‹ Histoire de la littérature française au XIXe siècleChapitre 44 sur 106 · VIENNE · texte numérisé non relu

VIENNE

Dans la préface de ses Fables, M. Yiennet nous apprend de quelle façon il fut conduit à se livrer à un genre de poésie où il ne tarda guère à passer maître :

c De tous les genres de littérature que j'ai cultivés pendant ma vie, la fable est celui auquel je songeais le moins. Un aimable vieillard, qui se plaisait à rassembler dans son salon les poètes et les littérateurs de son temps, M. du Tramblay^ me conseillait, il y a un quart de siècle, d*en essayer : « Faites des c< fables, vous m'en remercierez, d me disait-il. J'avais presque envie de lui répondre : « Vous êtes orfèvre, monsieur Josse ; » mais il n'était pas possible de jeter à ce bon vieillard un mot qui pût blesser son extrême bonhomie.

« Un autre de nos fabulistes me tenait à peu près le même langage. C'était M. Lebailly, dont les ouvrages ne méritent pas Toubli dans lequel ils paraissent tomber.

« Il me disait comme M. du Tramblay : « Faites des fables, » et comme il méditait alors une collection de chefs-d'œuvre de tous les fabulistes morts ou vivants, il me priait bonnement de lui faire deux ou trois chefs-d'œuvre pour les insérer dans son recueil. »

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