‹ Histoire de la littérature française (volume 2)Chapitre 26 sur 58 · BOURDALOUE · texte numérisé non relu

BOURDALOUE

Il y a d'antres raisons pins vraies pent-être de la popnlarité de Bonrdalone. Il changea l'économie du sermon. Le mystère, le dogme, sauf dans quelques sermons de pure théologie, n'y tiennent que le second rang. La morale est an premier. La dialectique, que Bonrdalone introduit dans la chaire, rend l'enseignement religieux plus accessible. Enfin, ce que les contemporains racontent de son action, achève d'expliquer son succès, un des plus éclatants qu'ait obtenus la parole humaine.

Le dogme s'impose à nous sans nous consulter. Le prédicateur moraliste se sert de nous contre nous-mêmes, et, par un de ces mille détours de l'amour-propre qui trouve son compte même aux coups qu'il reçoit, il ne peut pas nous faire voir notre fond sans nous y intéresser, ni nous accuser sans nous flatter par le prix qu'il met à notre innocence. Quand il nous parle de nous , fût-ce avec sévérité, ce n'est pas sans douceur que nous sommes mécontents de nous. Notre conscience croit se décharger en confessant la vérité de ces peintures. S'agit-il d'antrui, nous y prenons un double plaisir, celui de n'être pas dans le cas signalé par le prédicateur, et celui d'y voir les antres. Un prédicateur moraliste est donc sûr du succès.

A cet effet général de la morale dans les sermons de Bourdalone^ il s'en joignait deux autres^ la hardiesse de la censure et l'attrait des allusions.

a Jamais prédicateur évangélique, écrit M.^^ de Sévigné, n'a prêché si hautement et si généreusement les vérités chrétiennes ^ i> Il n'y a peut-être plus de société assez forte pour entendre impunément une telle parole. Il fait beau voir comme il traite les grands, les courtisans, les riches, de quel prix il entend qu'ils payent leurs privilèges, en quels termes véhéments il leur enjoint de faire l'aumône, non par caprice, ni à leurs moments, mais par devoir, mais selon leurs moyens qu'il évalue ; avec quelle audace il va les menaçant des comptes qu'ils auront à rendre à Dieu a le caissier des pauvres ! )) A la vérité , dans cette hardiesse contre les grands, il n'a pas de lâches complaisances pour les petits. Les uns et les autres sont dans l'ordre de Dieu, et si les petits ont des droits, à Dieu seul il appartient de les faire valoir. Ce n'est pas d'ailleurs au nom des opinions humaines que Bourdaloue condamne les riches, c'est au nom du maître commun des riches et des pauvres ; la misère de ceux-ci n'est jamais autorisée à se faire justice de l'avarice de ceux-là.

Les allusions ajoutaient à la sévérité de ces censures. c( Le sermon du P. Bourdaloue, dit encore M"^^ de Sévigné, était d'une force à faire trembler

1 Lettre 378, édition Ad. Régnier.

IG

les courtisans. » Et ailleurs : ce Le Bourdaloue frappe toujours comme un sourd. » Et dans une autre lettre ; c( Je m'en vais en Bourdaloue. On dit qu'il s'est mis à dépeindre les gens ^ » On venait avec appréhension à ses sermons, comme à un réquisitoire de l'accusateur public. On avait peur d'être aperçu de cet œil pénétrant, qui regardait entre ses paupières à demi fermées. Qu'on imagine l'émotion de l'auditoire quand il frappait , comme dit M^° de Se vigne, sur ces vices assis au pied de sa chaire , qui , s'étaient introduits dans le temple sous le dehors de la piété et du recueillement. Quelle devait être, sous la parole révélatrice de Bourdaloue, l'attente de tous et l'anxiété de quelques-uns, à mesure que la morale allait prenant un corps, et se personnifiant de plus en plus! On n'était pas moins troublé de ce que l'orateur menaçait de dire , que de ce qu'il disait. La qualité maîtresse de l'éloquence, l'action, qui parait avoir été éminente en Bourdaloue, ajoutait à cet effet. Il avait à la fois la facilité et le feu, une voix pleine et pénétrante. La rapidité de sa diction ne laissait pas à l'auditeur le temps de se ravoir, et l'emportait hors d'haleine à la suite de l'orateur, comme les satellites entraînés dans la rotation d'une planète.

Sa méthode était un art tout nouveau dans le sermon. Les idées y sont présentées sous la forme de propositions ; chaque proposition a un nombre pro-

1 Lettre 231, édition Ad. Régnier.

portionné de preuves. Bourdaloue s'était formé à cette méthode en enseignant les sciences pendant dix-huit ans. De ses exercices de professeur, il avait retenu, outre les formules de la démonstration, l'habitude de donner aux idées une valeur absolue. La raison la plus droite ajoutait à la force de ce procédé, car en même temps qu'on était assuré d'aller avec lui droit au vrai, on était charmé d'y aller si commodément. Rien d'avancé qui ne dût être prouvé; point de termes sans définition; des repos ménagés avec un art admirable, l'uniformité qui enchaîne l'attention préférée à la variété qui la disperse ; nul scrupule de se répéter pour être plus clair; — voilà ce qui fit goûter si fort ces sermons, d'où l'on sortait avec le plaisir d'avoir été ému, tout en ne se rendant qu'au raisonnement.

La lecture nous explique l'efî^et de cet art-là sur l'auditoire ; mais nous ne le sentons pas sur nousmêmes. Nous n'entendons plus la voix qui variait ces tours uniformes ; nous ne voyons plus le geste qui poussait ces idées en avant, qui les rangeait comme des pièces, qui achevait les peintures ébauchées par la parole. Combien ne s'est-il pas perdu de cet accent et de cette couleur sous les voûtes des églises qui entendirent Bourdaloue ?

Nous sommes bien plus touchés des excès que de la commodité de sa méthode. J'ai bien de la peine à me faire à un appareil de divisions comme celui-ci : Pie comble de notre misère ; — 2^ l'excès de notre misère ; — 3^ le prodige de

notre misère ; — 4^ la malignité de notre misère ; — 5^ l'abomination de notre misère : — ô"" l'abomination de la désolation de notre misère. » Qu'un orateur rapide et véhément distingue ^ par des nuances dans le débit, ces gradations au moins étranges; que son ton s'élève , que sa voix s'anime, que son geste se précipite, peut-être ces froides catégories me rendront-elles plus attentif. Mais si j'ai à les lire, tant de soin pour me diriger me fatigue; les divisions, au lieu d'éclaircir la pensée, la dissipent; l'éloquence est étouffée sous l'appaïeil oratoire, et le discours trop divisé tombe en poussière.

Dirai-je aussi que la dialectique, dont l'effet est si grand du haut d'une chaire ou d'une tribune, d'où elle semble jeter sur l'auditeur comme un filet invisible , ne parait guère , aux yeux d'un lecteur tranquille, qui en suit froidement les déductions, qu'un procédé artificiel et spécieux, plus propre à faire tort à la vérité qu'à la servir? Je me défie de la dialectique, quand je vois tout le moyen âge enchaîné au syllogisme, et l'esprit humain tournant sur lui-même pendant des siècles, dans le cercle étroit d'une vaine méthode d'argumenter. Si la vérité importe plus que le chemin qui nous y mène, je préfère un libre mélange de raisonnement et de sentiment qui me persuade, à cette trame d'une argumentation en forme qui veut me prendre et qui me manque. J'entends pourtant vanter les logiciens , mais je cherche quelles gens

ils ont SU convaincre. Le premier des logiciens, Pascal, ne vient pas à bout de nous par sa logique. Sa vraie puissance est dans son éloquence passionnée : sa victoire , c'est de nous accabler de Tinsuflâsance de nos lumières.

Les sermons de Bourdaloue, sans l'action de l'orateur, sans la méthode, perdent encore, pour nous qui les lisons , l'effet des hardiesses fameuses de sa morale et de la généreuse audace de ses allusions. Cette censure des grands désordres dans de grandes conditions ne nous atteint pas dans notre obscurité et dans nos passions, bornées comme notre vie. Nous pourrions en être touchés comme de la vérité d'une peinture historique ; mais il y aurait fallu un pinceau plus vigoureux que celui de Bourdaloue. Il s'en faut en effet que sa parole soit aussi hardie que son sentiment. Ses peintures n'ont été vraies que pour ceux qui pouvaient les appliquer à des vivants ; ses allusions nous échappent. Il y faudrait une clef; encore cette clef pourrait-elle bien ne nous apprendre qu'une chose, c'est que le sermon a été plus timide que l'histoire.

Quand je lis les Caractères de la Bruyère, je n'ai que faire d'une clef; c'est ce que je lis qui vit. Et quel intérêt ai-je à chercher sous ce portrait immortel l'original qui n'est plus? L'allusion d'ailleurs, dans la Bruyère, est une création ; c'est une personne. Dans Bourdaloue, ce n'est qu'un peu de scandale généreux qu'autorisait la sainte liberté de la chaire. A la lecture, l'allusion n'atteint perle

sonne ; les esquisses n'étant plus pour nous des indiscrétions inattendues et redoutées, nous leur faisons un tort de la charité qui a retenu le crayon du peintre.

Je ne m'étonne donc pas de l'espèce d'oubli où tomba Bourdaloue après ce grand éclat de ses prédications. Du temps de M"^® de Sévigné^ on allait en Bourdaloue ; l'homme était comme une institution, comme une église à lui seul. Sitôt que la mort eut fermé cette bouche éloquente, ses sermons furent négligés. On oublia Bourdaloue pour Massillon, qui le remplaça bientôt dans cette chaire à peine vide un moment, où se renouvelaient pour les besoins religieux de Louis XIV les grands orateurs, de même que les grands poètes s'étaient succédé pour ses plaisirs, les grands généraux et les hommes d'Etat pour ses affaires. Il ne reste du Bourdaloue que l'écrivain excellent, efc fort à étudier; il reste le plus abondant et peut-être le plus judicieux de nos moralistes.

Toute la morale chrétienne est dans ses sermons. Il en avait appris la science dans la longue pratique de la direction des âmes, où il était si recherché et si habile. Employant quelquefois jusqu'à six heures par jour aux confessions, et attirant à son tribunal les petits et les grands, les riches et les pauvres, dans l'égalité de la pénitence, toutes les prévarications humaines lui avaient dit leur secret. Il n'y ajoute rien de son fond. Il semble qu'il répugne à sa^ conscience si droite de faire des spéculations

arbitraires sur le mal dont l'homme est capable ; il ne révèle que ce que le confessionnal lui en a appris. Cette morale de direction, sans raffinement comme sans prescriptions excessives, a le mérite de n'exciter ni le découragement par trop de défiance de nous-mêmes, ni une indiscrète curiosité de notre fond par trop de découvertes ingénieuses. L'imagination ny vient pas distraire la conscience, et le plaisir de voir des singularités n'y trouble pas la résolution de faire le bien. On sait gré à un homme de tant d'esprit d'en montrer si peu, à Fauteur consommé de rester toujours l'homme du saint ministère , chargé, non de nous être agréable, mais de nous corriger.

Les moralistes ont peut-être le défaut de trop se complaire à la morale ; c'est un emploi si honorable de leur esprit, qu'ils ne s'en défient pas. Ils pensent sincèrement n'en avoir que pour le service des autres, et même le travers d'en montrer plus qu'ils n'en ont leur est dérobé par l'honnêteté de leur dessein. Il est admirable avec quelle simplicité sévère Bourdaloue moralise ; le goût lui en était venu du devoir, du sentiment de l'utilité , bien plus que d'un tour d'esprit particulier. On ne rend pas plus gratuitement plus de services ; on ne peut pas faire plus pour éviter la louange. Elle lui vint pourtant plus d'une fois ; mais ce fut sous la forme de remercîments adressés au directeur efficace par des consciences malades, que ses soins avaient rétablies.

Le grand succès de Bourdaloue est d'un temps où la critique proposait aux auteurs ^ pour idéal commun à tous les ouvrages d'esprit, la raison. Un peu avant lui, l'idéal avait été la nature. On y était revenu après les abus du bel esprit et par dégoût du précieux. De la nature on en vint bientôt à la raison, qui n'est que la nature dans sa perfection. Ce doit être en effet l'idéal des lettres, puisqu'on ne peut s'y élever qu'avec un esprit et un cœur droits. La théorie de la raison en littérature est toute une morale. Mais en nettoyant le discours de toute affectation, en voulant qu'un écrit fût d'abord la plus honorable des actions, la théorie de la raison rendait les auteurs un peu timides, et leur faisait craindre leur imagination comme une tentation du bel esprit. Dans Bourdaloue, l'humilité du prêtre avait dû aggraver la sévérité de cette doctrine, et de même qu'il ne montre pas tout l'esprit qu'il avait, de même il avait plus d'imagination qu'il n'en laisse voir. Ses peintures sont plutôt des sentiments que des images. Il se souvient des choses, il ne les voit pas au moment où il parle ; ou , s'il les voit, il semble qu'avant de les peindre, il les éteigne.

Sa langue est comme ses peintures, exacte en perfection, mais timide. Il ne rejetait point les pensées communes, dit le Père Bretonneau ^ ; mais les pensées communes accablent les langues de

1 Théologien et prédicateur (1660-1711) qui a édité les SeinnoîîS de Bourdaloue.

termes dépréciés et effacés par l'usage. Bourdaloue y est d'autant plus sujet, qu'il était plus audessus du travers de rendre extraordinaires par les mots les choses communes. Croyant ces choses communes utiles à son propos, il ne voulait pas avouer, en les ornant, que des paroles utiles peuvent n'être pas assez belles. Dans les endroits relevés sa langue est vigoureuse, mais toujours modeste.

Les sermons sur les mystères sont la partie la plus faible de l'œuvre de Bourdaloue. Sa dialectique sans enthousiasme ne convainc pas et nous laisse froids. Ses efforts pour prouver l'incompréhensible sentent l'école plutôt que l'angoisse du génie, et tout son discours reste au-dessous du sujet. Attaquer la raison sans la vaincre, sans l'étonner du moins, comme fait Bossuet, sans l'épouvanter, comme fait Pascal, c'est risquer de la rendre indifférente ou d'ajouter à sa superbe.

Bourdaloue n'use pas même de preuves qui lui soient propres ; il ne quitte point l'école d'un pas, et il n'emploie que les raisonnements consacrés. Et pourtant telle est la simplicité et la profondeur de sa foi, qu'à la longue on se sent touché de respect. Au lieu d'un avocat qui veut nous donner à croire ce quïl ne croit pas, ou d'un rhéteur qui, dans la cause de la vérité , n'oublie pas les affaires de son esprit, c'est un prêtre qui n'a que la foi du troupeau, un docteur qui a conservé la docilité du disciple. Il n'est ni agité du désir de trop prouver,

ni inquiet de prouver trop peu. Si son âme fut jamais troublée par les difficultés de la foi ^ il n'en reste pas de traces. Il n'a pas à se démontrer à luimême ce qu'il va enseigner; il transmet la doctrine telle qu'il l'a reçue , en y ajoutant l'autorité de la soumission plutôt que la nouveauté de motifs personnels.

Il ne faut pas d'ailleurs chercher dans les sermons de Bourdaloue ces vives peintures des personnes divines dont Bossuet anime l'explication des dogmes. Il semble qu'il n'ait pas osé élever ses regards jusqu'à elles, et qu'il n'ait pas cru permis au chrétien de s'en faire des images trop sensibles. Pour lui Dieu n'est que le premier des dogmes chrétiens et le mystère des mystères. Il y croit de foi ; il l'aime d'un amour qui n'ose être tendre, et dans ce double • sentiment, il fait taire toutes ses pensées. Il ne prend pas plus de liberté avec le Christ, malgré les invitations de l'Homme-Dieu à venir à lui, à le suivre, à le toucher. Loin d'imiter l'affectueuse familiarité de paroles où, j)lus rassuré par l'homme qu'intimidé par le Dieu , Bossuet se laisse aller, Bourdaloue semble craindre de voir l'homme dans le Dieu. Il se tient à l'écart, il le regarde de loin, dans la foule , plus ébloui qu'attiré par l'auréole lumineuse qui entoure sa tête. Enfin Marie; la médiatrice, il n'ose pas la contempler dans la dignité ineffable que le mystère lui a faite ; il ne la voit pas comme Bossuet , avec ses grâces qui rendent le mystère plus aimable ; il s'en fait

des images sévères et tristes, et quand il parle « de son exacte régularité, de son attention à ne se relâclier jamais sur les moindres bienséances, de sa conduite à l'épreuve de la plus rigide censure, » ne dirait-on pas qu'il s'agit de quelque pénitente ou d'une personne en religion ?

Il garde la même réserve avec les saints et les Pères : ce sont des autorités, des traditions, soit pour les moeurs, soit pour la doctrine; des vases d'élection, non des personnes. Bossuet les a vus et suivis dans leur passage à travers cette vie; il n'a pu les fréquenter sans faire amitié avec eux. Bourdaloue ne connaît des saints que leurs pensées; les personnes ne lui apparaissent que sous les voiles mystiques et les traits uniformes des bienheureux.

En résumé, dans la théologie comme dans la morale de Bourdaloue, il n'y a rien pour l'imagination, et c'en est peut-être le défaut. Je sais bien que le christianisme fait la guerre aux sens, et que l'imagination étant de toutes nos facultés la plus sujette à leur influence , il est d'orthodoxie de ne lui pas être complaisant ; mais il y a un juste milieu entre lui trop complaire et ne lui faire aucune part. Le christianisme ne croit pas qu'il y ait excès à s'aider de toutes nos facultés pour faire pénétrer la lumière an fond de notre âme, à travers nos doutes, nos langueurs et nos ajournements. Il se tient à égale distance d'une spiritualité aride et du culte grossier des images.

Bourdaloue ne s'adresse qu'à la raison, par la voie du raisonnement. C'est un piège que le rationalisme protestant avait tendu au catholicisme. Une religion qui ne parle qu'à la raison risque fort de ne pas persuader, et de détourner sur elle-même les doutes qu'elle n'a pas dissipés. Les choses mal prouvées font plus d'incrédules que les choses qui s'imposent d'autorité. On a songé à réfuter Pascal, et Bossuet n'a jamais été contredit. C'est que Bossuet ne raisonne pas comme l'école ; il explique, à l'aide de tous les moyens du discours. Le raisonnement ne vient qu'en son lieu, et semble moins un procédé qu'un mouvement de l'âme. Bossuet raisonne comme le peuple fait des figures. Pendant que le dialecticien échoue devant la raison de tel petit esprit opiniâtre qui, du doute où vous l'avez laissé, passera bientôt au mépris, Bossuet, en attaquant l'homme par tous les points sensibles, abat toute contradiction, et jette l'âme la plus rebelle dans un trouble d'où sortira peut-être la foi , d'où ne sortira jamais le mépris.

§ IIL

Page 1