‹ Histoire de la littérature française (volume 2)Chapitre 253 sur 281 · TABLEAU DE L*ÉVOLUTION DES GENRES · texte numérisé non relu

TABLEAU DE L*ÉVOLUTION DES GENRES

là ses pièces, il leur donne pour son temps une vie plus intense. Ducis adapte Shakespeare, très maladroitement, mais de manière à en faire désirer des traductions complètes (p. 663). Sous la Révolution et sous l Empire, la tragédie continue à se dévslopper selon la tradition de Voltaire. Elle cherche de plus en plus comme un corps qui veut vivre à tout prix, malgré sa mauvaise consiitulion, à s'assimiler des éléments qui ne conviennent point h sa nature : elle devient, pour le fond, un drame historique, et s'obstine à rester, pour la forme, une tragédie psychologique [M. J. Chénier (p. 711), N. Lemercier (p. 712), Jouy (p. 714), Raynouard (p. 714)].

Dix-neuvième siècle. — Avec ce régime contradictoire, elle s'use et dépérit. Le mélodrame (pp. 716 et 718) est une tragédie populaire, qui se donne toutes les libertés. Sous la double in- . fluence de la tragédie historique et du mélodrame, naît le drame \romantique (pp. 769 à 771), qui prend, par définition, toutes les libertés en contradiction avec les règles de la tragédie, mais qui en conserve la terreur et la pitié, ainsi que le style noble.

Malgré le succès foudroyant du drame romantique, la tragédie ne veut pas mourir encore. Elle donne quelques manifestations de vie, entre autres en 1842 avec la Lucrèce de Ponsard (p. 786). Mais elle va finir. Et le drame en vers, lin peu assagi, triomphe définitivement au théâtre avec Ponsard luimême (p, 787), H. de Bornier, Coppée, etc. (p. 788).

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