‹ Histoire de la littérature, françaiseChapitre 155 sur 323 · CHAPITRE ÏV VOLTAIRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE ÏV VOLTAIRE

1° Voltaire a uneexislence tvès^gitép. Il est mis ^ }a Bastille (î 717), séjpprne en Angleterre (1726-2Q), à Cirey (1734-49), à ^^rlin l;i750-53), en Suisse et à Ferney (1754-78). U meurt à Payi^; i^^^ une apothéose.

2° Comme poète, il éprit : une épqpée, la Henriade; des épitrea, des satires, des odes; \\ ^^ supérieur d^ns la poésie légère.

3° Historien, il doni^e : Charles. XU (1731), ié Siècle çie Louis XIV (1751), l'Essai sur les mopurs (|756). Il renouvelle l'hjstqire en y introduisant l'étude des naœufs, àe^ ii)stit^fipns, fies arts, pt en signalant les rapports entre nations. Son stylp y 0 narratif p\ non oratoire.

4" Nous avons de lui une vpte Corre:sp(ynd(ince (jp.ppft lettres au moins), adressée à des rois, dps princes, 4^8 gfands seigneurs, des gens de lettres, etc. C'est un monniment HRJqH^ PPHF î* connaissance du siècle, et pour celle de Voltaire lui-mén^e.

5" La philosophie de Voltaire peut se résumer en : liberté morale et civique, progrèsmMéri^d&Js^MîéU: tolérance, déisme.

6" Lé style deVoltalre donne l'impression du naturel le plus parlait. Comparé à celui de Pascal ou de Bossuet, il manque de profondeur et de foyce.

Enfance, éducation (]694-17|3). — FrapçQJs-Marie Arouet est né à Paris, le 29 novembre ^694. Il était fils d'u» notaire au Châtelet, de qui il tient son sens pratique de3 affaires; car, à irnvers tant de tragédies et de pamplilets, il ne perdra jamais

LÎTTKIUTURE FRANÇAISE

de vue sa fortune. De sa mère, il hérita peut-être une certaine finesse élégante et séduisante. 11 eut pour parrain Fabbé de Ghàteauneuf, bel esprit libertin. François-Marie avait dix ans quand on le fit entrer au collège Louis-le-Grand, où il

resta jusqu'en 1711. Ce collège, où enseignaient les Jésuites, était alors le plus ('(Mèbre de Paris. L'enfant, très bien doué, a musa, charma, et effraya un peu ses maîtres, auxquels il doit d'avoir fait de bonnes humanités, et qui développèrent son goût naissant pour la poésie. Pendant sa vie longue et agitée.

Voltaire n'oubliera jamais quelques - uns de ses. anciens professeurs.

Peut-être mit-il parfois un peu d'intérêt à cultiver ces relations avec le P. Porée, le P. Tournemine, le P. Brumoy, le P. Thoulié (devenu l'abbé d'Olivet), le P. de la Tour; mais il leur conserva certainement quelque reconnaissance. Chez les Jésuites, il noua des relations dont il devait profiter plus tard : les d'Argenson, qui devinrent, l'un, ministre des Affaires étrangères, l'autre, ministre de la Guerre; le futur maréchal de Riche-

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