CHAPITRE VI BOSSUET ET LES PRÉDICATEURS
Sommaire : i*^ Avant Bossuet, la prédication est réformée par saint Vincent de Paul, l'Oratoire, les Jésuites et Port-Royal.
2« Bossuet (1627- 1704) fait ses études à Dijon et à Paris, est archidiacre de Metz où il réside jusqu'en i658, puis vient prêcher à Pans et à la Cour. Il est nommé évêque de Condom et précepteur du Dauphin (1670), prononce plusieurs oraisons funèbres et devient évêque de Meaux (1681). — Son caractère est fait de bonté, de loyauté et de bon sens. — Les Sermons de Bossuet ne furent publiés qu'à la fin du dix-huitième siècle. — Bossuet n'avait aucune prétention littéraire ; il ne cherchait qu'à toucher et^à convaincre. Son éloquence est /yrT^we. — Il renouvelle {"Zraïson funèbre y en y introduisant Vhistoire et le sermon. — Précepteur, il étudie par lui-même, et à fond, tout ce qu'il enseigne. Il compose pour le Dauphin plusieurs ouvrages, entre lesquels il publie Discours sur rhistoire universelle (1681) ; après sa mort paraissent /a Po/î7/^e/e tirée de VÉcriture Sainte et le Traité de la connaissance de Dieu et de soi-même. — Contropersiste, Bossuet l'est pendant toute sa vie. Il publie en 1688 son Histoire des Variations des Églises protestantes, chef-d'œuvre d'érudition et de style. Il combat le quiétisme. — Écrivain, Bossuet s'inspire surtout de la Bible et des Pères. — Son style est remarquable par sa propriété et sa variété.
3"* Boufdaloue (1632-1704), jésuite, prêcha dix fois le Carême et l'Avent à Versailles ; il eut comme sermonnaire plus de succès que Bossuet. Il savait plaire par son art de raisonner, et surtout par ses portraits où la malignité de la cour voyait des personnalités.
40 Fléchier est resté célèbre par l'oraison funèbre de Tarenne;
Mascaron a de la véhémence, mais son style est archaïque ; — Massi l Ion {i 663* 1^42) a prononcé l'oraison funèbre de Louis XIV, le Petit Carême, etc. 11 a un style harmonieux et élégant ; on l'a surnommé ïlsocrate français.