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collectionner, mettre en ordre, annoter les Œuvres de Champlain, fondateur de Québec et premicr gouverneur de la nouvelle-France. Dans cetimmense ouvrage on trouve les renseignements les plus exacts et les plus complets sur les commencements de la colonie, les luttes et L.s hauts faits de nos aïeux, la cruauté, les vengeances, et les mœurs féroces des sauvages, le dévouement des missionnaires,
L'ouvrage contient : Le voyage de Champlain aux Indes Occidentales, precédé d’une notice biographique de Champlain ; le voyage de 1603 ; l'édition de 1613, c’est-à-dire les voyages à l'Acadie de 1604 à 1607, et les voyages au Canada depuis la fondation de Québec en 1608 jusqu'en 1613, avec fac-simile photolithographique de toutes les cartes et vignettes y compris la rarissime grande carte de 1612, et la petite carte de 1613, en son vray mérédien, le quatrième voyage ; l'édition de 1619, avec le frontispice gravé et les vignettes; l'édition de 1632 première et seconde partie ; avec la grande carte et sa T'able ; le Traité de la marine ; le catéchisme en huron du père Brebeuf; l’oraison dominicale traduite en montagnais par le père Massé ; une dessertation sur les cartes de Cham. plain ; un dictionnaire topographique du Canada ancien ; des pièces justificatives et une table générale des œuvres de Champlain.
Il est inutile d'ajouter s’il a fallu beaucoup de travail, de recherches et de patience à M. l’abbé Laverdière pour ré-imprimer les œuvres du célèbre fondateur de Québec, Sans parler de l'exécution typographique qui conserve l'ancien caractère, sans parler des annotations du commentateur, annotations qui dénotent une grande connaissance de notre histoire, M. l'abbé Laverdière à mérité les louanges de tous ceux qui tiennent sincérement à honorer les études historiques dans notre jeune pays. (C’est une œuvre méritoire et une tâche honorable.
Un peuple s’honore toujours en honorant ses grands hommes : voilà pourquoi tout canadien, tout homme né ou vivant sur cette terre depuis longtemps conquise à la civilisation, aujourd’hui livrée au commerce, à l’industrie, à toutes
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les branches de l'activité humaine, ne peut qu'être fier de son passé, se montrer jaloux de l4 gloire des personnages dont le génie entreprenant, l'énergie et les luttes patientes ont contribué à la fondation, à l'établissement de cette partie du continent américain.
Les commenvements périlleux de la colonie, les lutte: des premiers colons, los voyages d'exploration, les découvertes géographiques, les fondements de ville encore existantes, Québec s’élevant sur son roc à la voix de son illustre fondateur, lo passé tout entier, l'histoire du Canada enfin, avec les cartes, les plans, tout cela se trouve habilement réuni dans l'œuvre du savant abbé.
Le catalogue des ouvrages que labs Lavcrdière a publiés ou dont il a surveillé l'imrsssion est considérable, Outre les œuvres de Champlain et le journal des jésuites, il faut encore porter à son crédit: Les ‘ Relations des Jésuites,” trois volumes compacts, grand in-oct., de plusieurs centaines de pages ; le Cours d'Histoire du Canada ? par M. Ferland, seconde partie de 1663 à 1759 ; l’Iistoire du Canada à l'usage des maisons d'édueations ; plusieurs petits opuseules entre autres € Notre Dame de Recouvrance de Québec ” # À Ia Mémoire du R. P: Ennemond Mussé, SJ, ; ? plusieurs livres de chant, entre autres: “le Chansonnier des Collèges,” les “ Cantiques à l'usage des maisons d'éducation, ” trois éditions des “ Chants Liturgique,” la dernière édition du “ Graduel et du Vespéral,” la # Semaine Suinte,” le ‘“ Rituel Romain.” La dernière œuvre qu'il espérait pouvoir livrer bientôt à la publicité, est le “ Paroissien Noté,” œuvre destinée à populariser au milieu de nous le chant de nos églises-
M. Laverdière a été entouré de l'estime et de la confiance de tous les écrivains qui ont élevé à notre histoire de si
précieux monuments. Pour ne citer qu'un des plus illustres, M. Ferland le consultait volontiers et déférait souvent à ses jugements. La table des Relations des Jésuites est à elle seule, disait M. Ferland, un travail extrèment utile, et me rappelle l'infatigable patience des Bénédictins. Qu’'aurait-il dit des notes si nombrouses et si intéressantes, attachées aux œuvres de Champlain ?
L'éditeur des Relations des Jésuites a rendu hommage au zèle patient de M. l'Abbé Laverdière qui l’a si puissamment aidé dans cette publication, de concert avec MM. Ferland et Plante. ‘“ Pleins de dévouement pour cette entreprise que l'on peut appeler nationale, dit il, pendant des années ils ont consacré leurs loisirs à la lecture des épreuves, afin de rétablir l’ancien texte avec un scrupule, qui par respect pour les antiquaires, est allé jusqu’à reproduire fidèlement les fautes mêmes des vieilles éditions.”
Nous avons encore de l'abbé Taverdière une Histoire du Canada à l'usage des maisons d'éducation: L'auteur n'avait qu'un but en publiant cet abrégé : aider les élèves à étudier nos annales ; il a fait plus, il a composé un livre qui attache le lecteur, et lui procure le plaisir de rafraîchir sa mémoire, sans la condamner à l’aridité ordinaire à ce genre décrit.
Hélas! chaque fois qu'il arrive à un citoyen du Canada d'ouvrir un livre, de lire un article de journal ou d'écrire sur des sujets qui mettent en mémoire le souvenir de nos compatriotes exilés aux Etats-Unis, des considérations graves s’imposent naturellement, et nous recherchons la cause du mal qui nous décime. Le mouvement des canadiens aux Etats-Unis est quelque chose qui attire insensiblement l'attention des plus indifférens d’entre nous. Ces groupes multiples qui se rencontrent maintenant dans la Nouvelle-Angleterre, dans l’ouest et mème jusque dans les régions éloignées du Sud, comme ils se sont formé, comme ils ont grandiÿl On éprouvait d'abord une crainte légitime sur leur avenir. En effet, qu'allait devenir la nationalité, la religion, les usages, les mœurs canadiennes au milieu de l’élément américain ? Mais grâce à cette tenacité de la race latine qui la fait se cramponner au sol, tout cela à été préservé. Et aujourd’hui que voyons nous ? Les simples rassemblements de hazard sont devenus peuples ; les groupes se sont faits villages et paroisses; des églises, des écoles, des académies, des journaux, des sociétés littéraires et nationales ont été fondées; l’émulation, la vie sociale, la richesse matérielle, tout cela a surgi comme par enchantement., Maintenant la société américaine
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compte avec les canadiens qui chiffrent pour au delà de 600,000. Le mouvement intellectuel et national a suivi le mouvement religieux. Ilest bien facile de prévoir que le sang français va s’infuser petit à petit dans les veines du peuple américain et que sur le nombre de nos compatriotes il n’en reviendra pas un tiers. On se demande alors quel problème va résotfdre cette fusion et quelle action l'élément latin exercera sur l'élément saxon, C’est une de ces questions qui méritent l'attention des penseurs et qui entre dans le problème de l'avenir du grand peuple des Etats-Unis ; de mème que la question de l'émigration de nos compatriotes est un fait qui peut donner naissance aux théories les plus relevées.
Ces considérations me viennent à propos d'un livre que j'ai devant moi, intitulé: Notre-Dame des Canadiens et les Canadiens aux Etats-Unis. L'auteur, l'ABBE CHANDONNET raconte l’histoire d’une simple colonie canadienne aux Etats- Unis, à Worcester, Massachusetts. C’est l’histoire intime de toutes les missions canadiennes chez nos voisins, des péripéties par lesquelles elles passent, du rôle du prètre catholique et de la générosité des fidèles.
Dans la dernière partie, qui est de beaucoup la plus intéressante, l’auteur étudie les causes ‘de l’émigration et cherche le remède à cette situation. Elle est bien traitée, En général le livre fait honneur au talent de M. l'abbé Chandonnet qui, espèrons le, n'en est pas à son dernier ouvrage littéraire, S
L'abbé Chandonnet est docteur en philosophie et en théologie du collége romain, et en droit canon de l’Apollinaire. Il est un des esprits les plus remarquables que le Canada ait produit, Ceux qui ont vécu dans son intimité savent avee quelle rapidité son intelligence embrasse un sujet; elle le pénètre dans toute sa profondeur et l’éclaire d'une lumière aussi vive qu'imprévue. D'une clarté et d’une précision admirables, son esprit a cette originalité qui n’est que la quintessence du bon sens appliqué aux questions les plus ardues de la philosophie et de la théologie.
Habitué, par l’inclination de son talent et par les études auxquelles il s’est plus particulièrement adonné, à une langue technique, dépourvue d’ornements, précise, froide, on ne pouvait supposer que M. l'abbé Chandonnet füt un écrivain, Le livre que nous avons sous les yeux, cependant, est parfaitement écrit. Le style en est plein de relief, pittoresque, entraînant. Parfois M. l'abbé Chandonnot s'élève à ja plus haute éloquence:
M. L'ABBe VERRAULT, Principal de l'Ecole Normale Jacques Cartier s'est voué 4 l'étude de l'histoire du Canada, Ses corninaissances sont fort étendues, ct je n’en veux point d’autres preuves que les savantes loses qui accompagnent plusieurs de nos ouvrages canadions. Il ext l’âme de la Société Ilistorique de Montréal et les Mémoires do cette socété sont Le fruit de son travail et de ses études. Tout le publie instruit attend avec fnpatienco son volume intitulé : Le Siége de Montréal en 1775, qui doit paraitre prochainement. L'auteur publiera dans cet ouvrage plusieurs relations inédites sur cette époque, entre autres celle de Sanguinct, Badeaux, de Lorimicr et autres.
L'opinion du savant abbé fait autorité en matière, d'antiquités canadiermes,
Il ne n'appartient pas de porter un jugement sur l'ouvrage de M. GonzALve Dourre intitulé: Æistoire du Droit Canadien. Mon nom est mélé à cette publication et je suis tenu de nr'éclipser. Cependant je ne puis laisser dans l'ombre le nom du collaborateur distingué, a qui revient tout le mérite de l’œuvre,
Cet ouvrage est l’histoire documentaire et authentique, écrite par elle-même, c’est à-dire par les Chartes, les Edits, les Ordonnances, les Actes des Gouvernements, des Chancelleries et des Ministères, les sentgnces des tribunaux administratifs et judiciaires, les délibérations et lois des parlements.
Le premier volume, qui comprend au delà de 800 pages, est publié; le second volume es. actuellement sous presse.
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Je loue le zèle et l'amour du travail qui distinguent M, Joserx Tass£, traducteur à la chambre des communes du Canada. Ses travaux en prose sont déjà nombreux. Etau train qu'il y va ce n’est encore qu'un commencement, M. Tassé n'est pas un littérateur soigné, souple, délié; il ne connaît pas tous les secrets de la langue et son style n’a pas la variété, la flexibilité et le naturel charmant qui plaisent tant au lecteur. Mais c’est un chercheur infatiguable qui se plait à casser des noix dans le jardin de l’histoire de son pays. Il vous fera des recherches nuit et jour dans les réduits poudreux afin de léguer à la postérité les actions d’un homme médiocre. C’est le chantre des petits héros et des actes ordinaires de la vie sociale ou domestique. Il vous dira ce qu’a eté tel marguillier de son village ou tel juge de paix de la vallée de l'Ottawa C’est un peintre paysagiste en histoire si je puis m'exprimer ainsi.
Je ne veux pas dire que les Canadiens de l'Ouest, ces vieux pionniers qui ont ouvert le sol et colonisé tout un monde, soient indignes d’être rangés parmi nos illustrations historiques. Oh! non, c’est une spécialité pour laquelle je donne beaucoup de louanges. Il n’est pas donné à toutes les plumes de tracer le câdre immense de l'histoire générale du Canada, et l’humble jardinier qui cultive son petit coin de terre a souvent autant de mérite que celui qui a l’intendance de tout le parterre. Les Canadiens de l'Ouest sont un livre qui redira pendant longtemps les privations et les sacrifices de toutes sortes que les colons canadiens se sont imposés pour ouvrir de nouveaux horizons à la colonisation américaine. Et il n'est pas mauvais que le public instruit 4e ce continent sache ce que la race française a accompli dans le grand œuvre de la civilisation sur cette terre d'Amérique. C’est done une pensée généreuse qui a animé l’auteur et je l'en loue, lui et ses écrits,
Outre les Canadiens de l'Ouest, qui forment déjà un fort volame, il faut citer de M. Tassé d’autres brochures : Le Chemin du Pacifique et La Vallée de l'Outaouais. Son étude sur le pacifique canadien comprend 62 pages de laborieuses re-
cherches, divisées en cinq parties: 10. Le Chemin du Pacifique— aperçu historique de l’entreprise ; 20. Praticabilité de la route ; 30. Coût de la ligne et son exploitation ; 40, Le Cheniin du Pacifique et le commerce asiatique; 50. Les ter. ritoires du Nord-Ouest et la Colombie Britannique.
Dans La Vallée de l'Outaouais l'auteur examine cette partie du pays sous le rapport de sa condition géographique ; ses ressources agricoles et industrielles; ses exploitations forestières ; ses richesses minérales; ses avantages pour la colonisation et l'immigration; ses canaux et ses chemins de fer.
On peut ajouter à ces écrits plusieurs travaux de courte haleine, publiés dans La Revue Canadienne et l'Album de la Minerve.
M. BENJAMIN SULTE, du département de la milice, s’est fait une réputation méritée par ses travaux en prose. Outre une foule d'articles bibliographiques et autres, publiés dans La Revue Canadienne et l'Album de la Minerve, il a encore dans ses cartons une histoire financière du Canada, un travail sur la colc ‘'sation de l'Ouest, intitulé: Découvertes et Découvreurs. Mais M. Sulte a compris qu’il lui importait de laisser une œuvre plus durable encore, C’est pourquoi il a entrepris d'écrire l'Histoire de la ville des Trois Rivières et de ses environs, son pays natal. Nous n'avons encore que la première livraison de ce travail qui parconséquent s’arrète à 1637. La seconde livraison est actuellement sous presse et sera prochainement livrée au publie. ‘“Renouer, dit l’auteur dans sa préface, la chaine des traditions locales; mettre en évidence les noms des plus anciennes et des principales familles du district, et réunir les opinions des hommes importants qui se sont occupés de cette partie de la province de Québec, tel est en peu de mots notre but.
“ Nous aurons d’abord à raconter les guerres dont ces endroits ont été le théâtre; la fondation et les agrandissements successifs de la ville, ainsi que l’arrivée des principaux groupes de famiiles qui en colonisèrent les environs. Plus tard, un examen des ressources naturelles des Trois Rivières
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ette Histoire sera, en outre, enrichie de cartes, de plans et d'autographes qui, à en juger par ceux de la première livraison, lui ajouteront un grand prix. Elle fourmille aussi de notes et de renseignements inédits, que M. Sulte n’a pu se procurer que grâce à un travail de bénédictin, La ville de Trois Rivières réveille de nombreux souvenirs historiques, son histoire ne peut manquer d’être intéressante, M. Sulte décrit très minutieusement les premiers voyages des français et les faits qui se rattachent à cette partie du pays.
Des circonstances sans doute incontrolables ont empêché l'auteur de terminer cette œuvre favorite. Mais nous ne perdons rien pour attendre. M. Sulte n’est pas homme à se décourager. Il l’a dit d’ailleurs: nous l’aurons quand même. Plume fertile, infatigable, souple à prendre tous les tons pour parler sur tous les sujets, M. Sulte jouit d’une belle réputation littéraire acquise par le travail et aussi par ses talents naturels. Tour à tour poëte et historien, publiciste et homme
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consacrent leurs loisirs aux travaux de l'intelligence. Il a voué au Beau un culte qui ne s’est jamais démenti. Au reste, le charme de ses écrits, son style souple, naturel et naïf en font un des auteurs aimés du lecteur canadien,
Je mentionne ici avec plaisir le nom d’un homme qui a rendu des services éminents à la colonisation : M. l’ABge Prevosr, curé de la paroisse de St. Henri de Mascouche, dans le comté de i Assomption, Ce modeste abbé a dans ses cartons, des notes précieuses qui, je l'espère, seront publiées avant longtemps ; entre autres, une histoire détaillée de la paroisse de Mascouche. Mais l’ouvrage qui devra surtout attirer l’attention du public est un grand travail historique sur la région nord du $t. Laurent, embrassant spécialement la Vallée de la Mantawa. L'auteur parcouru toute cette région pittoresque et il nous en a donné des cartes fidèles qui servent de guide aux exploraterrs. Les services qu'il a rendus à la colonisation dans cette partie du pays sont incalculables, et l’histoire lui en sera reconnaissante,
M. AzrreD SANDHAM à publié, en 1870, un ouvrage inté. ressant, intitulé: Ville Marie, or, sketches of Montreal past and present. Cet ouvrage renferme une grande multiplicité de faits relatifs à l'histoire de la ville de Montréal. La statistique y entre pour une large part. Des cartes, plans, etc, sont annexés au volume.
L'auteur était déjà connu par son travail intitulé: Coins, Tokens and Medals of Canada.
M. Huaner LaTouR s'est dévoué à une œuvre favorite: l’histoire des institutions religieuses du pays en général et de Montréal en particulier, Son Annuaire de Ville-Marie g’aceroit annuellement de l’histoire de toutes les institntions nouvelles et de tous les détails de statistique et d'archéologie non encore publiés. On trouve dans cet annuaire l’histoire des différentes paroisses du district de Montréal et des renseignements sur l'origine, l'utilité et les progrès de nos établissements où communautés de religieux et religieuses, C’est, on le voit, une petite histoire intime, renfermant des détails futils il est vrai, mais capables d’éclaireir certains faits généraux de l’histoire du pays. Nous devons encore à M. Latour des Annales de la Tempérance, 1854, pp. 80.
On a imprimé ces années dernières un petit pamphlet qui sent l'antiquité mais qui contient des détails excessivement utiles pour nous. Cette brochure éclaircit même certains points obscurs de notre histoire; c’est le Journal du Siége de Québec en 1859, par JEAN CLAUDE PANET, L'auteur décrit les événements et les péripéties de la période la plus solennelle de notre histoire. Il a été le témoin oculaire de tous les faits qu’il raconte. Malheureusement ce journal est incomplet, le manuscrit a été rongé par la dent du temps. L'auteur s'attache surtout à raconter les opérations de l'armée française.
Les amis de l'éducation s'intéressent à lire les Ætudes Bio graphiques : M. l'Abbé Raïmbault, archi-prêtre, curé de Nicolet, ete, M. Abbé Leprohon, archi-prètre, directeur du séminaire de Micolet, ete. Dans ce récit, on voit avec plaisir les efforts dé ployés par ces deux hommes de bien pour consolider l'œuvre
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du Collége de Nicolet, On y trouve de nombreux détails qui se rattachent incidemment à une foule d'événements religieux ou purement civils, C’est à la fois une lecture pieuse et utile.
Le mémoire accompagnant la requête présentée à la chambre d'assemblée du Bas-Canada par le clergé catholique de cette province contre l'admission des Notables dans les assemblées de fabrique, a été publié en 1831, ZLa grande question des Fubriques, par un AMI DE L'ORDRE, parut en 1831; la Liste des évêques et prêtres du Canada, en 1834; Les affaires du pays depuis 1828 à 1834, en 1834.
Louis CHARLAND, décédé en 1833, s’est fait connaître comme géographe et antiquaire. La première carte correcte que nous ayons du Canada a été dressée par ses soins, assisté des lumières de M. DuBerGer. Il publia avec M. W. Van- DENVELDEN, en 1803, des Æxtraits des titres de concessions de terres en seigneurie.
M. L'Age Bois, curé de Maskinongé, a dans ses riches cartons plusieurs ouvrages historiques importants, entr’autres une vie de Madame de la Peltrie, qu'il publiera bientôt,
Nous devons à M. L’AgBz Roux, du séminaire de St. Sulpice, une Vie de la sœur Bourgeois (1818), à madame JEANNE Roy, institutrice, un Abrégé d'histoire et de géographie du Canada (1864), publié en anglais, à l'usage des écoles ; à AuuROY GUEROD, des Notes diverses sur le Canada, (1835) ; à M. Anprew BELL, une traduction en anglais de l'Histoire du Canada de Garneau (1862), et une Biographie du général Wolfe (1859); à M. AnezanD Bovucuer, un Tableau synoptique et synchronique de l'Histoire du Canada (1858) ; à NoEz Bowen N. P., An essay on the social condition of the coast of Labrador, et, An historical sketch of the Isle of Orleans (1860) ; à M. ARTHUR DANSEREAU, rédacteur de la Winerve, des Annales historiques du Collége de l'Assomption depuis sa fondation (1869); à Tomas Sravrow Brown, syndic officiel (1803), une Histoire du Grand Tronc (1864), un Rapport sur le choléra ét l'immigration, et une Histoire des troubles de 1837 ; à Ro-
BERT CELLEM, un livre sur le passage du Prince de Galles en Canada, en 1860; à M. F. Driscozz (1830), Memoirs of a
Canadian, The twelve days campain (1866) ; Ideas on military
tactics (1860) ; Sketch of the Canadian Ministry (1866), pp. 130 ; à Lorp DurHaAM, Reports and despatches on the affairs of British North America (1839), pp. 423; à W. Linpsay, Narrative of the invasion in Canada by the American Provincials under Montgomery and Arnold (1826) ; au père Fezix MARTIN, Manuel du Pélerin de Notre-Dame de Bonsecours à Montréal (1848), pp. 178; Relations des Jésuites sur les découvertes et les autres événements arrivés en Canada et au Nord et à l'Ouest des Etats-Unis (1611-1672), traduit de l'anglais de O’Callaghan, pp. 79; Relation abrégée de quelques missions des PP. de la comp. de Jésus dans la Nouvelle-France, traduit de l'Italien du P. Bressiani (1852); Relations de la Nouvelle France-1773-79 (1860); Relations inédites de la Nouvelle-France-1672-79 (1861), en deux volumes; Première mission des Jésuites du Canada, Lettres et documents inédits (1864) ; à MessrREe PA- QUIN, ancien curé de St. Eustache, Journal historique des événements arrivés à St. Eustache pendant la rébellion du comté du Lac des deux montagnes (1838) ; à J. A. PLiNauer, Souvenirs sur les commencements de l'Union St. Joseph de Montréal (1866), pp. 72; à Louis Josern RAOINE, Souvenirs historiques du Canada (1865); à J. O. TurGeoN, Biographie de Camile Urso (1865), pp. 34.
Les ouvrages publiés sous les auspices de la société historique de Québec sont très nombreux. Ces différents volumes, connus sous le nom assezsingulier de Transactions sont du plus grand intérèt pour celui qui veut faire des études d'archéologie canadienne, La plugÆfärt du temps ce sont des mémoires inédits d’une grande importance qui éclaireissont des points obscurs de notre passé,
Voici la liste des documents contenus dans les diverses séries publiées sous les auspices de cette société,
Vol 1. Listof the ofticers of the Literary and Historical Society of Québec, and preface. Inaugural address. On the Geology of Lake Superior, par le Commandeur H. W. Bay-
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FELD, R.N. On colouring Materials produced in Canada, par W.GR&EN, Esq. On Meteorological Phenomena observed in Canada, par le Capitaine BonnycasTLe, R. E. Notes on the Saguenay County,par A. Stuart, Esq. Observations on a few of Rocks and Minerals of Upper Canada, par le Captaine Bon- NYCASTLE, R. E. On the Geology of a portion of the Labrador Coast, by Lieutenant BanGeLey, R. E. On the Geognosy of a part of the Saguenay country. On the Ancien Etruscans, Tyrrhenians, or Tuscans, by A. Sruarr, Esq. Notes on the country about the Falls of Montmorency, by Wm. GREEN, Esq. On the Recent Shells which characterize Quebec and its environs, by Mr. SHEPPARD of WoopriEL». Journey across the Continent of North America, by an Indian Chief, from Mr. LePaGg pu PRATZ, communicated by A. STUART, Esq. Observation on the American Plants, described by Charlevoix, par W. SnePpaRD, Esq. Observations on the Myrtus Carifera or Myrtle-wax shrub, par W. GREEN, Esq. Catalogue of remarkable coincidences inducing a belief of the Asiatic Origin of the North American Indians, par Mercer, R. A. Observations on Crikets in Canada, par d. Hazx. Catalague of Canadian Plants, presented to the Liteary and Historical Society, par la Comtesse de DALHOUSIE. Catalogue of the Mineralogical collection belongir x to the Literary and Historical Society. District traversed by the St Maurice Expedition, in 1829. Processes used in Dying, among the Huron Indians, par Wim. GREEN. Sketches of the Tète de Boule Indians, par J. Adams, Esq. Notes on some of the Plants of Lower Canada, by Wm. SHEPPARD, Esq. On Length and Space, par D. Wirzkig. Additional Notes on the Geognosy of St. Paul’s Bay, par BADDELEY Grammar of the Huron Language, by a Missionary of the Village of Huron Indians, translated from the Latin, par Mr, J. Wizkie. Sur le canon de Bronze trouvé en 1826, sur un banc de Sable dans le fleuve St. Laurent, par AMABLR BerrueLor, Ecr. Remar. on the country lying between the Kivers St. Maurice and Saguenay, par INGALL. Notes upon the Dark Days of Canada, par le juge SEWELL. Topo.
graphical notices of the Country lying between the mouth of the Rideau and Penetanguishine, par A. SHiIRErr, Esq. On the Texile Substances in use among the North American Indians, par W. GREEN, Esq. Autograph Letter of Cotton Mather on Witchcraft. Plan raisoné d'éducation générale et permanente, pur J. E. PERRAULT. On Stoves used in Russia for warming dwelling Iouse, par le juge SEWELL. On the localies of Metallie Minerals in the Canadas, par Banpezey. Letters on Minerals, Mineral Waters, &ec., &c. List of Donations to the Society. Catalogue of the Library. Catalogue of Instruments and Apparatus. An Address by J. SKkey. Vol. IL. On Coral Animals in the Gulf of $t. Lawrence, par Bayriezp. Abstract of the Metcorological Journal kept at Cape Diariond, Quebec, from the first of January 1824 to the 31st December 1831, with someremarks on the climate of Lower Canada, par W. KELLY, M.D. Theory of Paralled Lines ; being an attempt to demonstrate the Twelfth Axion of Euclid, by L. Wizkte. Notes on some of the Plants of Canada, by W. SxepparD. On the Magdalen Islands ; being the substance of Four Reports, par BADDELEY Vol. III. On the Temperature, Fogs and Mirages of the River St, Lawrence, par W. Kezzy, MD. Pigments of Canada, by Mr. GREEN. On the Medical Statistics of Lower Canada, by W. Kezzy, M.D. Notes on some of the Canadian Song Birds, by Mrs. SHEppARD. On an Inscription found in the heart of a Tree by W. SxerxaRp. Analysis of Mineral Water sent from Gaspé. Ancient Document relating to Acadia. Descriptive sketch of St. Paul's Island at the entrance of the Gulf of St. Lawrence, by Mr. Adams. On the Temperature of the Springs at Quebec, by Dr. KELLY. Travertine or Calcareous Tufa, by IL. D. SeweLzLz. Canadian Etymologies, by A. Sruarr, Esq. A Geological sketch of the most South-Eastern portion of Lower Canada, by Lieut: BADDELEY, R. E. Abstracts of a Meteorological journal kept on Lake Superior, in 1824 Abstract of a Metcorological Regiter kept at Cape Diamond, Quebec, from January 1832 to December, 1834. Notes on ne Ancient English and
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