la société littéraire et historique de Québec pour son “ Essai sur la Conchologie des environs de Québec.” On a encore de: cette femme distinguée * Notes on some of the song Birds of Canada, 1836.” L'Hon. M. SuepxaRD, 1867, a laissé: Observations on the plants of Canada described by Charlevoix in his History, 1829; Notes on the Plants of Lower Canada, 1851; On the Gebéraphibal distribution of the coniferæ in : Cadhda 1861; Notes on the trees and Scrubs of Canada,

C.P.F. BAILLARGE, ingénieur civil, de Québec, a écrit deux traités excellents: 10. “ Traité de Géométrie et de Trigonométrie rectiligne et sphérique, etc. 1866 pp. 800.” C'est sans contredit le travail le plus considérable qui aït été publié en | Canada sur ces matières. A la fois théorique et pratique, il s'adresse spécialement aux architectes, professeurs, atpenteurs, ingénieurs, élèves, etc. L'auteur à inauguré üne voie nouvelle en réduisant à quelques règles simples les propositions contenues dans les six premiers livres d’Euclyde ; 20. “Nouveau système de toiser tous les corps, tous les

segments, troncs et onglets de ces corps, par une seule et . même règle, 1871, pp. 700.” Ce traité ici a attiré l’attention du monde savant et des classes pratiques et commerçantes. Toutes les règles différentes pour évaluer le volume .des solides se réduisent par le système de M. Baïllargé à une seule et même règle, une seule et même formule, claire, facile à retenir et d’une application générale. C’est une véritable découverte qui honore l’auteur et son pays, et il n’y à pas de doute que ce nouveau système de mesurage va devenir la loi commune de l’enseignement officiel.

Nous devons à la plume de Perer FLEMING : A system of Land Surveying; À method of measuring'a base line by angular observations; On the St Lawrence Canals, and gradual diminution of the Discharge of the St Lawrence, 1846; Geometrical solutions of the quadrature of the circie, 1850 ; Geometrical Solutions of the lengths and division of circular arcs, the quadrature of the circle, trisection of the Angle, desplication of the cube, and the quadrature ofthe hyperbola, 1851, pp. 39.

Le CoMManDEUR Asus, directeur de l'Observatoire de Québec pendant plusieurs années, a écrit: Water power of Québec; Plan of Raft to rescue passengers from sinking ships; Journal'ofa voyage from New-York to Labrador to observe ‘the solar Eclipse; Notes of a Journey across the Andes; Motions of the Top, Teetotum and Gyroscope; Result of:observations for the determination of the Latitude of the Quebéc observatory ; On the employment of the electric telegraph in determining the longitude of some of the principal places in Canada, 1859.

M. N. A. AuBin, 1812, connu surtout par son journal satyrique et humoristique, le Fantasque, fondé en 1837, a encore laissé plusieurs écrits scientifiques. Nous voulons surtout mentionner: “la chimie agricole à la portée de tout le monde, 1847,” et son ‘“ Cours de chimie, 1850.”

Le Révérend WizirAM ADAMsON, 1800, a laissé des sermons ‘remarquables et des traités intitulés: The decrease, restoration and preservation of Salmon in Canada, 1957; Salmon

Fishing in Canada, 1860, livre qu'on lit encore avec intérêt en Angleterre.

W. J. AnDersoNn, un des vices-présidents de la société litlérairé et historique, fit deux lectures à cette société, qui furent imprimées plus tard : The gold ficlds of the world; Our knowledge of them, and its application to the Gold Fields of Canada ; The Gold Fields of Nova Scotia, 1863 ; On the coallike substance, or “ Altered Bitumen ” found at Pointe Levis, etc. |

On a de M. D. W. Beapze: ‘ On the Natural History of the salmon (salmo salar) with remarks on its economical importance and preservation, 1856; On the classification of the fishes of Canada ; List of Coleopterous insects collected in the county of Lincoln, C. W., 1861. Ces traités, d'une importance majéure, ont été publiés dans le Canadian Naturalist. |

ArcrrBAzLD HALL, 1812-1862, professeur distingué du Collége McGill, obtint une médaille d'argent de la Société d'Histoire Naturelle de Montréal pour son Essai : “ La Zoologie du District de Montréal.” Il a longtemps rédigé ‘“ The British American Journal of medical and physical science,” qu’il fonda en 1845. On a encore de lui des Lettres sur l'Education Médicale et une Biographie du Dr. Holmes.

L'Hox. Josepn CaucHoN, 1816, a écrit des “ Notions Elémentaires sur la physique, 1841,” M. G. P. CuNNINHAM, “ Remarks on the mineralogical character of the Seigneury of Vaudreuil, Rigaud,” 1847. Nous devons au Capitaine À. G. Dovazass, “Lecons de chimie de Sir Humphrey Davy,

traduites en français, dédiées aux sociétés d'agriculture du,

Bas-Canada,” 1824; à M. James Doucazz, ‘The canadian fruit culturist,” 1867; à M. W. SrewarT D URBAN : Notice of the occurence of the Pine Grosbeak and Bohemian Chatterer, near Montreal 1856; Notes on the Land Birds observed round Montreal, during the winter of 1856-7; Notes on insects now injuring the erop in the vicinity of Montreal ; On the order of Lessidoptera, with the description of two spicies of Canadian Butterflies, 1857; Description of four

spicies of Canadian Butterflies, 1857 ; Description of a Canadian Butterfly, and some remarks on the Genus papillo, 1858; Observations on the Natural History of the valley of the River Rouge, and surroundings in the counties of Argenteuil and Ottawa, 1859; À systematic list of Coleoptera found in the vicinity of Montréal, 1859; À systematic list of Lipidoptera collected in the vicinity of Montreal, 1860; Addenda to Natural History of the valley of the River . Rouge, 1861 ; Catalogue of Plants collected in the counties of Argenteuil and Ottawa, 1861.

Nous devons à M. Tomas MAorARLANE : The primitive formations in Norway and Canada, 1862; Extractions of Cobalt; Acton Copper Mine; New Method of preparing Sulphurie and Muriatic acids and Bleaching powder, 1863 ; On Emphine and Primary Rocks; On the extraction of Copper from its ores in the Hudson bay, 1865; Geological Sketch of Russia, N. Y.; Report on mineral Deposits and Rocks of the county of Hastings, 1866; Report on the Geology of the Lake Superior, 1866; au Capitaine NoBLe: Monthly Meteorogical observations taken at Quebec during the winter of 17534 ; ” à M. H. Beaumont SMaLr, “ The animals of North America,” 1862, en deux séries; au Dr. SmazzLwoon, 1812, de Montréal, “ Contributions to Canadian Meteorology” et un grand nombre d’autres écrits sur le même sujet publiés dans le Canadian Naturalist et le Canadian Journal ; à M. James Wizson, “The metals in Canada, a Manuel for Explorers,” 1861, pp. 81 ; à M. JOHN ARCHIBALD, On the failure of the apple tree in the neighbourhood of Montreal,” 1863 ; à M. BappeLey, ingénieur royal, plusi-urs travaux intéressants sur la minéralogie du Canada, imprimés dans les trois volumes des Transactions de la Société Littéraire et Historique de Québec; à JAMES BARNSTON, 1831- 1858: General remarks on the study of nature ; with special reference to belong, 1857, et ‘ Catalogue on Canadian Plants, 1850.”

La profession médicale a certainement beaucoup contribué à l'avancement de la science en Canada. Elle à fait de

louables efforts pour se maintenir sur un pied honorable. Avant la fondation de l'Université McGill, avant l’affiliation du Collége Canadien à l’Université Victoria, de Cobourg, P. O. et la création de l'Université Laval, on à vu plusieurs de nos jeunes canadiens aller aux Etats-Unis, y étudier dans les grandes Universités, ou en Europe, dans les colléges d'Edinbourg, de Londres et de Paris. De cenombre sont MM. Labrie, Blanchet, Charlebois, Tessier, Meilleur, Stevenson, Trestler, Leprohon, Peltier, Maguire, Larue, Brosseau, etc. Mais aujourd’hui, nos Universités suffisent aux besoins locaux, même elles regorgent d'élèves venant des Etats-Unis et des provinces maritimes.

On commence à s'acheminer vers l'école de Louvain, s'écriait M. Bibaud en 1858 ; témoin M. le Dr. Larue qui a eu une polémique avec le professeur Coderre. Le Dr. Blanchet publia, d’après le même auteur, le premier livre de médecine en Canada. Vient ensuite le Dr. Tessierqui fonda à Québec le Journal de médecine et qui traduisit en Anglais

la Thérapeutique de Bégin. Le premier journalde médecine

imprimé à Montréal fut dû au Dr. Leprohon. Si on peut citer les écrivains il est plus difficile de remonter à l’origine de l’enseignement de la médecine en Canada. Il y a des documents qui constatent le projet de l'établissement d’une école de chirurgie à Québec sous la domination française.

La plupart des écrits de M. J. ALEXANDER GRANT, M.D., professeur au Collége McGill parurent dans les journaux de science publiés en Canada. Il publia dans le “ Medical Chronical” : Punctured wound of the anterior lobe of the brain, through the orbital plate of the frontal bone, 1856 ; Compound communated fracture of the Femur Ligature of the Fermoral artery, 1857 ; Punctured wound of the Pleuraostatis; Pleuritic effusion ; Codine injection, 1858 ; Carcinoma medulare, 1859 ; Notes of cases of poisoning, 1859 ; Twins with single placenta, 1859 ; dans le British American Journal: Notes on surgical cases, 1860 ; Unique Onchylosis of the knee joint forward at a right angle, 1861; Tetanus and poisoning by strychnine contrasted, 1861 ; Obstruction of the

bowels; Concretion found in the appendix veroniformes; 1871; Notes of surgical cases, 1862 ; New treatment of Rheumatism by the zoletres loricis canadensis, 1862; Notes of obstetrical cases, 1862; dans le Medical Journal ; Puerperal mania, the result of metritic irritation, from unperfectly developed scarlatina exanthema, 1865 ; Protracteduterine gestation ; dans le Medical Times and Gazette, de Londres : The, treatment of skin diseases, 1863 ; Disease termed 4 Black leg ”’ and observed among the the Ottawa lumbermen 1864 ; Incision of the knee joint, 1865 ; dans le Canadian Naturalist and Geologist : The, geology of Ottawa, 1867.

Le Docteur Wizziam HaLes HINsGroN jouit d’une réputa-

tion enviable et méritée.

On a de lui:

. 1° Onchylosis. 2° Medical Institution of Paris. 8° Observations on chloriform. 4° Removal of sub-maxillary gland, 5° Congenital Hydrocephalus. 6© Endemic poisoning. ° Mental Depresssion. 8° Medical evidence. 9© Muscular fatigue, 10° Traumatic Aneurism. 11°

Revaccination. 12° The climate of Canada.

Le Traité élémentaire de Matière Médicale et Guide Pratique des Sœurs de Charité de l’Asile de la Providence, publié sous le patronage des Professeurs de l'Ecole de Médecine et de Chirurgie,

faculté de Médecine de l'Université Victoria, Montréal, est un traité de matière médicale, d'hygiène et de petite chirurgie, qui a droit à tous les éloges et à tous les encouragements,

Cet ouvrage est non seulement utile au médecin de ville et de campagne, mais encore est nécessaire dans tous les familles, où l’on tient à acquérir et à mettre en ‘pratique des connaissances médicales exactes, et à suffire dans mille indispositions, où lessecours d’un médecin n’est pas requis. Ce traité est une compilation tirée des meilleurs auteurs fran- Çais, anglais et américains. Tout ce qui est recommandé, peut être suivi d’une manière sûre. Les notions sur l'hygiène, la chirurgie et la thérapeutique qu'il renferme sont de celles que personne ne devrait ignorer, et qui malheureusement

sontinconnues à un grand nombre.

En 1872, les médecins canadiens de la province de Québec: ont crée pour leur usage et leur profit une revue mensuelle: intitulée : L'Union médicale du Bas-Canada. C’est un excellent journal contenant une foule de cas de pratique rares: | et le mode de les traiter. La direction de cette feuille fut confiée au Docteur Rorror, Rédacteur en-chef et à MM. DEsRosiERs et DAGENaAISs, Assistants-Rédacteurs. L'Union Médicale, avec son journal et ses séances régulières, contribuera grandement au progrès et à la bonne harmonie du : corps honorable de nos médecins canadiens français.

Nous devons à AVERY D. Bacon : Treatise on knees : their management, disease, and method of cure, 1864 ; au Docteur CARPENTER, de Montréal, On the relative value of human life in differents part of Canada, 1859 ; on the vital statistics of Montreal, 1867 ; au D. Emery CoDperre, de Montréal, plusieurs Examens de critique médico-légale etdes Etudes sur la vaccination ; au Docteur J. A. CREVIER, Etudes.

sur le choléra asiatique, 1866; au Docteur G. Hose, des tables chimiques à l'usage des étudiants,1845 ; au Docteur HowarD de St. Jean : The anatomy physiology and photology of the Eye, 1850 ; p. 505.

Nous devons à M. le Docteur Horace NELsoN, 1863 : Structure of the Rectum ; its history, symptoms, diagnosis, pathology and successful treatment by incision, 1861 ; au Docteur WoLrRED NELSON, père du précédent, plusieurs articles, remarquables sur divers points de médecine, publiés dans la presse canadienne et des Etats-Unis ; à M. Fezix Vocezt:

. Almanach Vétérinaire de l'Economie Rurale ou Guide des, "propriétaires etde l’éleveur d'animaux domestiques, pour l’an: 1859 pp. 89 ; Journal d'économie rurale, de médecine et de: chirurgie vétérinaire, 1859--69. | |

L’agronomie compte quelques représentants parmi nous. Nos agriculteurs pratiques sont peu nombreux, mais nous avons un certain nombre de théoriciens distingués qui ne

perdent aucune occasion d’inculquer dans la classe agricole

de saines idées en agronomie. Cette branche d'étude est certainement une des plus fructueuses pour nous qui vivons

. dans un pays où de malheureux préjugés font croire au . public que le Canada est essentiellement agricol, et que l’on * ne saurait utiliser l’industrie manufacturière. On avait déjà le petit système d'agriculture par Alex- … Quillet lorsque FRANcoIS Josepx PERRAULT publia, en 1831» . son Traité d'Agriculture adapté au climat du Canada, où l’au- …. teur expose les règles du jardinage et de la culture des céréales. Cet ouvrage fut couronné à New York. Le célèbre k Pascalis en parle en ces termes. “ L’admirable maxime du M. vénérable agriculteur qui fut honoré de son souverain, Henri IV, s'applique exactement à l'écrivain canadien et peut ser- . vir à indiquer et à définir la nature de son modeste et utile à « traité. Il paraït tirer la philosophie de son art d’une « longue expérience ; il enseigne une pratique judicieuse et “une théorie saine. Il traite son sujet avec une char- “ mante simplicité ; il unit une méthode claire à une belle « pureté de language que son livre mérite d’être mis au rang des livres classiques.” Ajoutons ici que tous les critiques ne 5 entendent pas également sur le mérite littéraire de M. Perrault. Cette pureté de style ne se rencontre pas du moins dans tous ses livres. Sans vouloir faire un relevé des angli- M Cismes qu'il à parsemés dans tous ses écrits, à la façon de Michel Bibaud, je n'hésite pas à dire cependant que le miond semblait attirer l'attention de l’auteur au détriment de la forme. Au reste, Perrault est une de nos vieilles illustrations, un canadien qui se place, dans la lit. Miérature nationale, à côté du commandeur Viger et de Bouchette. Historien, législateur, agronome, il a laissé des écrits sur toutes ces branches. A tous ces titres il mérite le res- Mpect et la considération de la posterité. Il a sa place nu marquée dans la galerie de ces patriarches canadiens qui \veillèrent avec tant d'amour et de patriotisme à l'avenir du " Canada. |

| nd or

… M. Wirzram Evans, 1780-1857, fut le secrétaire de la “première société d'agriculture fondée à Montréal. Il s’oc-

Meupa activement de cette branche et fonda plusieurs Revues et Journaux pour propager ses théories, entr'autres : Cana-

Li Hoi

dian Quarterly ; Agricultural and Industrial Magazine ; Canadian Agricultural Journal.

Son Traité théorique et pratique d'agriculture, et d’autres travaux littéraires dans ce sens, contiennent de savantes théories sur l’agronomie. Ses ouvrages ont été traduits en français par ordre de la chambre d’assemblée.

Avery Grron fut chargé de cette traduction. M. Girod u est encore l’auteur d’une brochure intitulée : Conversations » sur l’agriculture avec un habitant de Varennes, 1834 ; M. F Josrpx PERRAULT, 1838 ; élève de l’école Impériale de Grignon, à été nommé commissaire adjoint pour le grand concours agricole de 1860. II à rédigé longtemps la Revue Agricole. On a de lui un compte rendu de l'exposition provincial agricole de Montréal en 1858 ; un. Traité d'agriculture … pratique, 1855 ; et d'autres opuscules sur ce sujet. M. Pers rault a rendu de grands services à l’agriculture en Canada et son nom se mêle à toutes les entreprises de ce genre,

M. JAmEs ANDEBSON coopéra à la rédaction du Farmer's Journal et laissa des brochures intitulées : The improvement of agriculture and the elevation of the social scale of both. husbandman and operative, 1858 ; The Union of the British North American provinces, 1859. |

Nous devons au Rev. J. E. Burron : Essay on comparative. agriculture, 1828 ; au Docteur J. M. Paquin, des Questions générales sur l’agriculture à l’usage des écoles, 1859 pp. 24, au Rev. Tomas B. PELTIER, Considérations sur l’agriculture canadienne au point de vue religieux, national et du bienêtre matériel, 1860 pp. 50 ; à l’abbée PrLore, 1811 ; un des. principaux rédacteurs de la Gazette des Campagnes et fondateur du Journal de la famille : le Saguenay en 1851; Histoire du passé, du présent et de l'avenir du haut Saguenay au point de vue de la colonisation, 1852 pp. 117 ; à M. J. E. SCHMOUTH professeur d'agriculture au Collége Ste. Anne : Direction pour, la culture du tabac, 1865 pp. 24; à M. JAMES SMITH, pro: fesseur d'agriculture au Collége de Rimouski : Les éléments d'agriculture, 1862 pp. 117 ; à F. M. F. Ossaye, Les veillées

canadiennes : traité élémentaire d'agriculture à l'usage des

“habitants franco-canadiens, 1852, pp. 150 ; Nouveau système de comptabilité agricole, ou méthode sûre et facile de bien gérer une ferme, 1853, p. 35.

Le Docteur F. A. H. LARUE, professeur de l'Université Laval, maître-ès-arts, Docteur en médecine et membre correspondant de plusieurs sociétés savantes, a publié deux manuels à l'usage des écoles : Le Petit Manuel d'Agriculture

et Les Eléments de Physique et de Chimie Agricole.

Ces deux livres élémentaires ont beaucoup de mérite, ils Mont contribué à vulgariser les connaissances pratiques parmi notre population.

Ils ont le double mérite de la concision et de la clarté. n Aussi, ont ils été accueillis avec beaucoup de bienveillance “par le public des campagnes. Ces brochures méritèrent

d’ailleurs l'approbation du Conseil d'agriculture.

… First Lesson of Scientific Agriculure for Schools, 1 vol. in “12m. pp. 208, tel est le titre d’un ouvrage très-utile publié “par M. Dawson. Il traite d’abord de la chimie agricole qu’il regarde comme la base de la science agricole, puisqu'elle se rattache assez directement à la physiologie végétale, à la géologie, à la météorologie, à la théorie des engrais, L’auteur passe en revue ces diverses questions de son sujet et ilen

“tire des conséquences pratiques.

w M. Norgerr TarBauLr a publié, en 1871, un petit traité

fort utile, intitulé : De l’agriculture et du rôle des instituteurs dans l’enseignement agricol.

… Cette brochure a été écrite pour appuyer les idées émises

“par le Docteur Larue dans son Manuel sur l’agriculture et

les Eléments de chimie etde physique agricole, attaquées par

la Gazette des Campagnes et la Semaine Agricole.

… M. Thibault fait d'excellentes considérations sur les avanmages de l’agriculture et la nécessité de travailler à son amé- “ioration, sur la nécessité de l’enseignement agricol, les défec- Mtuosités de notre système agraire, etc.

L… C’est bien ici qu’il faudrait consacrer plusieurs pages pour Mpeindre les efforts de ces hommes dévoués qui se consacrèrent à l’enseignement. La cause de l'éducation compte des

pr à 54 CR

apôtres zélés et si les progrès ont été lents à so faire sentir au milieu de nous, il faut en demander la raison aux

circonstances malheureuses dans lesquelles nous nous sommes.

trouvés. La rude tâche de l’enseignement a été confiée à

des ouvriers habiles et énergiques qui ont laissé, la plupart

d'entre’eux, des travaux humbles et modestes paisqu’ils ne el

consistent souvent qu’en de simples manuels destinés à l'édu-

cation primaire, mais non moins dignes de remarque et

d'attention à cause des bons résultats qu’ils ont produits. Tous les enfants d'école connaissent le savant abbé JOHN

Hormes, 1799-1852, longtemps professeur de philosophie au, À séminaire de Québec. Son traité de géographie, revisé en

1870 par l'abbé GAUTHIER, est connu de tout le monde comme, d

un potit chef-d'œuvre. On lui doit encore des abrégés

d'Histoire Romaine ainsi que les Conférences de Notre-Dame de Québec, 1848; “ La mort, dit M. Bibaud, (*) a empêché

ce savant professeur de pousser plus loin ce magnifique et glorieux travail. Il lui a été à peine donné de VOIr l'aurore de l'Université Laval dont il était la plus belles

base. C'était un auteur distingué.” L'abbé Casgrain en fait le portrait flatteur qui suit : (f)

« La première période de notre littérature, qui s'étend de M

1840 jusque vers 1860, a eu la rare bonne fortune de produire un penseur comme Etienne Parent, un historien comme:

Garneau, un poéte comme Crémazie. Ces trois écrivains F forment, avec l’abbé Ferland, Taché, Chauveau et Gérin Lajoie, ce qu’on est convenu d'appeler notre premier groupe 1

littéraire.

On n'aurait pas dû oublier d'y ajouter un autre nom moins connu de la génération actuelle, mais non moins digne de l'être ; nous voulons parler de l’abbé Holmes, prêtre du sémi- Ë naire de Québec, mort en 1852. Américain de naissance, | doué de talents supérieurs, d’une imagination incandescente, versé dans toutes les connaissances humaines, philosophe, écrivain, orateur, ce prêtre Yankee a apporté ici l'esprit

(+) Hommes illustres.

(t) L'Opinion Publique p. 386.

d'entreprise et de progrès qui caractérise sa race. Il a eu, par sa parole, par son activité et par ses écrits, une influence décisive sur les intelligences de son temps. Devançant de loin son époque, il a créé une révolution dans les esprits. Au “éminaire de Québec, qui, de tout temps, a été le centre de VPintelligence en Canada, il a refondu entièrement et transformé le système des études classiques. Il a infiltré un sang nouveau dans cette antique institution, et imprimé aux intelligences un ébranlement qui, de là, s’est communiqué aux “autres parties du pays. |

‘ Orateur puissant, réunissant tous Les dons de l’éloquence, “doué d’une pensée élevée, d’une immagination toute de feu, d'une voix sympathique, d’une parole vive et colorée, d’un este savamment étudié, ses discours rassemblaient autour de la chaire de Notre-Dame de Québec, l'élite de la société canadienne, Les conférences qu’il a prêchées en 1848-49, et que venait entendre la ville entière, sont restées dans les “souvenirs comme un événement. Publiées en 1850, ces conférences méritent d’être connues davantage, quoiqu’elles ne soient plus que la parole morte de cette âme enflammée ; elle seront l’objet d’une étude spéciale.

“ L'abbé Holmes a été le génie inspirateur de la plupart “es hommes qui appartiennent au groupe de 1850.

“ Enfin, l’abéb Holmes a terminé sa carrière par la plus belle œuvre de sa vie : c’est lui qui, par ses lettres éloquentes “et persuasives écrites à ses collègues, du fond de sa cellule “de l'Ancienne Lorette où ses infirmités le tenaient renfermé, Mécida le fondation de l’Université Laval.

Par son influence et par ses écrits l'abbé Holmes a donc Mroit de prendre place parmi la pléïade littéraire de 1850.”

Le Docteur JEAN RaAPriste MEILLEUR naquit à St. Laurent en 1796. Fit ses études au Collége de Montréal, fut Nadmis médecin en 1825 etenvoyé au parlement en 1834. Le Wpremier surintendant de l'éducation que nous ayons eu en Bas-Canada. Etablit durant son passage au pouvoir 45 Mmaisons d'éducation supérieures. Fut maître de poste pour MMontréal durant quelque temps. À publié plusieurs articles

dans le Journal de médecine. Fonda en 1834 l’Echo du Pays. journal publié à L'Assomption. Un des fondateurs du collégé de PAssomption. Travailleur infatigable, homme dévoué à la cause de l'éducation.

On a de lui : 10 Treatise on the prononciation of the French language, with pratical irregularities exemplified, 1823 p 108 « En cent et quelques pages, disait le Zäterary Garland, ce traité contient une exposition complète de toute la prononciation de la langue française qui, dans ce pays, est non-seulement désirable mais encore nécessaire. L’auteur a pris la question à sa racine, pour ainsi dire, et l’a suivie avec une

attention, une habileté surtout qui lui est aussi honorablew qu’elle doit être utile à ceux qui voudront profiter du résul-

tat de son travail. Il serait à désirer que l'ouvrage fut

introduit généralement dans les écoles, il est certain que les

élèves en retireraient un grand avantage.” 20 Cours abrégé de leçons de chimie contenantune exposi-

tion précise et une méthodique des principes de cette,

science, 1833.

30 Nouvelle grammaire anglaise, 1854 pp. 206.

40 Circular containing instructions to the school commis-,

sioners in Canada-East and à précis of thier duties, 1844. 5o Traité sur l’art épistolaire, par un Canadien, 3e Edition, 1853 pp. 150.

Les services que le Docteur Meilleur a rendu à l’éduca-

tion sont incalculables. Il faut lire la liasse consi- ;

dérable des circulaires qu’il a publiées sous son administra-

tion pour s’en convaincre. Mais à part cela il nous reste P

encore de lui un livre qui met aux yeux du lecteur un ex-

posé des principaux faits relatifs à l'instruction publique de 1815 à 1855. On comprend de suite l'importance du Mémorial de l'Education. Il est malheureux que des circonstances"

particulières aient empêché cet homme de bien d'exécuter le

projet qu’il avait conçu d’une Histoire régulière de l’éduca-

tion en Bas-Canada. Tel qu’il est cependant, le Mémorial peut servir de jalon à un travail méthodique et régulier.

Tous les corps enseignants de la Province, communautés,

ordres ecclésiastiques, colléges, couvents, ete. , trouvent dans ce livre un petit article spécial et se présentent dans l’ordre de la date de leur fondation,

Le Docteur Meilleur ne pouvait avoir un homme plus zélé - pour l’aider dans sa tâche que M. F. X. VALADE, instituteur - d’une longue expérience et pendant longtemps Inspecteur d'écoles. Dans le but louable de vulgariser l'éducation et … d'uniformiser l’enseignement, ce modeste savant a publié le Guide de l'Instituteur, contenant une série de réponses aux questions insérées dans la circulaire no. 12 du Surintendent de l'Education sur les diverses branches d'instruction pres- …crites par la loi des écoles alors en opération dans le Bas- Canada. Cet ouvrage, modeste en apparence, mais répondant à un grand besoin, a cela de particulier qu’il présente un tout “méthodique, ordonné, gradué, propre à hâter les progrès de l'éducation, Il contient surtout des traités sur la grammaire Afrançaise, l’arithmétique, la géographie, la sphère armillaire, la géométrie, le dessin linéaïre, l’agriculture et l'histoire du NCanada. Cette compilation à mérité d’avoir plusieurs “éditions.

M. Valade 2 suivi les anciens procédés dans son traité sur l’arithmétique. Ce ne sont pas toujours les moins sûrs mais mice sont les plus longs. A notre avis le petit Traité de calcul mental de M. JUNEAU est de beaucoup plus important sous ce rapport. T1 est de fait que la plupart des problèmes peu- Mvent se résoudre par les quatres règles simples, ou du moins, Mioute opération numérique trouve une solution dans la com- Mbinaison logique de ces quatres règles. Dans la science des “nombres on ne peut faire autre chose qu’additionner ou “oustraire, multiplier ou diviser. Il est aussi de fait que les Mopérations en louis, chelins et deniers sont plus longues et Nplus compliquées que celles où l’on opère avec des piastres et “des centins. C'était donc une réforme utile à introduire dans M'enscignement primaire et elle ne s’est pas fait attendre. L’ABBE DUCHAINE s’est consacré à l'éducation. Il tra- “duisit, compila et composa de nombreux traités sur la gram- Maire, la géographie, les mathématiques, l’histoire, les Belles

Lettres etc. En 1843 il publia son système d'enseignement : qui lui valut des adversaires qui le combattirent dans la presse. Il mourût en 1854.

Parlant du clergé canadien M. G. Barthe (#) dit: “ Ce corps a compté parmi ses savants un abbé modeste qui a vécu et est mort dans la retraite, l'abbé Duchaine, voué à l’ins- « truction de la jeunesse et à l'étude des sciences, dont il appro- l fondissait les arcanes comme cet évêque d’'Avranche, Huet, au sujet duquel les paysans, qui le trouvaient toujours à l'étude, exprimaient si naïvement leur méprise, qu’on leur eut envoyé un évêque qui n’avait pas encore terminé ses. études.” si Mar. LANGEVIN est un nom qui vivra longtemps parmi les partisans de l’éducation. Son Cours de Pédagogie ou prin- « cipes d'éducation; 1865, pp. 409, lui a acquis une célébrité et une réputation méritées; c’est sans contredit le meilleur de ses ouvrages et le plus important dans le genre qui ait été publié en Canada. Il ne suffit pas en effet de former des“ instituteurs mais il s’agit de les bien former. L'enseignement … cest une branche assez importante de la société pour qu'elle. soit surveillée de près par le penseur, l’économiste et le citoyen éclairé. % On a encore de cet écrivain : Réponse au programme de Pédagogie et d'agriculture pour les diplomes d'écoles élémen- 1 taires, d'écoles modèles et d'académie, 1864 pp.5l. Cette \ brochure, approuvée par le conseil de l’Instruction Publique, « a été traduite en Anglais. Ajoutons à ces travaux le Traité élémentaire du calcul différentiel intégral, avec planches 1848. Ces nombreux écrits font de Mgr. Langevin un écrivain distingué, rempli de zèle pour les truction en Bas-Canada. % Le lieutenant colonel Suzor, 1335-1866, a écrit plusieurs. livres sur l’art militaire. Ses principaux ouvrages sont M Aide mémoire du carabinier volontaire, 1862 pp. 52 ; Tableau synoptique des mouvements d’une compagnie, 1863 pp. 18. É

pe

progrès de l'ins-

©) Le Canada reconquis par la France.

Tableau synoptique des évolutions d’un Bataillon, 1863 ; Exercices et évolutions d'infanterie, tels que revues par ordre de Sa Majesté, 1863 pp. 215 ; Code militaire, 1864 pp. 250 ; Maximes, conseils et instructions sur l’art de la guerre, 1865 pp. 159: Guide théorique et pratique des manœuvres de l'infanterie, 1864 pp. 303; Traité d'art et d'Histoire militaire suivi d’un traité de fortifications de campagne, 1865 pp. 472.

Ces écrits nous prouvent que la mort enleva trop tôt cet

homme de talent et cet écrivain laborieux. Il a rendu de grands services, surtout depuis que nos écoles militaires ont commencé à fonctionner. Le Code militaire particulièrement est dans les mains de tous ceux qui veulent connaître l’économie interne d’un régiment.

Le révérend THomas MAGuIRE naquit à Halifax et mourût

à Québec en 1854. Il fut ordonné prêtre en 1800. Refusa

“un évêché dans les provinces maritimes. Fut pendant quelque temps supérieur du collége de St. Hyacinthe. A sa mort il était V.G. du diocèse de Québec et chapelain des Ursulines, Il a écrit un grand nombre d'ouvrages et il a rendu des services signalés à la cause de l’éducation. |

Son Recueil des locutions vicieuses à une couleur toute

locale. Il traite, disait le Canadien, des locutions vicieuses plus particulières à la langue française, telle qu’on la parle met l’écrit quelque fois en Canada. On y trouve sur cette partie ce qu'on y chercherait en vain dans les grammaires mde notre métropole littéraire. L'auteur fait main basse sur hces locutions barbares, grossières, ridicules, absurdes qui

“défigurent la plus polie comme la plus pure des langues

Mmodernes. Nous ne parlons pas des locutions en usage

Nseulement parmi les classes illettrées, mais de celles que l’on

entend tous les jours dans la bonne société, Malheureusement ncet ouvrage commence à devenir rare de nos Jours.

M. Maguire est encore l’auteur d’un grand nombre d'ou Mvrages de polémique que nous citerons ici. 10 Observations Mun catholique sur l’histoire du Canada par l’'Honorable M. “Smith, 1827. 20 Clergé canadien vengé par les ennemis ou

NObservation sur un ouvrage récent, intitulé: Tableau rt

statistique et politique des deux Canadas, 1835. 30 ManueÏ 1 de jurisprudence à l'usage des ecclésiastiques. 40 Recueilde notes diverses sur le gouvernementd’une paroisse, l'adminis. tration d’une paroisse, etc., adressé à un jeune curé de cam- | pagne, 1845. 50 Doctrine de l'Eglise catholique concernant la soumission aux autorités civiles. 000 Dans ces divers traités qui, pour la plupart sont très.volu- « mineux, M. le Grand Vicaire traite la question épineuse de 7 l'Eglise et del’état et de leur conflit dans les questions mixes. dl Joux HERBERT SANCSTER à laissé de nombreux travaux destinés à l’enseignement, entr’autres: National Arithmetic in theory ad practice : designed for the use of Canadian ‘1 schools, 1860 ; Key to the national arithmetic, in decimal Î currency, 1860; Key to the elementary arithmetie, including à the solution of nearly all the problems, 1860 ; Key to ele mentary treatise on algebra, containig full solutions to alk the problems and exemples, with numerous explanatory à remarks. 1861 ; Natural philosophy, 1860 ; Students notes 4 Book on inorganie chemistry, 1861; Human physiology ; Simple exercises in mensuration. 24 L'asse Marcoux fut missionaire des indiens du Sault St. Louis pendant plus de 80 ans, il mourut en 1855. On lui doit uné grammaire €b un dictionnaire Iroquois, une traduction en cette langue de la vie de Jésus Christ, un livre dé prières M et de cantiques, 1852, et un catéchisme, 1854. - 2 M. Marcoux se place à côté des abbés Belcourt, Maurault 4 et un grand nombre d’autres dont le dévouement à été mis au service la religion et de la science. 160 à L'arge ODELIN, professeur de philosophie au collége des À Nicolet et à Québec, se fit connaître par sa fameuse polémi-\ que au sujet des doctrines de Lamenais. Il triomphait déjà lorsque l’encyclique de Grégoire XVI mit un terme à cette cause. Il mettait le sceau à sa réputation par ses pensées \ théologico-mataphysiques, publiées dans les “Mélanges religieux,” lorsqu'il mourût, laissant une grande idée de ses talents solides. | .L0T 140 ‘à J. E. ConsTaAnTIN; notaire, naquit en 1783. Ila evoli

fait pour l'avancement dela jeunesse. Il est l’auteur d’un traité inédit de droit à l'usage des étudiants en loi.

Un autre homme de mérite qui s’est dévoué à l’enseignement dans un temps où les livres étaient rares, c'est le V, G.

JEROME Demers, professeur de théologie et de philosophie au séminaire de Québec. Son livre d’Institutions philosophiques à rendu de grands services dans le pays. Homme modeste, il avait refusé l’épiscopat pour continuer à faire du … bien dans la sphère de l’enseignement.

L'enseignement compte encore parmi ses plus fidèles partisans les deux frères DESAULNIERS, l’un François, qui mourüt diacre au collége de Nicolet, et Isaac, prêtre, pendant plus de 30 ans professeur de philosophie au collége de St. Hyacinthe. Ce dernier eut une polémique très-intéressante avec l'abbé Duchaine et le docteur Meilleur au sujet de

l'électricité.

Nous devons à l'abbé BezLcourr les Principes de la langue des sauvages appelés Sauteux, 1839 : une traduction du catéchisme et des cantiques dans cette langue. Cet infatigable travailleur s’efforce, depuis 28 ans, à compléter le dictionnaire Sauteux. |

L'abbé Marcroux, V. G. du diocèse de Québec, à publié le Manuel des parents chrétiens dans l'éducation religieuse de leurs enfants, 1851; aussi, un article publié dans la Minerve contre la philosophie profane, et une brochure intibitulée : La croix présentée aux membres de la société de tempérance, 1850.

| Nousdevons à P. J. Darey, professeur de langues, au col- “ége McGill : the Student’s Companion to the study of French 1863; Commission géologique du Canada; Rapport du pro- Mgrès depuis son commencement jusqu’à 1863,—NAPOLEON MLacasse, Tenue des livres en partie simple et en partie “double, où comptabilité générale, 1866, pp. 212 ;—J. B. MLarowr, Treatise on French prononciation and genders, 1 865; DC. J. L. LAFRANCE, Abrégé de grammaire française, 1865, Mpp. 122; —Josspx Laurin, Traité d’arithmétique et d’algèbre, M1836 ;—Jonn Quinn, Ready Reckoner for contents of timber

1860 ;—l’abbé de VILLERS, quelques leçons sur l’art épistolaire et la politesse, 1859, pp. 55 ;—J. LAuRIN une géographie élémentaire, 1839 :—MM. TRERIAULT et RIVIERE, une grammaire latine, —M. HAUDET, une grammaire latine, une grammaire française ; —A. BERTHELOT, une grammaire française —L. PERRAULT, une grammaire française, — M. Bou-

cHER-BELLEVILLE, une grammaire française, —JEAN ANTOINE

BourTiILLiEr, un traité d’arithmétique —F. X. Jungau le traité de calcul mental ;—M. BrBAuD, un traité d’arithmétique ;—Casrmir LADREyT, la nouvelle arithmétique raisonnée; __Jossrx LaAuRIN, le traité d’arithmétique, d’algèbre et le

traité sur la tenue des livres de compte ;—l'abbé C. O.N

Gaurarer, une réédition de la géographie de l'abbé HoLMESs, etc., etc.

La controverse religieuse a de glorieux représentants. Tout le monde connaît, sinon pour l'avoir lu, du moins pour l'avoir entendu dire, la discussion intéressante de M. le curé de St. Jean, aujourd'hui MGR LaRocQuE, évêque de St. Hyacinthe.

Un défi audacieux, jeté au public catholique par un lord.

d'Angleterre, M. Atkinson, nécessitait une réponse prompte

et savante. Seize propositions tourmentaient l'esprit du, noble lord et à chacune d'elle il offrait une récompense de.

£109 à quiconque pourrait les résoudre. On demandait de produire la règle de foi des catholiques romains ; les traditions de l'Eglise de Rome et d'en prouver la vérité, l’authenticité et la divinité ; de produire le consentement unanime des pères dans leur interprétation de l'écriture ; de démontrer une interprétation infaillible des Saintes Ecritures; de

prouver l'infaillibilité de PEglise de Rome et de procurer la M meilleure méthode de découvrir la vraie église, sans l'exercice

de son propre jugement ; de citer un commandement de

Christ ou dé ses apôtres qui défende de lire les écritures ; de M citer un commandement de Christ ou de ses upôtres qui.

enjoigne de rendre un culte à l’'Hostie, ou de se prosterner 1

devant des portraits ou des images ; de citer un commande ment de Christ ou de ses apôtres qui enjoigne de rendre un

SU TROD TE

culte religieux à la Vierge Marie ; de citer un commandement de Christ ou de ses apôtres qui enjoigne de rendre un culte aux saints et aux anges etqui ordonne de priver le peuple delacouple, dans le sacrement de la Sainte Cène; de citer un commandement de Christ ou de ses apôtres qui défende le mariage du clergé; de citer un passage de l'écriture qui ordonne de croire au purgatoire ; de proufer que le Seigneur Jésus et ses apôtres ont commandé de prier dans une langue non comprise du peuple ; de produire un passage de l’écriture qui autorise l’Eglise de Rome à accorder des indulgences pour les péchés ; de produire un article de foi divine, néces- . saire au salut, qu'on ne lit pas, ou qui ne se trouve pas dans la Bible.

. Tel était le chateau fort du protestantisme que le savant controversiste avait à démolir. Il l’a fait en logicien con. sommé et en tacticien habile.

Les réponses sont victorieuses, pleines de justesse,d’à propos et d’érudition. La Réponse au défi de M. Atkinson est un livre écrit avec un style serré, convaincant, et l’idée est assez solidement trauchante pour épargner à l’auteur le mal qu’il . se donne en se servant de termes trop cavaliers. TL’urbanité qui doit régner dans les rapports sociaux doit se trouver dans . les livres. De nos jours la raison parle plus fort que l’insulte . ou le sarcasme. La modération en littérature est une qualité de l'écrivain comme la charité est une vertu du citoyen.

Outre ses nombreux mandements, on a encore de Mgr. Larocque une “Notice biographique de Mgr. Lartique, | premier évèque de Montréal, suivie de son oraison funébre, bn 1841 pp. 23.”

MGR. LArLEORE naquit à Ste. Anne de la Pérade en 1815. __ Fut ordonné prêtre en 1843. Séjourna dans les missions du Nord-Ouest pendant douze années. Les lettres qu’il a écrites sur les missions ont été publiées sous le titre, ‘ Rapport sur

les missions du diocèse de Québec de 1846 à 1856.” On y trouve beaucoup d'informations et de détails intéressants sur les ressources du Nord-Ouest,

Le nom de Mgr. Lafièche rappelle à la fois l’orateur, le publiciste et le savant. Il a fourni plusiours articles à la presse et on cite Comme chef-d'œuvre d’éloquence ‘sacrée «VOraison funèbre des soldats morts à Castelfidardo ; Eloge funèbre de feu l’Hon. J. E. Turcotte ; Discours ‘sur la nationalité, ete.” Mais son meilleur écrit est intitulé ‘Considé-

rations sur les rapports de la ‘Société Civile avec la religion et da famille, 1866; pp. 268 L'auteur entrevoit dans ces .

pages Les destinées providentielles du Canada.

Mar. IGNAcE BouRGET naquit le 30 octobre, 1799, à la …

Pointe Lévis. Il fit ses études au séminaire de ‘Québec.

Après avoir étudié la théologie au Grand Séminaire pendant |

une couple d'années, il passa au collége de Nicolet. Mgr. Plessis recommanda à Mgr. Lartigue le jeune Bourget et celui-ci arriva à Montréal au mois de mai, 1821. II fut immeédiatement installé au secrétariat. En 1836, Mgr. Lartigue

s'adjoignit comme coadjuteur le jeune abbé qui, depuis dix .

ans, partageait ses labeurs.

I] fut sacré évêque de Telmesse le 25 juillet 1837. Trois ans plus tard, en 1840, Mgr. Lartigue décédait, désignant

pour son successeur Mgr. Bourget qui prit possession du.

siége épiscopal le 23 avril 1840. Outre ses lettres pastorales Sa Grandeur à composé le célèbre mandement contre les Sociétés Secrètes (1846), et “Le cérémonial des évêques

commenté et expliqué, par les usages et les traditions de |

l'Eglise Romaine (1851). Cet ouvrage mérita une notice critique de la “ Revue théologique ” publiée à Paris. Mgr. Bourget est encore l’auteur d’ “Instructions pastorales sur l'indépendance et l’inviolabilité des états pontificaux (1860).” ‘Cette brochure, disait à cette époque le Journal de l'Ins- ‘truction Publique, contient un exposé complet écrit avec

“talent et conviction, de tout ce qui concerne la question |

“romaine” Ses mandements, lettres pastorales, circulaires, etc., ont été compilés en 1872 par trois zouaves pontificaux sou le titre de “ Fleurs Episcopales.”

Le Rév. Franors Fuzrorp, (1803-1869), évêque anglican de Montréal, fut président de la Société d'Histoire Naturelle

#t de l’‘“ Art-Association.” Ses principaux écrits sont : &« Plain sermons on the church and her services (1837), 2 volumes ; Progress of the Reformation in England (1841) ; Pastoral Letter addressed to the Clergy of his diocese (1851) pp. 16; A charge delivered to the clergy of the Diocese of Montreal, at the primary Visitation (1852) pp. 26; Sermon at the consecration of Horatio Patter, DD,to the Episcopate (1854) pp. 31 ; Fine occasional Lectures (1859) pp. 118; A Letter to the Bishops and Clergy of the United Church of England and Ireland ‘in Canada (1862) pp. 30 ; Sermons» Addresses and Statistics of the Diocese of Montreal (1865) pp. 308 ; Sermon ‘preached at the general ordination held by the Right Rev. the Lord Bishop of Oxford (1866). Le Rév. Joan Jenkins DD. ministre de l'Eglise Presby- * térienne de Montréal et président du clublittéraire, a publié : “ À Protestant’s Appeal to the Douay'Bible and other Roman ‘Catholic Standards in defence of the doctrines of the Refor- » mation (1853) ; The Faithful Minister, a life of the Rev. William Squire (1853) pp. 120 ; Pauperism in great cities (1854) : Thoughts on the crisis (1860) ; Two fast day discourses preached in Philadelphia in relation to the civil war (1862) ; Canada thanks giving for National Blessing : a sermon (1865).

Ce n’est pas une prétention d'auteur qui a animé M. l'ABBÉ GuiLLAUME dans la composition de son ouvrage intitulé : Le Protestantisme jugé et condamné par les Protestants, 1870, in-8 pp. 500. Il a obéi à un devoir que lui dictaient les

… circonstances. Une discussion publique entre lui et M. le ministre Duclos, engagée en présence des citoyens de la paroisse de St. André Avellin, avait d’abord motivé, de la … part du ministre, une brochure qui réclamait une réplique. … L'abbé Guillaume en a profité pour traiter la grande ques- … tion du protestantisme. La doctrine protestante est exposée sur ses différentes faces et l’auteur tire d'elle-même la raison | qui la condamne. Il s'appuie surtout sur le caractère moral et chrétien des premiers disciples dissidents dans les difrérents pays où la Réforme s’est introduite. |

Les ouvrages de ce genre sont assez rares parmi nous, d’abord parce que l’Europe nous fournit des armes pour ces sortes de combats, ensuite parce que la vérité catholique n’a jamais eu à subir d'attaques bien redoutables de la part des dessidents canadiens français. Pas n’est besoin de dire que le livre de M. Guillaume a son mérite intrinsèque. On y rencontre un esprit de foi et des convictions qui, tout en ménageant les personnnes, flétrissent les erreurs avec une verve

toute française. Ce n’est pas un livre original, ni par la.

forme ni par le fond ; c’est une œuvre de compilation. Les preuves sont abondantes, mais empruntées, et les citations si nombreuses qu’elle décolorent l'empreinte originale. Il y a

même des endroits qui ne sont que superficiellement traités:

l'esprit est loin d’être satisfait. La partie historique surtout n’est pas toujours d'accord avec les données de l’école histo-

rique contemporaine. Ajoutons à cela un ensemble trop.

vaste pour le cadre que l’auteur s’est tracé. Les matériaux sont nombreux, mais l'harmonie, la symétrie, l’unité en un mot, laissent à désirer. Ce livre n’en demeure pas moins

une œuvre méritoire, destinée à rendre des services à la.

population catholique de cette province. Je ne vas pas jusqu’à dire qu'elle opèrera des conversions, mais elle affermira le croyant et fera naître le doute dans l'esprit du dessident. Je conçois une polémique plus pratique que celle-là, c’est celle qui, tranchant la question dans le vif, à la manière des Bossuet, des Nicholas, des Pie et des Dupanloup, indique, avec une main de maître, la limite du vrai et du faux, de la raison et de la foi. L'abbé Guillaume n'offre à ses lecteurs que l'esprit des auteurs qu’il a consultés. J’avoue qu'il a pratiqué des fouilles immenses et une mine inépuisable : il n’invente pas, il coordonne.

Les Instructions dogmatiques sur le mariage chrétien, par le R. P. À BRAUN, 1856, 1 Vol. in-8. pp. 193, sont le résultat d’une série de conférences faites par le R. P. sur le mariage: Ces instructions exposent la doctrine de l'Eglise Catholique sur les questions matrimoniales, qui ont le plus d'à propos

à notre état de société. A ces conférences s'ajoute un apen-

ss Les

dice où l’auteur appuie davantage et développe plus longue-

. ment certains points de son sujet. Les questions graves et controversées du mariage civil, du pouvoir de l'Eglise et du prince sur ce sacrement attirent surtout son attention ; il appuie moins sur la partie qui se rattache à la nature du mariage, à son unité et son indissolubilité,

L'auteur, on le constate à la première page de son livre, appartient à l’école ultramontaine ; il combat à outrance les gallicans et l’école des parlementaires français du XVIIe dont Pothier s’est fait l'interprète dans son “ Traité du Mariage.” Suivant Pothier, il y a dans le mariage deux caractères, celui du sacrement et celui du contrat civil. Comme

. sacrement il doit revêtir les formes prescrites par l'Eglise, comme contrat civil il est soumis à des formalités dont la . violation entraine la nullité. D’après l’école ultramontaine, J'Eglise a seule le droit de déterminer les formes qu’il doit revêtir, parce qu’elle n’y voit rien autre chose qu’un sacrement ; elle veut n'y voir que le côté religieux. Cette doctrine, en faveur de laquelle les souverains pontifs ont longtemps combattu, n’est pas appelée à prédominer parce . qu'elle est subversive des sociétés modernes.

Puis, le savant conférencier passe aux mariages mixtes. I

s'élève de toutes ses forces contre ces unions autrefois défendues sous peine d’excommunication.

__ Une deuxième édition de cette brochure parut en 1872.

Le Rév. ALEXANDRE MarTuresoN (1796), DD. de l'Eglise

… Presbytérienne de Montréal, a écrit : “ Sermon on Death of M. Robert Watson (1827) ; Introductory Remarks by a member of the Church of Scotland in Canada to ‘thoughts on personal and family religion by Rev. George Tod,. Dundee ” (1833); Sermon on St. Andrew’s day (1837)”, et … plusieurs sermons sur des points de doctrines ou de disci- | pline.

… Le Rév. Henry RoEr, de Québec, a publié un grand nombre » d’écrits dans la presse religieuse de Québec et de Montréal, | entr’autres : “ Farewell sermon to the congregation of St. Stephens (1854) ; Letter on tractarianism to the congrega-

met ii: Le

tion of St. Mathew (1838) pp. 23 ; PSN transubstantiation and the mass (1863) ; RCA (1869) pp. 19.

Le Rév. MounrTaIN (1750-1835), premier évêque anglican de Québec, a publié : “Songs of the Wilderness with notes ”

et un sermon d'action de grâce (1799); MGR. BAILLARGEON

(1798-1870) des “ Commentaires sur le Nouveau Testament” et un “ Recueil d'Ordonnances synodales et épiscopales, du diocèse de Québec (1865) ; Le Rev.Cus. BANCROFT, plusieurs sermons et un livre de prières (1857); A. GEORGE CARTER,

« À gelection of anthems as sung in the cathedrals of ne

Montreal, Toronto and Quebec (1865) ; l'ABBe Cote, “ Un mot à ceux qui ont abandonné l'Eglise Romaine et ses tradi- … |

tions ” ; M. LaGAsse, “ Les chants de l'Eglise en usage dans «

la province ecclésiastique de Québec, harmonisés pour l'orgue

suivant les principes de la tonalité grégorienne (1860) ; L'ABBE OUELLET, ‘* Monseigneur Hugues (étude) ; Le Cardinal Wiseman; Du catholicisme en Angleterre ; (Rev. Can.) L'Age Prouzx a publié en 1853 une défense de la Religion et du Sacerdoce ; l’ABBe RACINE un ‘“ Discours à l’occasion du service solennel pour les soldats pontificaux qui ont succombé dans la défense du St. Siége, 1860 pp. 39 ; Discours prononcé à St. Roch au triduum de la Société de St. Vincent de Paul, 1865, pp. 52” ; l'ABBE CHAGNON, des ‘ Annales de la paroisse de l’Achigan et une biographie de M. Paré, curé,”

La science, on le voit, n’a fait de progrès réels, en Canada, que depuis les vingt dernières années ; du moins elle n’a eu un mouvement prononcé que depuis de époque. Elle ne s'est pas encore manifestée d’une manière bien éclatante, mais, avec le temps, elle recevra une impulsion plus consi- AE

Ce qu’il importe surtout, c’est la vulgarisation des connais sances pratiques, de manière que toutes les classes de la société puissent profiter de son influence favorable. Nous vivons dans un siècle où les lumières sont le partage de tout le monde. Il faut que le peuple canadien soit en mesure de supporter l'éclat des rayons du soleil de la science qui partent

“de tous les pays environnants. S'il se place en dehors du mouvement qui entraîne les autres pays, il perdra en im-

portance et en dignité. Aujourd’hui les nations luttent sur le noble terrain du‘progrès. Qui n'avance pas recule. Orla science est le plus puissant mobile qui pousse les peuples en avant. lle n'est pas seulement une pure spéculation de Vespritcomme autrefois, faite pour satisfaire les aspirations

nobles de l’intellect. Certes ! ce sera toujours son principal

objet. Mais à part-cela, elle est devenue le levier avec lequel

les hommes arrivent à la prospérité matérielle, En sorte qu'elle est comme le désidératum de l'humanité, en ce qu'elle

satisfait à la fois l'intellect et les intérêts matériels.

En effet, c’est en vouant un culte à l'intelligence que les mations modernes sont arrivées à ce degré de splendeur et :

‘de prospérité matérielle dont elles offrent le consolant

spectacle au XIXe siècle. L'ignorance n’a jamais su produire que la barbarie. Or dans les siècles de barbarie les arts et limdustrie sont dans l’enfance. À mesure que les peuples grandirent, des réformes et des améliorations de toutes sortes se firent remarquer dans leur condition. C’est pourquoi, de nos jours, les nations les plus cultivées, les plus civilisées, les plus riches, les plus heureuses, sont incontestablement celles qui sont les plus instruites.

Ces observations trouvent surtout leur application dans les progrès industriels de notre temps. Certes! Ce fut le

savant qui le premier appliqua la vapeur à l’industrie,

qui substitua la force motrice à la main d'œuvre. Ce fut au nom de la science que toutes les découvertes physiques et

… naturelles se sont faites. Chaque invention doit son existence à la découverte d’un secret scientifique, chaque industrie doit son essor à une théorie, d’abord condamnée comme utopie,

__ rangée ensuite dans le domaine des faits.

On parle beaucoup dans notre pays du mouvement indus-

L triel qui s’accentue chaque jour; heureusement on finit par

L s'apercevoir que le sol ne suffit plus à notre population et que . l'industrie manufacturière doit marcher de pair avec l’indusmtrie agricole. Mais on ne songe peut-être pas assez que

l’industrie manufacturière compte sur trois éléments pour réussir : la science, la main d'œuvre et la matière première, Qu'importe que nous ayons les deux derniers éléments si … nous ne savons mettre en mouvement le mécanisme qui transforme les matériaux brutes en objets commercables. Pour découvrir cette mine et étudier la composition de ce terrain, il faut le secours du géologue ; pour exporter avantageusement tel produit manufacturié il faut le concours du. naturaliste et du géographe afin d'indiquer un marché où la nature ne produit pas de similaires ; pour faire subir à ces cuirs les transformations voulues il faut les lumières du chimistre qui désigne les composés nécessaires à la réaction ; enfin, pour conduire un établissement industriel quelconque il faut les connaissances de la mécanique appliquée. Où sont les maisons d'éducation où l’on enseigne spécialement la métallurgie ou même la physique et la chimie dans ses applications usuelles et journalières ?

Evidemment il y a encore un pas immense à faire. La science ne fait que naître au milieu de nous. Espérons que: ses éblouissantes promesses dissiperont l’apathie du public ; que l'instinct de nos plus chers intérêts réveillera notre énergie nationale,

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