Grand Lrain, = 2. In\enber
; | LE THÉATRE. on bien le spectacle des maux qui sont la punition des méchants ; parlois elle s'attaque à un vice déterminé, gourmatidise, impiété, jalousie ; mais toujours elle sermionne dans l’abstrait et met aux prises des entités.
Bien Avisé et Mal Avisé, dans la moralité qwi porte leur nom, font route ensemble ; mais ils ne tardent pas à se séparer. Bien Avisé s'attache à Raison, qui le conduit à Foi, Contrition, Confession, Pénitence, Aumône, et de là à Bonne Fin, entre les bras de qui il meurt saintement : les anges viennent le chercher et l’emportent au ciel. Mal Avisé, entraîné par Oysance et Rébellion, fréquente la taverne avec Folie, Puis il rencontre Désespérance, Pauvreté, Malechance, Larcin ; tous les vices le mènent à Malefin, qui le tue : les diables viennent prendre leur proie.
Cela est symétrique et puéril.
Dans la Condamnation de Banquet, les Maladies, personnifiées, attaquent les convives réunis chez Banquet. Ceux-ci s'appellent : Gourmandise, Friandise, Je boy à vous, Je pleige d'aulant (je vous fais raison). Dame lxpérience envoie ses sergents, Clystère, Sobriété, Suignée, pour arrêter Banquet, qui est condamné à mort et exécuté par Diètle faisant office de bourreau.
Ces pièces et d’autres analogues (il nous reste soixantecinq moralités) étaient en accord avec les tendances sco- Jastiques de l'esprit du moyen âge. De là vient qu’elles aiëént eu un succès qui, aujourd’hui, nous étonne. Mais ce succès a peu duré. La moralité était du genre ennuyeux.
La Sotie, qu’on peut définir
, le pamphlet au théâtre, est une
__ La Sotie. pièce comique de genre com-
batif. Elle est plus spéciale-
ment l’œuvre des Enfants
sans souci : c'est la satire s’abritant sous le mantéau irresponsable de la folie.
La sotie s'attaque à toutes les classes de la société dans la sotie intitulée Le Monde, Abus, les Sols, on voit paraître Sol dissolu habillé en gendarme, Sol corrompu
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100 Ke LE MOYEN AGE.