I. — Grandes Divisions
Le dix-neuvième Siiècle coinpience littérairepieiit et socialement avea Chateaubriand et M™*' de Staël; 4?<^Y« (1801), le Génie du Chrùlianime (180$), la Utférature (JSOO) contiennent déjà toutes les aspirations nouvelles. Mais l'Empire retarde leur iufluence, qui ue se fait sentir que sous la Restauration (1814). Cependant, avant cette date, se pose et se poursuit Fantagonisme entre p^eudQ- classiques et novatelirs. Des opinions politiques se mêlent aux théories littéraires.
De 1H20 {Méditations de i^amartine) jusque vers 1850, c'est la période romantique.
De 1850 à 1870, le réalisme pénètre tous les genres, surtout le théâtre, et la poésie subit des influences arcbéfilogiques et scientifiques,
Après 1870, une crise de naturalisme, et, vers 1880, un retour à des formes d'art plus subtiles, avec le ^yrfihQli^pie, qui se développe parallèlement au naturalisme.
Le siècle s'achève sur une nouvelle poussée dç» VQVf^dntism^, mais qui a profité du réalisme et du.syipbolîsnie, pt qui se manifeste surtout au théâtre avec le Cyrano de Rostand.
On remarquera que, dans la littérature du di^f-ïieuvièpie sièqlp, l§s changements d'écples et de tendances correspondent à des faits historiques : le romantisme, contenu sous
l'Empire, éclate en gerbe éblouissante sous la Restauration et la monarchie de Juillet ; — après 1848, le réalisme ; — après 1870, le naturalisme et le symbolisme. D'où vient cette concordance^ sinon de ce que, à chacune de ces dates, se produit non pas une circonstance fortuite comme l'avènement d'un roi, une bataille, une découverte, mais une manifestation de Vopinion et un déplacement des forces sociales.
Mais, d'autre part, tous les genres inaugurés au dix-huitième, siècle rencontrent des circonstances favorables à leur plein et libre épanouissement. Plus désintéressés, moins agressifs, travaillant pour l'avenir et non pour une polémique présente, les philosophes, les critiques, les historiens font œuvre loyale et durable. L'éloquence trouve, dans les différentes formes du régime parlementaire, et devant un public plus étendu et plus instruit, des conditions meilleures. Enfin, une nouvelle puissance, à peine entrevue même sous la Révolution, la presse, absorbe, combat ou oriente la plupart des talents.