‹ Histoire de la littérature française (volume 3)Chapitre 46 sur 294 · LA LANGUE · texte numérisé non relu

LA LANGUE

esthétique lui avait échappé. C’est celui qui va désormais apparaître et prévaloir. Ce qu’on appellera l’humanisme consistera à chercher dans les œuvres antiques des

- modèles d’éternelle beauté, et en même temps à y étudier ce qu'il y a d’universel et de permanent dans la nature de l’homme et dans l'humaine condition, Le développement de l’humanisme sera favorisé par les progrès de l’érudition et par la fondation du Collège de France (1530) dont l’enseignement plus libre et plus hardi s’oppose souvent à celui de la Sorbonne.

La Réforme, née du souci de ramenér lé christianisme à sa pureté primitive, fait appel au sentiment individuel : ainsi elle ouvre aux esprits des horizons nouveaux et leur fait contracter des habitudes de réflexion personnelle et de diséussion, de libre examen et d’individualisme.

- L'esprit de la Renaissance et celui de la Réforme sont le plus souvent en contradiction et en opposition l’un avec l’autre. Ils se rejoignent pour consommer la ruine de l’esprit du moyen âge.

Enfin, par suite d’une sorte de réveil du paganisme, et aussi par l’effet des controverses entre catholiques et protestants, se crée un courant d’incrédulité, ou, comme on dira, de libertinage, qui, contenu et canalisé au .-xvn° siècle par l'esprit dominant qui est profondément religieux, reparaîtra au xvin° siècle avec les philosophes.

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