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MAURICE BARRES

Du culle du Moi, passé à celui de l’Encrgié nationale, le Lorrain Barrès nous invite à retrouver dans le sol natal les véritables racines de notre personnalité.

la question d’Alsace : Au Service de t’Allemagne, 1905 ; Colette Baudoche, 1909 ; la Colline inspirée, 1913. Barrès x montre comment la personnalité, « déracinée » par Ja vie et la philosophie modernes, retrouve ses véritables racines en se rattachant à un sol et à une tradition. Ayant reconnu ses origines lorraines, il les définit ; 31

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étudie fortement l’âme des « marches de l'Est », par qui la France résiste à l'influence allemande ; il marque .d’avance, dans l’âme nationale, le relief des sentiments qui la constituent et que l’approche du danger fait saillir. En même temps, et pour éprouver cette personnalité qu'il vient ainsi de reconquérir, il la confronte aux grands paysages sous forme de récits de voyages ou de méditations lyriques (la Mort de Venise, 1905 ; Le Voyage de Sparte, 1906 ; Gréco ou le secret de Tolède, 1912 ; Une Enquête aux pays du Levant, 1923), ou même de roman chevaleresque (Un jardin sur l’Oronte, 1922). Barrès a écrit quelques-unes des pages les plus poéliquement colorées qu'on ait lues depuis celles de Chateaubriand. Rappelons enfin à son honneur que, pendant la guerre de 1914, il se consacra uniquement à soutenir l’opinion par des articles de journal inspirés du plus beau patriotisme.

Plusieurs écrivains, qui inaugurèrent leur carrière aux environs de 1885, quand régnait le dogme de Ia « soumission à l’objet », ont conservé, en les assouplissant, les procédés de Zola et de Daudet. Tels : Oclave Mirbeau (1850-1917), chez qui ln fougue du romantisme s'allie à la brutalité du naturalisme ; Jules Renard (IS64-1910), ironiste au sourire pincé qui se fait dans Poil de Carotle, 1894 ; Histoires naluretles, 1904, l'observateur amer de la condition des pelits bourgeois, des petits ruraux, des enfants mal aimés ; J.-H. Rosny. aîné, qui de Vamireh (1892) à la Vague rouge (1910) passe d’une évocation émouvante des premiers temps de l’humanité à une peinture des milieux socialistes ; Lucien Descaves, qui débuta par une satire de la vie militaire (Sous-offs, 1889) et montra par la suite un sens élargi de la douleur et de la misère humaines (Philémon, vieux de la vieille, 1913 ; l’Imagier d'Epinal, 1919) ; Alfred Capus (1858-1922), si habile à peindre, avec une indolence apparente ot une réelle pénétration de moraliste, les «aventuriers » de la société

Les Héritiers du Naturalisme.

moderne, les « gens d’affaires », ceux pour qui la question d’ argent complique peut- être l'existence, mais ne l’assombrit jamais (Qui perd gagne, 1890 ; Robinson, 1910 ; Scènes de la vie difficile, 1922).

Cette peinture a fait le succès de Henri Lavedan, Abel Hermant, Marcel. Prévost, Henry Bordeaux.

Ecrivain incisif, alerte, et singulièrement clairvoyant, Henri Lavedan est le peintre amusé et cruel du « Paris fin de siècle » ; dans une suite de romans dialogués, il fait ressortir la frivolité de certains pantins mondains, et la tristesse de la vie dite de plaisir (la Haute, 1891 ; leur Beau physique, 1893 ; les Marionnettes, 1895).

Abel Hermant présente sous la forme d’une autobiographie romanesque, l’examen de conscience intellectuel d’une génération (Confession d'un enfant d'hier, Confession d’un homme d'aujourd'hui, 1903) ; puis ül donne libre essor à ses dons d’observateur ironique el impitoyable : La Carrière, 1894 ; les Transatlantiques, 1897 ; les Grands Bourgeois, 1906 ;- M. de Courpière, 1905 ; le Cadet de Coutras, 1909, Plus encore qu'un roimancier, c'est un mémorialiste, dont fa langue, précise non sans sécheresse, rappelle la manière du xvrr° siècle.

Marcel Prévost consacre son double talent de conteur et de psychologue à étudier les transformations de l'amour et à définir la place que la femme peut réclamer ou doit conquérir dans la société moderne (le Scorpion, 1887 ; l’Automne d’une Femme, 1893 ; les Demi- Vierges, 1894 ; les Vierges Fortes, 1900). Malgré les concessions qu’il a paru faire parfois aux théories féministes, il est un défenseur du mariage et des saines traditions bourgeoïses ; c’est en vue du mariage qu'il trace dans ces curieux livres, intermédiaires entre le roman et la causerie (Lettres à Françoise, 1902 ; à Françoise mariée, 1908 ; à Françoise maman, 1912), un programme de vie féminine.

La peinture de la société contemporaine.

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La conclusion où l’agile raison de Marcel Prévost n'est parvenue qu'à travers bien des détours, Henry Bordeaux l'a prise résolument pour son principe. Doué au plus haut degré du don de conter, ce qui fait l’unité de son œuvre, c’est la netteté avec laquelle il défend l'existence de cette cellule sociale, la famille : (la Peur de vivre, 1902 ; les Roquevillard, 1906 ; Les Yeux qui s'ouvrent, 1908 ; la Robe de laine, 1910 ; i Maison Morte, 1922). C'est le plus souvent parmi les paysages de sa province natale, la Savoie, dont il s’est fait le peintre ému et reconnaissant, qu'Henry Bordeaux place la scène de ses romans.

Cette peinture de la province française présentée dans son atmosphère et sous ses couleurs vraies, fidèle à un genre de vie où se continuent les meilleures traditions morales et familiales, est dans l'histoire de notre littérature un fait nouveau. I n'est pas besoin de remonter à Molière avec ses Pourceaugnuac et ses Escarbagnas, non plus qu’à La Bruyère et à sa « petite ville » ; c'est un fait que jusqu'aux dernières années du xIx° siècle les romanciers n’ont montré que les ridicules et les tares de la vie de province. Balzac même n'échappe pas à ce reproche. Zola, Daudet, Goncourt, Maupassant ne nous offrent guère de la vie provinciale qu'une peinture tantôt assombrie et morne, tantôt salirique et caricaturale.

Sous l'influence de Mistral (1830-1914), le grand poète qui, dans Mireille (1859) et Calendal (1867) a ressuscité la langue d’oc, et dressé à l’âme de la Provence un monument d'une harmonie et d’une sérénité dignes de l'antique, un mouvement régionaliste s’est propagé dans toute la France, et un grand nombre de provinces ont trouvé leur romancier.

Le premier, Pierre Loti (1850-1923), à traduit (dans Non frère Yves, 1885, et Pécheurs d'Islande, 1886) la mélancolie des âmes el des ciels de la Bretagne, à

La Peinture de la vie provinciale.

läquelle deux Bretons, A. Le Braz (Au Pays des Pardons, 1894 : le Sang de la Sirène, 1901) et Ch. Le Goffic (le Crucifié de Kéraliès, 1892 ; l’Abbesse de Guérande, 1921) ont ensuite consacré leur talent de conteurs Iyriques et précis.

Ferdinand Fabre (1830-1898) (l'Abbé Tigrane, 1873 : Xavière, 1890) a dit le charme âpre et rude de la région

Cliché Eugène Pirou.

RENÉ Bazin Le romancier noble el charmant, qui, dans une œuvre de haute inspiration chrétienne, sous une forme élégante et pure, a su nous donner de la province et de la campagne française, les images les plus vraies.

cévenole ; André Theurielt (1833-1907) (Sauvageonne, 1881 ; Contes de la Forêt, 1888), la gravité pensive de la Lorraine, à qui, d’autre part, Maurice Barrès à dédié tant de magnifiques tableaux. Jean Aicard (1848-1920) a personnifié dans Maurin des Maures (1907-1908) le type du Provençal imaginatif et bon enfant, qui a sur Tartarin la supériorité de n'être pas sa propre dupe.

Mais le maître du roman provincial a été, pendant cette période, René Bazin.

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Ecrivain d’une pureté toute classique, esprit d'une rare élévation, âme toute parfumée de sa foi catholique, liené Bazin (1856-1932) a voué son effort à exprimer la noble et sévère beauté de la vie paysanne, consacrée à cultiver la terre dans le même champ où se sont succédé des générations. La Terre qui meurt (1899), où l’action se déroule dans le cadre du marais vendéen, est, en même temps qu’un roman d'observation, un vrai poème en prose à la gloire de la terre nourricière, que ses fils ont lé tort de délaisser pour le travail des villes. Les Obeïlé (1901) évoquent le drame qui, jusqu'en 1914, déchira le cœur des Alsaciens partagés entre l’attachement à leur sol et la fidélité à la patrie française. Dans son dernier livre Magnificat (1931) qui est en quelque sorte le testament de l’homme 6t de l'écrivain, René Bazin a donné l’un des chefs-d’œuvre du roman chrétien.

À son lour, Réné Boylesve (1867-1926), avec une nonchalance qui n'est qu'apparente, décrit les grâces non sans fadeur de l'existence au sein des calmes petites villes de la Touraine ; c'est à Tours même que se déroule-le destin de Mademoiselle Cloqueé. (1899), vieille fille autoritaire, intransigeante, et finalement admirable.

Le naturalisme s'était

enfermé le plus souvent entre

Le Roman exotique. les murs de Paris ; en se

refusant l'évocation des

{ pays estranges », comme on

disait jadis, il se privait d’une incomparable source de

pilloresque et de poésie. Pierre Loti (1859-1923), nous l’a

rendue dans toute la magie de sa séduction.

Dès ses premiers romans, ce fut un enchantement

il semblait que les grands souffles du romantisme ren-

traient dans la littérature : on se souvenait de Bernardin

de Saint-Pierre et de Chateaubriand. En effet, Pierre

Loti reprend la tradition de ces deux maîtres du roman

exotique, Promené par les devoirs de son état — Pierre

Lott est le pseudonyme de l'officier de marine Julien

Viaud, — à travers le vaste monde, il donne de ses

aspects divers les évocations les plus personnelles et les plus troublantes. Tahiti, l’île heureuse aux fleurs immenses, revit dans le Mariage de Loti (1882) ; le brûlant Sénégal dans le Roman d’un spahi (1881) ; la mer australe aux brumes traversées d’une clarté laiteuse, dans Péêcheurs d'Islande (1886) ; le Japon d'autrefois,

Cliché Bulloz

PIgRRE Lori (D’après le portrail de Lévy Dhurmer).

Oflicier de marine à qui sa profession même ouvrail les voics du roman exotique, Pierre Loti est avant tout un poète, pour qui les pays qu’il traverse sont les décors changeants de son rêve personnel et le cadre de sa mélancolie.

dans Madame Chrysanthème (1887) ; le pays basque, avec sa lune «plus vieille qu'ailleurs » au-dessus de ses « millénaires montagnes », dans Ramuntcho (1897) ; la Turquie d’hier, avec le heurt de ses contrastes, dans les Désenchantées (1906) ; l'Egypte ancienne, dans la Mort de Philæ (1913). La plupart de ces descriptions

sont déjà classiques : par exemple, « la tempête » dans Pécheurs d'Islande, un « cimetière turc » dans les Désenchantées. Ecrites dans la langue la plus simple, avec des mots de tout le monde, en une prose musicale, ce sont moins des descriptions que des suggestions : de à, leur puissance d’évocation.

Dans la splendeur écrasante de ces paysages Loti place une humanité au cœur simple, des êtres d’instinct avec lesquels il se sent en sympathie et dont la destinée lui inspire une infinie pitié. Aussi bien, il s’est mis lui-même dans ses livres, et c’est une partie de leur charme. Comme Chateaubriand, on le retrouve à travers tous ses récits, au centre de tous ses tableau. Son âme est celle d’un romantique que Île progrès des idées modernes et des connaissances scientifiques aurait encore affinée : âme de désir qu'aucun amour. «ucune beauté ne satisfait et ne relient ; âme hanutée par l’obsession de la mort universelle, et par la sensation sans cesse renouvelée de l'écoulement des choses : âme au fond désespérée par l'énigme humaine, et qui cherche, dans le spectacle des plus belles visions, le « divertissement » dont parle Pascal. Autant qu’un peintre, Loti est un poète.

De Loti procèdent : Claude Farrère, lui aussi officier de marine, moins sentimental, plus intéressé par l’action, à qui l’univers apparaît tour à tour avec le relief excessif ou avec l’inconsistance que les objets prennent au sein des songes (l'Homme qui assassina, 1907 ; la Bataille, 1911) ; Jérôme et Jean Tharaud, qui apportent à la description des âmes étrangères (Dingley, l’illustre écrivain, 1906), à l'étude de nos colonies (Rabat, 1918 ; Marrakech, 1920 ; la Fête arabe, 1922), une remarquable netteté de vision.

Le continuel développe-

ment de l’histoire à travers

Le Roman historique. tout le xrx° siècle favorise la persistance du roman histo-

rique. Déjà, Erckmann (1822-

1899) et Chatrian (1826-1890) dans leurs romans alsaciens

el lorrains que traverse un souffle venu de la Révolution (lustre Docteur Mathéus, 1859 : Madame Thérèse, 1863 ; Histoire d’un Conscrit de 1813 : l'Ami Frilz, 1864) avaient évoqué, en des récits de style cursif, les exploits et les sentiments des soldats de la Grande Armée.

Parti du naturalisme, Paul Adam (1862-1918), écrivain fécond, fougueux, touffu, inégal. mais parfois puissant, entreprend de présenter, en une sorte d’épopée romanesque, l’histoire de l’idée libérale depuis la Révolution jusqu’à la fin de la monarchie de Juillet (a Force, l'Enfant d’Austerlitz, la Ruse, Au Soleil de Juillet, de 1899 à 1903) ; il glorifie ensuite, dans la Ville Inconnue, (1911) Pouce africaine de nos soldats coloniaux et revendique pour la France l’héritage méditerranéen de Pome et de « l’idée latine ».

Cette même idée inspire l’œuvre de Louis Bertrand. Lorrain de naissance, mais Africain d’adoption, il s’est fait le romancier de la civilisation méditerranéenne. Il a, dans une première série de romans (le Sang des Races, 1899 ; l’Invasion, 1913), dépeint, parmi d’amusantes ou dramatiques aventures, la« virile énergie », la « santé robuste » des hommes du peuple fondus « au creuset » de notre province africaine. Puis, conquis par l’idée catholique, il évoque, dans Saint Augustin (1913) et dans Sanguis Martyrum (1918), les temps glorieux de l'Afrique Latine, antérieure à l’invasion arabe. Louis Bertrand dispose pour ces pittoresques évocations d’une langue riche et savoureuse qu’il manie en maître écrivain.

Avec une exactitude minutieuse et une ferveur d’érudit, Maurice Maindron (1857-1911) a tracé de larges fresques du xvr° siècle au temps des guerres de religion (Blancador l’Avantageux; 1900 ; Saint-Cendre, 1902 : M. de Clérambon, 1904). C’est en dilettante, au contraire, qu'Henri de Régnier promène son rêve aux siècles “ Louis XIV et de Louis XV (le Bon Plaisir, 1901 ; le Mariage de Minuit, 1903 ; les Rencontres de M. de Bréot, le Passé Vivant, 1905 ; la Pécheresse, 1920). Georges d’Esparbès stylise à la manière épique

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les grands moments de l’histoire (la Légende de l’Aigle, 1893,: la, Guerre en Dentelles, 1896, etc.).

Chez de nombreux roman-

: ciers se manifeste une ten-

Le Roman lyrique. dance qu'on peut appeler

lyrique, consistant à traiter

le roman comme une sorte

de poème en prose, où ils racontent les aventures de leur âme.

En une suite d'œuvres inquiètes, haletantes, nerveuses, écrites d’un style tourmenté, laborieux, où triomphe « l'écriture artiste », J.-K. Huysmans (1848- 1910) a enregistré les étapes d’une conversion qui l’âchemina vers le cloître. Cette confession mystique (Là-Bas, 1891 ; En Route, 1894 ; la Cathédrale, 1898 l’Oblat, 1903) Séntienit. notamment sur l’art religieux, des pages d’un curieux raffinement.

C’est tout particulièrement dans les romans écrits par des femmes que s’accuse ce tour lyrique. La Comtesse de Noailles a prolongé dans son œuvre en prose (la Nouvelle Espérance, 1903 ; Domination, 1905), l'inspiration fervente et émerveillée de ses vers. — M"° Gérard d'Houville passe des analyses aiguës de l'amour en des cœurs féminins (l’Inconstante, 1903 ; le Temps d'aimer, 1908) à de délicieuses fantaisies (Tant pis pour toi, 1922). — M'"° Colette interprète avec une sympathie attendrie l'âme des bêtes (Sept Dialogues de Bêtes, 1897). — M°° Marcelle Tinayre allie le don du récit pathétique au goût des idées générales (la Maison dun Péché, 1902). —'M"° Colette Yver mène d’impañtiales et mélancoliques enquêtes sur les ambitions du féminisme (Princesses de science, 4907. — M André Corthis, au talent coloré, à l’ardente sensibilité, conte lès

drames intimes des existences simples (le Pauvre amour :

de Dona Balbine, 1912 ; Pour moi seule, 1919). M°° L. Delarue-Mardrus encadre dans le décor d’une Normandie épanouie, des types populaires (le Roman de six petites filles, l’Er-voto, 19929).

Si l'humour vient d’Angleterre, il trouve souvent en France une brillante hospitalité. C’est ainsi que Georges Courteline (1861-1930), écrivain de race, promène son ironie alerte et perspicace, mais au fond douloureuse, à travers les âmes moyennes, et les petits ridicules des individus, de la société, ou des lois (Boubouroche, 1893 ; Les Gaîtés de l’Escadron, 1894 ; Le Train de 8 h. 47, etc.). Plusieurs de ses romans dialogués sont passés du livre sur la scène à laquelle ils s'adaptent aisément grâce à leur force comique.

L’Humour dans le Roman.

RÉSUMÉ

341. Paul Bourget, pénétrant observateur et esprit philosophique, a repris la tradition du roman d’analyse et évolué vers le roman social.

342. Anatole France (1844-1924), esprit subtil, conteur formé à l’école du dix-huitième siècle, et excellent écrivain, introduit le dilettantisme dans le roman.

343. Maurice Barrès (1862-1923), parti du culte du Moi, écrit dans une forme nerveuse, en traits d'une saisissante originalité, le roman de l’énergie nationale.

344. René Bazin (1856-1932) est le peintre de la province française et de la vie paysanne dans ce qu’elle a de noblement traditionnel.

345. Pierre Loti (1850-1923), en des livres où le rêve se mêle au pittoresque a enrichi le roman exotique de chefs-d’œuvre bientôt devenus populaires.

346. Le genre du roman historique continue d’être représenté par de brillants écrivains tels que Paul Adam, Louis Bertrand, Maurice Maindron.

347. Le roman lyrique est brillamment représenté par d.-K. Huysmans (1848-1910) ainsi que par la comtesse de Noaiïlles, Mmes Gérard d’Houville et Colette.

LECTURES R ECOMMANDÉES.

Brunetière, Essais et Nouveaux Essais sur la littérature

contemporaine. — Paul Bourget, Etudes et portraits. — Victor Giraud, Les maîtres de l'heure. — René Doumic, Ecrivains d'aujourd'hui. Les jeunes. — L. Barthou, Pé-

cheurs d'Islande

TEXTES A CONSULTER

OEuvres de Paul Bourget, Maurice Barrès, Henry Bordeaux, J. et J. Tharaud (Plon). — Anatole France, Pierre Loti, René Bazin, René Boylesve, Comtesse de Noailles (Calmann Lévy). — Marcel Prévost, Maurice Maindron (Lemerre). — Edouard Rod (Perrin). — Louis Bertrand (Ollendorff ; Fayardy,

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