III. — Les journalistes
Nous voulons seulement signaler quelques-uns de ceux qui, en même temps que les orateurs précédents luttaient
(1) Chabrier, pp. 309, 329.
l'ÉLOQUÈNCE sous la REVOLUTION
^ la tribune, contribuèrent p^ir la plume à l'attaque ou la défense.
Camille Desmoulins (1760-1793) travailla aux Réoolulions de France et de Brabant et au Vieux Cordelier, où il soutint ^ les idées républicaines modérées.
Mâllet du Pan (1749-1800), au Mercure de France et au Mercure britannique, combattit la Révolution, ainsi que le - faisait Rivarol au Journal politique national et aux Actes des Apôtres; André Ghénier, au Journal de Paris, fut un des courageux et des plus clairvoyants adversaires des excès jacobins.
Marat (1744-1793) soutint le jacobinisme dans VAmi du : peuple, comme Hébert (1755-1794) dans le Père Duchesne.
Enfin, on peut rattacher à la littérature révolutionnaire les Mémoires de Madame Roland (1754-1793), écrits par elle dans sa prison. Cet ouvrage est intéressant à la fois pour rhistoire politique du parti girondin, et pour la connaissance de la plus grande et de la plus délicate âme féminine qu'ait jamais enflammée jusqu'au martyre Tamour de la liberté.
BIBLIOGRAPHIE
A. Chabrier, les Orateurs politiques de la France, des origines
à 1830, Hachette, 1905. E. Rousse, Mirabeau [Collection des grands écrivains français),
Hachette.
Histoire de la littérature française (Julleville-Colin), t. VI, chap.XIII [la Littérature sous la Révolution, ^ar M. A. Chuquet). E. Hatin, Bibliographie de la Presse, 1 vol.
— Histoire de la Presse en France, 7 vol.