‹ Histoire de la littérature espagnole de G. TicknorChapitre 30 sur 65 · EON. Esa es gala y gentileza · texte numérisé non relu

EON. Esa es gala y gentileza

Digna de tu ingenio claro Que el mundo admira y célébra Por dos veces à Castilla Eue un fidalgo desta tierra,

Que quiero encubrir el nombre Hasta que su engano sepas :

Porque le quieres de modo.

Que tcmiera que mis quejas No ballaran justicia en ti Si otro que tù mismo Tueras.

Posé entrambos en mi casa,

Solicité la primera Mi voluntad.

rey. Di adelante

Y no te oprima vergüenza ;

Que tambien con lus jueces Las personas se conftesan.

leon. Agradeci sus engaiios;

Partisse, Doré su ausencia :

Que las partes deste hidalgo,

Cuando él se parte, ellas quedan.

Volviô otra vez y volviô ;

Mas duicemente sirena,

Con 1a vos no vi el engano.

; Ay Dios ! senor, si nacieran Las mujeres sin oidos,

Yaque los hombres con lenguas. (I)

(J } le roi. Attends.— Pardonne-moi si, sans te connaître, — J’ai manqué de cette courtoisie que je dois — Dignement à ton père et à loi. — léonora. C'est une galanterie et une gentillesse — Digne de votre brillant génie — Que le monde admire et vante. — Par deux fois en Castille, — S’en alla un hidalgo de cette terre. — Je veux en cacher le nom — J usqu’à ce que vous connaissiez sa fourberie. — Parce que vous l'aimez de telle manière — Que je craindrais de voir mes plaintes — Ne pas trouver justice en vous — Si vous étiez un autre que vous-même. — Iæs deux fois, il devint l’hôte de ma maison — Et il réveilla, la première — Mon premier amour, le roi. Parle, continue. — Que la honte n’opprime pas ton cœur! — C’est aussi aux juges

— Que les &mes peuvent se confesser. — léonora. Je fus sensibleàses tromperies. — 11 partit, je pleurai son absence. — Les souvenirs de cet hidalgo — Restent lorsqu’il s’en va. — Il revint une autre fois et il revint encore. — Mais douce sirène,

— De la voix, je ne distinguai pas l’erreur... — Grands Dieux ! seigneur, — Si les femmes naissaient sans oreilles, — Puisque les hommes ont tant de langue.

Llamome al fin, corao suele A la perdiz la cautela Del cazador engafioso,

Los redes entre la yerba.

Resistime ; mas i qué importa Si la mayor fortaleza No contradice el amor.

Que eshijode las estrellas?

Una cédula me hizo De sermi marido, y esta Debiô ser con intencion De no conocer la deuda En estando en Portugal,

Como si el cielo no fuera Cielo sobre todo el mundo,

Y su justicia suprema.

Al fin, seftor, él se fué Ufano con las banderas De una mujer ya rendida :

Que donde hay amor, no hay fuerza.

Despojos trajo i su patria,

Como si de Africa fueran,

De los Moros que en Arcila Vinciste en tu edad primera,

O de los remotos mares De cuyas blancas arenas Te traen negros esclavos Tus armadas portuguesas.

Nunca mas vi letra suya ;

Llorii mi amor sus obsequias,

Hice el tùmulo del llanto,

Y de amor las hachas muertas. (1)

(1) Il m’appela enfin, ainsi que d'ordinaire — Appelle la perdrix, la ruse — Du chasseur trompeur — Dans les filets cachés sous l’herbe. — Je résistai ; mais qu’importe? — La plus grande forteresse — Ne peut résister à l’amour, — A l’amour, fils des étoiles. — Il m’écrivit un billet, — Me promettant d’être mon mari, promesse, — Avec l’intention sans doute — De ne pas reconnaître la dette, — Puisqu’il était en Portugal ; — Comme si le ciel n’était pas — - Le ciel sur tout l’univers, — Et si sa justice n’était pas la justice suprême. — Enfin, seigneur, il s’en alla — Tout fier, avec les drapeaux — D’une femme déjà rendue ; — Car là où il y a de l’amour, il n’v a plus de force. — Il emporta ses dépouilles dans sa patrie, — Comme si elles venaient d’Afrique, — Des Maures qu’à Arcilla — Tu as vaincus, dans ta première jeunesse, — Ou de ces mers lointaines, — Aux sables blancs, — Qui t’envoient de noirs esclaves — Sur tes flottes portugaises. — Jamais je ne ris de ses lettres. — Mon amour pleura ses funérailles. — Je fis des pleurs le tombeau — Et j’éteignis les feux de l’amour.

Casii et Principe tu hijo Con nuestra infanta, que sera Parabien de entrambos reinos.

Vinô mi padre con ella,

Vine con él & Lisboa, *

Donde este fidalgo niega Tan justas obligaciones,

Y de suerte me desprecia,

Que me ha de quitar la vida Si tu Alteza no remedia De una mujer la desdicha.

4 Vive lacédula?

Fuera

Error no haberla guardado.

Yo conoceré la letra,

Si es criado de mi casa.

Sefior, la cédula es esta, i La flrma dice : D. Juan De Sosa! No lo creyera,

A no conocer la Arma,

De su virtud y prudencia (I).

Le dénoùment consiste naturellement dans le mariage qui devient ainsi un acte de la parlai te justice du Roi.

Colomb ligure, comme nous l'avons dit, dans cette pièce. Il y est introduit avec peu d'habileté, mais la dignité de ses prétentions n’y est nullement oubliée. Dans un autre drame consacré à la découverte de l’Amérique, El Nuevo Mundo de Cristobal Colon, son caractère est mieux tracé et développé d'une manière plus vraie. La composition elle-même embrasse les événements de la vie du grand almirante, depuis ses premiers et vains

REV

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