‹ Histoire de la littérature française (volume 2)Chapitre 108 sur 281 · CHAPITRE Y PASCAL ET PORT-ROYAL · texte numérisé non relu

CHAPITRE Y PASCAL ET PORT-ROYAL

Sommaire: i° L'abbaye de Port-Royal, dans la vallée de Chevreuse, fut réformée en 1608 par Angélique Arnauld. I^abbe de Saint-Cyran en devint le directeur spirituel en i633. Plusieurs laïques se retirèrent auprès de cette abbaye; on les appela les Messieurs de Port-Royal. Les plus célèbres sont: le Grand Arnauld, Antoine Le Maître, Nicole, Lancelot, etc. — Le jansénisme est une doctrine théologique sur la grâce, extraite de lAugustinus, ouvrage de Jansénius, €vêque d'Ypres. Cette doctrine pénètre à Port-Royal par Saint-Cyran. La Sorbonne fait condamner à Rome VAugustinus ; Port-Royal se soumet en droit, mais non en fait. — La casuistique est l'étude des cas de conscience à l'usage des confesseurs ; les jansénistes reprochent aux jésuites d'être des casuistes trop complaisants. — Port-Royal est persécuté, et finit par être détruit en 1710.

2° Biaise Pascal (1623-1662) montre dès l'enfance des disposisitions remarquables pour les mathématiques. 11 est gagné au jansénisme et se retire à Port-Royal où il écrit les Provinciales ex où il prépare une Apologie de la religion. - Les Provinciales sont des lettres, au nombre de dix-huit, sur la question de la grâce et contre les jésuites. Elles nous intéressent surtout aujour-^ d'hui par leur style, qui va de la familiarité comique à l'éloquence. — Après la mort de Pascal, on publie (1670), sous le titre de Pensées, les fragments de son Apologie inachevée. Parmi les éditions suivantes, il faut retenir celle de Condorcet (1776), avec notes de Voltaire, et celles de Faugère (1844) et de Havet (i85 1 ), où le texte a été rétabli d'après les manuscrits. — Il est difficile de retrouver l'ordre que Pascal aurait suivi dans cette apologie du christianisme ; on sait seulement qu'il s'adressait aux libertitis de son temps, qu'il partait d^une analyse psychologique et morale de l'homme, et qu'il cherchait à expliquer cette énigme par la philosophie et les religions ; le christianisme apportait seul la

solution. — Écrivain, Pascal est avant tout naturel ; il est le plus

vrai et le plus sublime des génies du dix-septième siècle. 3° Influence de Port-Royal. Cette influence s'exerce sur les

caractères, sur la prédication, sur l'enseignement.

i. — L'abbaye de Port-Royal. — Principaux écrivains îansénistes.

L'abbaye de Port-RoyaL — Dans la vallée de Chevreuse, à six lieues de Paris, existait, depuis le treizième siècle, une abbaye de femmes de l'ordre de Cîteaux. En 4602, Angélique Arnauld, fille d'Antoine Arnauld, célèbre avocat au Parlement de Paris (1), en fut nommée abbesse. Elle ne semblait avoir aucune vocation, et rien ne pouvait faire prévoir qu'elle dût réformer la vie très mondaine de ce couvent. Mais, en 1608, un sermon prêché par un capucin de passage, et qui parla avec force sur la beauté de la vie religieuse, lui toucha le cœur à tel point qu'elle résolut de ramener son abbaye à la stricte observation de l'ancienne règle. Elle éprouva d'abord de sérievises difficultés, même de la part de sa famille, à qui elle se vit obligée d'interdire la libre entrée de la maison (2). Peu à peu, elle arriva à réformer plusieurs abbayes de son ordre, et elle fonda à Paris, en 1625, une nouvelle maison (3). En 1633, la mère Angélique commença à prendre pour directeur de ses religieuses Duverp:ier de jj^uranne, abbé de Sainî-Cyran (1581-1643). C'est par lui quele jansénisme pénétra à Port-Royal.

Les Messieurs de Port-Royal. — L'abbé de Saint-Cyran réunit à Port-Royal-des-Ghamps un certain nombre de pieux laïques, résolus à vivre dans la plus stricte obser- J vation du christianisme, et qu'on appela au dix-septième siècle : les Messieurs de Port-RoyaL On y vit venir plusieurs membres de la famille Arnauld ; l'aîné des fils d'Antoine, Tavocat (f 1619), Arnauld d'Andilly, s'y relira en 1645, et consacra les trente dernières années de sa

(1) Antoine Arnauld se distingua surtout par son plaidoyer en faveur de l'Université contre les Jésuites (1610).

(2) Lire, dans Sainte-Beuve, Porl-Royal. Livre I, ch. lâJoiir^ née du Guichet,

(3) Port- Roy (d de Paris, situé sur le boulevard actuel de Portuoyal. îl en subsiste quelques bàliments, enclavés dans un service de l'Assislauce publique.

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vie a des travaux d'érudition et de tliéologie. Il eut pour fils Pomponne, qui fut ministre, et mêlé au procès de Fouquet (voir Lellves de Mme de Sévirjné). — Un autre fils d'Arnauld d'AndilJy, Arnanld de Luzancy, avait devancé son père à Port-Royal. — Trois de ses neveux s'y étaient également établis : Antoine Le Maître (1608-1658), le plus grand avocat du dix-septième siècle, qui, à 1 âge de vingtneuf ans, renonça aux succès du barreau, et se consacra aux petites écoles de Port-Royal ; — Isaac Le Maîtrena Le Maître de Sacy (1613^1684), qui fut prêtre, et aumônier de Port-Royal ; il fit, entre autres traductions, celle de la Bible, si souvent réimprimée ; — Le Maître de Séricoiirt, le troisième neveu d'Arnauld d'Andilly, mourut jeune.

Mais le plus fameux des Arnauld fut le vingtième et dernier enfant de l'avocat, celui qu'on appela le Grand Arnauld (1612-1694). Devenu -prêtre à vingt-neuf ans, et docteur de Sorbonne, Arnauld se distingua en 1643 par la publication d'un petit opuscule, De ta Fréquente Communion, qui le mit aux prises avec les jésuites. Il se rallia, avec tout Port-Royal, aux doctrines de Jansénius sur la grâce (que nous allons exposer plus loin) ; et, en 1656, pour deux lettres écrites à un duc et pair (le duc de Luynes) (1), il fut solennellement exclu de la Faculté de théologie. A partir de ce jour, Arnauld écrivit une foule d'ouvrages de controverse et d'éducation ; parmi ces derniers, on connaît encore la Grammaire et la Logique de Port-Royal, en collaboration avec Nicole. En 1679, il s'exila, et il mourut à Bruxelles, en 1694. Le Grand Arnauld, admirable pour son caractère, logicien impitoyable, très érudit, n'a laissé, de l'aveu de ses plus fervents amis, aucune œuvre française vraiment achevée et digne de durer.

Au contraire, on pourra toujours relire quelques pages de Nicole (1625-1695), sinon de ses nombreux ouvrages théologiques, au moins de ses Essais de morate (1671).

(1) Le duc de Liancourt, ami de Port-Royal, s'était vu refuser les sacrements par le curé de Saint-Sulpice, sous prétexte qu'il avait sa fille pensionnaire au couvent de Port-Royal. Sur ce refus, Arnauld écrivit deux lettres au duc de Luynes, également leur ami (21 février et 10 juillet 1655).

LA IJTTÈRATURE FRANÇAISE

N'oublions pas la part prépondérante de Nicole dans l'enseignement donné par les petites écoles de Port-Koyal. C'est lui aussi qui aida Pascal dans la documentation des Provinciales, et qui traduisit Fouvrage en latin sous le pseudonyme de Wendrock.

Citons encore Lancelot (1615-1695) qui composa pour les Petites Écoles de Port-Royal le Jardin des racines grecques.

Le jansénisme. — Toutes les philosophies et toutes les religions considèrent comme un problème des plus difficiles et des plus importants, celui de la liberté humaine, La religion chrétienne pose ce problème de la façon suivante: Fhomme, déchu par le péché originel, est incapable par lui-même de mériter ; il ne saurait y parvenir que si Dieu lui envoie la grâce, don gratuit que l'homme doit à Jésus-Christ rédempteur. Mais dans quelle mesure obtenons-nous la grâce ? Dieu nous l'accorde-t-il chaque fois que nous en avons besoin? Nous suffit-il de la demander ? Et, d'autre part, comment l'homme conserve-t-il son libre arbitre si Dieu, qui est tout-puissant, lui accorde ou lui refuse à son gré ce secours indispensable ? On conçoit à quel point les théologiens ont dû disputer sur cette question. Saint Augustin, au quatrième siècle, eut à lutter contre Pélage, qui soutenait que l'homme n'a pas besoin de la grâce ; — à l'autre extrémité, en quelque sorte, se placent ceux qui soutiennent que l'homme n*a aucune liberté, qu'il est prédestiné par Dieu, et que, quels que soient ses efforts et sa vertu, il est d avance sauvé ou damné. Les théologiens orthodoxes ont discuté et discutent encore librement sur le degré de liberté et de grâce accordé à l'homme : les disciples de saint Thomas (thomistes) donnent un peu plus à la grâce : ils continuent la doctrine de saint Augustin; les disciples du jésuite Molina [molinistes) donnent un peu plus à la liberté. Or, on comprend qu'il suffise de forcer un peu Tune ou l'autre doctrine orthodoxe pour toucher à l'une ou à l'autre hérésie.

Il arriva précisément à Janssen, évcque d'Ypres (dont le nom a été latinisé en Jansénius), de défendre jusqu'à l exagération la doctrine sur la grâce de saint Augustin. Mort en 1638, Janssen laissait en manuscrit un gros ouvrage

PASCAL ET PORT-ROYAL

latin, Auguslinus^-puhVié en 1640. Ce livre fut examiné, comme tous les^crits theologiques, par les docteurs de Sorbonne, qui en tirèrent cinq propositions hérétiques, déférées par eux à la cour de Rome et condamnées. Les molinistes, en effet, étaient en majorité à la Sorbonne, et ils avaient cru démêler, dans VAugiislinus, une tendance dangereuse à la prédestination : ils n'accomplissaient en cela que leur devoir de théologiens, et même il faut ajouter que, en cherchant à préserver, dans toute la mesure où l'orthodoxie catholique le leur permettait, les droits de la liberté humaine, ils étaient dignes de sympathie.

Mais l'abbé de Saint-Cyran, directeur spirituel de Port- Royal, avait été l'ami et le collaborateur de Janssen. Il avait pénétré de ses doctrines l'abbé Singlin, son second^ et tous les Arnauld ; et il était loyalement persuadé de la parfaite légitimité des doctrines de VAugusîinus. Aussi, quand les cinq propositions eurent été extraites du livre^, et condamnées, les partisans de Janssen déclarèrent-ils « qu'ils condamnaient, eux aussi, avec Rome, les hérésies contenues dans les propositions, mais qu'ils niaient que les propositions fussent dans VAugustinus ». Ce qui voulait dire : « Nosennemis les jésuites ont forcé ou faussé le sens du livre, de ce livre duquel ils savent que nous enseignons la doctrine ; ils veulent nous rendre suspects et nous perdre, en nous faisant soupçonner d'hérésie. » Alors, il y eut dans cette querelle une double question ; celle de droit, et celle de fait. Sur la première, les jansénistes se déclaraient soumis d'avance ; ils affirmaient ne point dépasser, dans leur doctrine de la grâce, celle de saint Augustin et de saint Thomas. Sur la seconde, ils étaient irréductibles (1).

(1) Sur Y entêtement vraiment singulier de Port-Royal, nous ne saurions mieux faire que d'approuver l'opinion exprimée par M. F. Hémon : « Avouons-le, dit-il, l'attitude qu'adoptèrent les jansénistes en face de ces propositions et des censures qui les frappèrent a quelque chose de puéril. Ils abritèrent la question de principe derrière une question de fait. Prêts, disaient-Us, à condamner ces propositions si elles étaient dans Jansénius, ils niaient qu'elles y fussent... Bossuet écrit : <* Je crois que les « Dropositions sont dans Jansénius, et qu'elles sont l'âme de

La casuistique. — - Une troisième question vint se joindre aux deux premières, celle de la casuistique. Les Messieurs de Port-Royal, sous la direction d'hommes comme Saint- Cyran et Singlin, pratiquaient la religion la plus austère. Ils étaient de véritables ascètes; solitaires, ils avaient en abomination la~ morale mondain© qui leur semblait en contradiction absolue avec la religion chrétienne. Leurs adversaires, les jésuites, qui étaient, entre tous, les conîesseurs à la mode, se montraient plus indulgents. Ils avaient raison de chercher à rendre la religion aimable et douce; ils avaient tort, s'ils le faisaient par ambition de corps, et pour s'assurer un plus grand nombre de pénitents, que leur facilité relative attirait et retenait. Pour former, dans leurs noviciats, des confesseurs habiles, prévenus d'avance de tous les sophismes que peut inventer un pénitent, capables d'examiner et de résoudre les cas de conscience les plus variés, ils avaient écrit des livres de casuistique, où, sur chaque péché, des exemples nombreux étaient proposés et discutés. Aux yeux de tous les catholiques, la casuistique est en soi légitime ; elle apprend au confesseur à estimer le péché qui lui est avoué, et surtout à subordonner son absolution à telle ou telle promesse formelle de la part de celui qui la sollicite. Ce n'est donc |pas la casuistique en soi que l'on doit flétrir, pas plus que la procédure, ou la médecine légale ; c'est l'abus qu'en faisaient certains jésuites qui en arrivaient, par des subtilités coupables, à fausser la conscience de leurs pénitents,

« son livre. » Et Fénelon : « La prétendue question de fait est « une illusion grossière et odieuse. Personne ne dispute réel- « lement pour savoir quel est le vrai sens du texte de Jansc- « nius. Jamais texte ne fut si clair, si développé, si incapable « de souffrir aucune équivoque. Le même système saute aux « yeux et se trouve inculqué presque à chaque pas. » Les jansénistes pouvaient-ils l'ignorer? N'ari*aient-il pas agi avec plus de sincérité en reconnaissant que les propositions, si elles n'étaient pas mot pour mot dans Jansénius, étaient bien d'accord, au fond, avec sa théologie >ès clairement systématique? Ils préférèrent se perdre en d'ir.extricables arguties. On souffre de voir un Pascal s'abaisser à ces chicanes ; mais Arnauld lui avait donné l'exemple. F. IJ^mon, Cours de littérature^ Pascal,

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et, par une complaisance intéressée, à permettre la pratique de la religion à ceux qui rusaient avec Dieu (1).

Il ne faut jamais oublier, quand on juge Pascal comme adversaire des casuistes, que Pascal ne se plaçait pas, coTîimeTolluire ou eu'^mme tel critique contemporain, au point de vue de la morale rationaliste et laïque; mais que Pascal parlait au nom d'un catholicisme plus sévère, qu'il se confessait lui-même, et pratiquait « la soumission totale à son directeur » (M. Singlin) ; et qu'il accusait surtout les jésuites de considérer comme péchés véniels ce qu'il voulait que l'on traitât de péchés mortels. Il serait donc possible que Pascal désavouât, s'il pouvait les con- - naître, ceux qui le félicitent le plus aujourd'hui de son antagonisme contre les jésuites. Mais tout de même il aurait tort, en ce sens que toutes les m-orales dignes de ce nom sont solidaires, et, comme'^la vraie^morale chrétienne, répudient les faux-fuyants et les accommodements, pour ne point parler des restrictions mentates,

Pascal fut suivi, dans sa campagne, par les curés de Paris et de Rouen, qui se réunirent pour obtenir du pape la condamnation à^ V Apologie des casuistes, écrite par le P. Pirot ; et l'assemblée générale du clergé de France agit de même.

Suite de l'histoire do Port-Royal. — Nous avons laissé, rhistoire de la célèbre abbaye au moment où s'engage la querelle du Jansénisme. Il convient de terminer cette his« toire, avant de notis arrêter à Pascal.

On a vu que Arnaud s'était fait expulser de la Faculté de théologie en 1656. Pressé par ses amis de se défendre en portant la question devant le monde, il composa une sorte de mémoire qui, de l'aveu même de l'auteur, n'était pas destiné à faire sensation. C'est alors qu'il aurait dit à Pascal, entré Tannée précédente à Port-Royal : « Vous qui êtes jeune, vous devriez faire quelque chose. » Pascal se mit à l'œuvre, et écrivitdu 23 janvier 4656 au -24 mars 1657 les dix-huit Provinciales; nous verrons quel en fut le succès.

(1) Sur cette délicate question de la casuistique, on trouve une excellente discussion dans : Henry Michel, les Provinciales, introduction (Paris, Behn).

* Cependant, en 1656, Port-Royal avait été profondément ému et soutenu dans sa résistance par le « miracle de Ig sainte Épine ». Mlle Périer, nièce de Pascal, pensionnaire à Port-Royal de Paris, était atteinte d'une fistule lacrymale; elle fut guérie par Tattouchement d'une relique, une épine de la couronne portée par le Christ pendant la Passion. Lcjî jésuites écrivirent contre ce miracle; les religieuses et les Messieurs y virent une intervention divine en leur faveur.

En 4661, on voulut obliger les Messieurs de Port-Royal et les religieuses à signer le formulaire dont les termes essentiels étaient : « Je condamne de cœur et de bouche la doctrine des cinq propositions de Cornélius Jansénius, contenues en son livre intitulé Aiigiislinus.,. laquelle doctrine n'est point celle de saint Augustin, que Jansénius a mal expliquée contre le vrai sens de ce docteur. » Tout Port-Royal refusa de signer (ie formulaire. Il en résulta une persécution très vive, et la dispersion des religieuses de Paris. Mais, en septembre 1668, le pape Clément IX, par la rédaction d'un nouveau formulaire ^ auquel Port -Royal adhéra, assura la paix de V Église, Pendant quelques années, Port-Royal retrouva le calme et la prospérité. La duchesse de Longueville, sœur du Grand Condé, se retira dans Tabbaye de Chevreuse; son crédit soutint Port-Royal. A sa mort, en 1679, la persécution recommença. L'archevêque de Paris, Harlay de Champvallon, réduisit le nombre des religieuses, et leur défendit de recevoir des pensionnaires. Son successeur, M. de Noailles, était dans des dispositions bienveillantes;. c'est pour lui que Racine 'rédigea, en 1697, son Abrégé de^ r histoire de Porî-RoyaL Mais tout se gâta en 1706, les religieuses ayant refusé d'adhérer sans restriction à une bulle du pape Clément XI sur le Cas de conscience. En 1709, les religieuses furent chassées de Port-Royal-des- Champs ; et, en ITiO, la célèbre abbaye était détruite par ordre du roi (1).

(1) Sur cette histoire de Port-Royal, si importante pour Tétiule des idées et des mœurs du dix-septième siècle, voir pai ticulièroment (avec le Port-Royal de Sainte-Beuve) l'édition de Y Abrégé de Racine, donnée par M. A. Gazier, 1908, avec notes et appendices propres à préciser et à éclaircir tous les points.

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