‹ Histoire de la littérature contemporaine en RussieChapitre 25 sur 90 · Penonoage très-«élèbi« àknn par ses iMmêêm · texte numérisé non relu

Penonoage très-«élèbi« àknn par ses iMmêêm

rendre à son poste. En passant par Tîflis, il épousa la princesse Tcbeytchéyadzé. L^année d'après (1829) il n'était déjà plas.

Voici ce qu'écrit à ce sujet Pouchkine, un autre grand poète qui était allé chercher au Caucase de nouvelles impressions :

tt Ayant traversé la rivière, je rencontrai un chariot attelé d'une paire de bœufs et conduit par quelques Grusiens. — D'où venez-vous? leur demandai-je. — De Téhéran. — Que menez-vous là? — Griboïédof! » C'était le cadavre de Griboïédof que l'on transportait à Tiflis. Je croyais ne jamais plus le rencontrer ! Je l'avais quitté à Pétersbourg, l'an dernier» lors de son départ pour la Perse. D était triste et avait d'affreux pressentiments. Je tâchai de le rassurer. Il me répondit : « Yùus ne cùnnaùsez pas ces gens-là; vous verrez qu'il faudra jouer des couteaux^ /i» D'après lui, la mort du Shah et les luttes intestines de ses soixante-dix fils devaient être le signal d'un massacre épouvantable. Mais le vieux Shah vit encore; et les paroles prophétiques de Griboïédof se sont réalisées^ car il est tombé sous le poignard des Persans. Son cadavre défiguré fut, pendant troisjours, le jouet de la populace de Téhéran. On ne put. le reconnaître qu'à cause de sa main qui, autrefois, lors d'un duel, avait été traversée par une balle de pistolet. »

Il est curieux de connaître le jugement que porte Pouchkine sur son illustre contemporain.

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