‹ Histoire de la littérature française au XIXe siècleChapitre 42 sur 106 · LE CONTE · texte numérisé non relu

LE CONTE

ANDRIEUX (Jean-Stanislas)

Au commencement de ce siècle, Daru, Baour-Lormian, Désaugîers, Pons (de Verdun), Deguerle, Andrîeux se sont plus ou moins distingués dans le conte. De tous ces conteurs, un seul, Andrieux, se lit encore.

Jean-Stanislas Andrieux, juge au Tribunal de cassation sous la République, membre du conseil des Cinq-Cents sous le Directoire, tribun sous le Consulat, professeur de littérature française sous TEmpire, sous la Restauration et sous le Gouvernement de Juillet, fut toute sa vie un fin et exquis littérateur. Il a laissé plusieurs contes en vers et en prose, parmi lesquels le conte si connu du Meunier de Sans- Souci et le Doyen de Badajoz qui, par la grâce légère, prompte et facile, par le naturel piquant, caustique et ingénieux, par Texquise pureté du langage, et aussi par certaines nuances de philosophisme, rappellent son maître Voltaire.

BOUILHET (Louis)

Louis Bouilhet, sur lequel nous donnerons des détails quand nous étudierons ses œuvres dramatiques, a publié un conte romain, Mélœnis, en cinq chants divisés par strophes de six vers à deux rimes. Ce récit abonde en détails voluptueux, en tableaux de mœurs qui donnent une idée de la corruption romaine sous Tempereur Commode. Une description des jeux et des luttes de gladiateurs dans Tarëne est saisissante de vérité.

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