CHAPITRE X MOLIÈRE ET LA COMÉDIE AU DIX SEPTIÈME SIÈCLE
SOMMAIRE
1" Avant Molière, Corneille donne un modèle de bonne comédie dans le Menteur (1643); Rotrou fait jouer la Sœur (1645); Dks- MARETs HE Saint-Sorlin, Ics \ isiouHaires (1637); Scabron, Jodelet (164:.), «te.
2" Les comédiens italiens reprcsenleni, dès le seizième siècle, un répertoire qui doit être imité par nos écrivains jusqu'à la fin du dix-huitième siècle : on leur emprunte surtout des intrigues et des types.
3 Molière (162*>-1673) fonde dabord à Paris V Illustre Théâtre; puis il parcourt la province avec sa troupe, et revient se fixer dans la capitale en 1658. Il donne toutes ses pièces entre 1653>t 1673, et meurt en jouant le Malade imaginaire. — Il est protégé par Louis XIV, (|ui lui demande souvent des pièces pour les fêtes de la Cour. — Molière veut contenter à la fois les grands seigneurs et le parterre. — Il observe son temps dont il peint les ridicules, mais il connaît l'homme de tous, les temps, et nul peintre de la vie n'est plus vrai ; aussi ses comédies sont-elles, au fond, de véritables drames. Sa morale est (ï expérience: il est le « législateur des bienséances du monde ». — Son style est celui d'un homme d,e théâtre qui fait parler à chacun If^ langage de sa condition.
4- Après Molière. Boursadlt, Baron, etc. La « Comédie Française » se constitue en 1680, parla réunion de différentes troupes.