‹ Histoire de la littérature, françaiseChapitre 147 sur 323 · V. — l^ps Sciences · texte numérisé non relu

V. — l^ps Sciences

TI faudrait plusieurs pages pour résumer, même .trê< brièveijient, les découvertes du dix-h3litiè-m.e sièeJe. Quii suffise de rappeler : qp mathématigues, les nams de d'Alerabert, de Lapjace, ^e Uqwge, — en mtrtmomie ; Herschelb

TABLEAU GÉiNKKAL DU DIX UUIJTUME SllA.LE 5U5

t'iairàut, Cassiiiî, — en physique et chimie : Dùt'uy, Nollfet, Fraiikliii, Priestlcy, Lavoisicr, Berthoilet, Vourcfoy, — *eu st'icftcès naturelles : Buffon, Daubèlitôn, L'àeêpède, L'iiliVè, Jussieu, Haliy, etc.

L.e TùouVemeïit Meh'tifîqlie est îaVbrt'èè "pxv l'iiitèrè't 'qik'y preniient les pririces, surtout à l'ètr'ànger, et la noblesse. Il' est d^ ttiode d'être physicien où chimiste, comme jadis ?l'ètre bel esprit. Les femmes ehcôtiragent ctùssi les sciences par leur 'curiosité ; et M'"'' du Châtelet, qui traduit NevVtoli et envoie des méiïioires à 1,'Académie des sciences, li'est pas une exception.

Les connaissances pratiques sont précisées ei Vulgarisées par V encyclopédie ; les arts mécaniques eh profitent et V industrie scientifique Va en sortir.

Mais ce progrès des sciences à aussi une influence générale ; îi habitue les esprits à la hetteté et à la métliode ; il est tnïe heureuse réaction co'ùtr'e l'ùto'pie philosophiqtîe ; il transforme l'histoire, l'el^égèse, la c'ritiqi.e, et ses etfet^ h:; feront surtout sentir au dijJ-neuvième siècle.

, VI. — Les Arts.

Ici encore, nous devons nous borner à quelques indications générales (1). L'art français suit à peu près le mouvement du siècle : Wattéau (f 1721) représente la première émancipation. A la grandeur et à la majesté de Lebrun, il substitue une grâce spirituelle et piquante ; et cet art n'exclut pas le naturel. Il a, pour successeurs, des peintres qui exagèrent ses qualités jusqu'aux défauts, tels que Lancret. — En même temps, l'architecture se fait souple et ornée. Elle aboutit au style rocaille ou rococo.

L'originalité du siècle, en ce qu'elle a de plus délicat et de plus fâcheux à la fois, se précise dans Boucher, dessinateur négligent, tnais coloriste aihiable. Après liii, dans

(1) Voir l'Histoire générale des beaux-arts, de M. R. Peyre (Dëlàgrave); et S. RoctiEBLAVE,«/';irf français ait dix-huitième siècle dans ses rapports avec la littérature {Hist. de la titt. franc., Petit de Jullevii.le, Colin, t. VI, chap. XV).

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le lucme ^eiire, Fhaoonard fait de jolie peinture anecdotique. Greuze compose mieux; mais on peut préférer ses charmantes figures isolées à ses grands tableaux littéraù'es et moraux, qui faisaient délirer Diderot. Le réalisme apparaît avec Chardin, admirable peintre de portraits.

Cependant, dans le dernier tiers du siècle, il se fait, sous des influences scientifiques, historiques et archéologiques, une réaction contre la peinture de genre. Le plus célèbre représentant de la grande peinture est alors David, qui rapporte de Rome le sentiment d'une antiquité factice encore en sa raideur, mais moins conventionnelle que celle de Lebrun.

La sculpture, d'abord assez maniérée avec Lemoyne, BoucHARDON, Falconet, prend plus de vigueur et de réalisme avec Pigalle et Houdon.

Les plus célèbres architectes du siècle sont Gabriel, qui a construit l'École militaire et les deux grands hôtels de la place de la Concorde, et Soufflot, qui a fait le Panthéon. Mais le goût du temps est plutôt représenté par l'architecture privée, qui conserve jusqu'à la fin son caractère d'élégance un peu mièvre.

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