‹ Histoire de la littérature française (volume 2)Chapitre 147 sur 281 · V. — Les sciences · texte numérisé non relu

V. — Les sciences

Il faudrait plusieurs pages pour résumer, même très brièvement, les découvertes du dix-huitième siècle. Qu'il suffise de rappeler : en mathématiques, les noms de d'Alembert, de Laplace, de Monge, — en astronomie : Herschell, Clairaut, Gassini, — en physique et chimie : Dufay, Nollet, Franklin, Priestley, Lavoisier, Berthollet, Fourcroy, — en sciences naturelles : Buffon, Daubenton, Lacépède, Linné, Jussieu, Haûy, — etc.

Le mouvement scientifique est favorisé par Tintérêt qu*y prennent les princes, surtout à Tétranger, et la noblesse. Il est de mode d'être physicien ou chimiste, comme jadis d'être bel esprit. Les femmes encouragent aussi les sciences par leur curiosité ; et Mme du Ghâtelet, qui traduit

TABLEAU GÉNÉRAL DU XVÎIÏ^ SIÈCLE

Newton et envoie des mémoires à l'Académie des sciences, n'est pas une exception.

Les connaissances pratiques sont précisées et vulgarisées par Y Encyclopédie ; les arts mécaniques en profitent et ïînduslrie scientifique va en sortir.

Mais ce progrès des sciences a aussi une inlluence gênéraie ; il habitue les esprits à la netteté et à la méthode ; il ' est une heureuse réaction contre l'utopie philosophique ; il transforme l'histoire, l'exégèse, la critique, et ses effets ee feront surtout sentir au dix-neuvième siècle.

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