Dans Bug-JargaL
réuiiiflBait d'une main diligente, les feuilles jaunissantes de Tau- .Igniie, aux boutons d*or du printemps. En un mot, il était prêt
pour le drame et pour la lutte extérieure enfin!
c Du reste, il y a du drame dans la poésie, il y a de la poésie « dans le drame. Le drame et la poésie se pénètrent comme toutes
< les facultés dans Thomme, comme tous les rayonnements dans « l'univers. L'action a des moments de rêverie; Macbeth dit: Le
< martinet chante sur ks tours; le Cid dit : Cette pâle clarté c ^i tombe des étoiles; Scapin dit: Le ciel s'est dégmsé ce soir
< en Searamouche, Nui ne »e dérobe, en ce monde, au ciel bleu, c anx arbres verts, à la nuit sombre, au bruit du vent, au chant c des oiseaux. e
c De son côté , la rêverie a des minutes d'action ; Tidylle à « Gallus est pathétique comme un cinquième acte ; le quatrième « livre de VÉnéide est une tragédie ; il y a une ode d'Horace c qui est devenue une comédie de Molière : Donec gratus eram c tiblj c'est le Dépit amoureitx.
La plaine brille heureuse et pure ; Le bois jase, l*herbe Heurit...
Homme, ne crains rien, la nature Sait le grand secret et sourit.
Ainsi, en bonne critique, et malgré ce titre fastueux : Histoire de la littérature dramatique , il était impossible de couper M. Victor Hugo en deux parties égales, d'oublier l'auteur des Oefef, pour ne s'occuper que de l'auteur des tragédies et des drames. Cet homme est un poète complet, il marche entouré de 866 poëmes, comme on dit que M. de Sully se promenait dans son parc, précédé et suivi de ses hallebardiers.
Et c'est pourquoi il faudra toujours réunir au théâtre de M. Victor Hugo, les Odes, les Orientales, les Feuilles d'Àutomme f les Rayons et les Ombres, les f^oix intérieures et les Chants du Crépuscule.