‹ Histoire de la littérature française (volume 3)Chapitre 126 sur 294 · MOLI · texte numérisé non relu

MOLI

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SATIIVSUHA V

438 ; LE XVIIe SIÈCLE.

ke épouseur du genre humain. Il est libertin de pensée, et ce qui est la marque de son athéisme, c'est la part qui y revient à l’orgueil ; point de raisonnement, mais des railleries : Don Juan le prend de haut avec pre comme avec les hommes.

Acaste et Clitandre, les petits marquis, sont les jeunes gens à la mode, que leur fatuité rend ridicules, — « le marquis est le plaisant de la comédie », — mais qui, parmi leurs ridicules, n’ont point de vices. En faisant rire à leurs dépens, Molière ne leur a enlevé mi leur légèreté, ni leur grâce. On les reconnaît à leur costume : la perruque blonde, la rhingrave à l’allemande, le flot de rubans ; à leur allure : l’œil assuré, .le ton de fausset, le rire éclatant, le peigne à la main, la chanson entre les dents ; à leurs grimaces, à leur jargon, à leurs jurons qui sont du bel air, au tutoie: ment qui entre eux leur est familier. Gesticuler, paradeï et se pavaner, c’est leur rôle. Ils sont partout où l’on peut se montrer : dans les salons, sur les promenades fréquentées par le beau monde, au théâtre sur la scène. En somme, de fort jolies poupées. -

Voici les bourgeois. Un de leurs travers est de rougi de leur naissance et de se rapprocher par tous les moyens de la noblesse. Arnolphe se fait appeler M, dé la Souche. M. Jourdain, depuis qu'il s’est mis en tête d’apprendre la danse, l’escrime et la philosophie comme les gens de qualité, se fait gruger par des gen tilshommes authentiques et berner par des mamamoü: chis de mascarade. Une autre manie, qui semble avoñ atteint surtout les femmes, consiste à se mêler de be esprit. Cathos et Madelon veulent avoir une ruelk comme les illustres précieuses et être tenues au couran de tout ce qui se fait de petits vers galants et d’im promptus. Philaminte et Bélise sont non plus seule ment précieuses, mais savantes, et prennent leur plaish au grec, à la grammaire de Vaugelas et à l’astronomie

Voici ces grands ennemis de Molière, les médecins Respectueux à outrance de la hiérarchie, et des tradi tions qui se sont muées en routine, c’est pour cache

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