‹ Histoire de la littérature, françaiseChapitre 221 sur 323 · ahit-Mui*c Girarcliii (1801-i8ta · texte numérisé non relu

ahit-Mui*c Girarcliii (1801-i8ta

Saint-Marc Girarditi se distingua d'abord, comme Villemain, par des succès académiques {Éloge de Le Sage, Éloge ds Bossuct, etc.). Très libéral sous la Restauration, il collabore à divers journaux, tels que le Mercure du dix-neuvième siècle et la Ih'vue /'rançaise, et surtout au Journal des Débats. En

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l,^n FÎ <^sf, noiiimr ;i la l''.'i<'iilt('' des IcUrcs, (rahoni (•oiimir suppléant de Guizot, puis comme titulaire de la chaire de poésie française. De 1834 à 1048.^ il est député; mais il n'interrompt pas ses cours de la Sorbonne, qu'il continue jusqu'en 1863.

Ses principaux ouvrages, composés de ses leçons publiques, revues et réunies, sont : Cours de littérature dramatique ou De r Usage des passions dans le drame (4 vol., 1843), La Fontaine et les Fabulistes (2 vol., 1867), /.-/. Rousseau, sa vie et ses œuvres (2 vol., publication posthume, avec une préface d'E. Bersot, 1875). Dans d'autres volumes, Saint-Marc Girardin a recueilli divers articles de journaux, rapports, etc. (1).

SaintrMarc Girardin est un critique moraliste. En disciple de Villemain et en contemporain de Sainte-Beuve, il ne néglige pas l'histoire; mais il y cherche moins les faits que les mœurs; il étudie moins la biographie que les caractères (voyez surtout son ./.-./. Rousseau). De plus, il aime à s'élever au-dessus de la « monographie »,^our considérer l'évolution des idées ou celle des procédés littéraires appliqués à la peinture d'un même sentiment. C'est ainsi que, dans son Coiirs de littérature dramatique^ il prendra Yamour paternel et rétudiera successivement chez les anciens, chez les classiques français, chez les romantiques; de même pour le patriotisme, le sentiment religieux, etc. Si l'on peut faire un reproche à ce genre de critique, c'est de tourner à l'enseignement didactique et moral. Saint-Marc Girardin reste toujours professeur : il a conscience qu'il s'adresse au public, et surtout à la jeunesse, et croit devoir la guider vers tout ce qui est sain et élevé. Si c'est un défaut, il n'en est pas de plus honorable.

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