M^^ RICCOBONI
visiblement dans les Lettres de milord Rivers, écrites à l'âge de soixantedeux ans (1776). L'auteur, qui ne sait plus aussi vivement intéresser par des récits rapides et naturels, y aborde sans grande originalité diverses questions de morale et de philosophie, s'y jette dans la polémique et attaque à plusieurs reprises par le ridicule ceux qu'elle appelle les novateurs.
Ce roman, faiblement composé, offre cependant des pages d'un excellent style et des passages écrits avec autant de force que d'imagination ; telle est cette peinture du bonheur apparent des grands du monde :
« Ces hommes que vous croyez le- dieux de la terre, à qui vous voyez tant de moyens rfe remplir leurs soithaits, achèteraient à grand prix vos désirs. Tout leur est insipide, la langueur préside à leurs fêtes ; ils payent avec prodigalité respérance du moindre amusement : mais le plaisir vient-il quand on l'appelle ? Vainement promis, plus vainement attendu, il fuit devant eux. Tout ce qui les environne a l'art de s'approprier leur fortune, d'en jouir; c'est à eux seuls qu'elle devient inutile. Elle ressemble à ces grands arbres dont l'ombrage épais donne au voyageur une retraite fraîche et délicieuse, tandis que leurs faîtes élevés dans la nue sont continuellement desséchés par l'ardeur du soleil ^ »
M™® Riccoboni donna plusieurs romans assez faibles, et continua d'écrire jusqu'à près de quatre-vingts ans : elle n'avait laissé sa plume oisive que quelques années, découragée par la licence des contrefacteurs, qui lui enlevaient le fruit de son travail. Sa réputation avait beau grandir de jour en jour, la fortune ne visita jamais sa laborieuse retraite ; elle était dans un état voisin de la misère, quand elle mourut le 6 décembre 1792, à l'âge de soixante-dix-neuf ans.
M™'= Riccoboni rencontra de nombreux admirateurs. Cependant il se trouva des malveillants ou des envieux qui répandirent le bruit qu'elle n'était point l'auteur de ses ouvrages, et beaucoup de personnes, comme Palissot^, crurent à cette calomnie. On en avait auparavant dit autant de M""" de la Fayette et de M^^^ de Tencin. Depuis longtemps on ne conteste plus son talent ; et elle trouve encore des lecteurs parmi ceux dont une littérature frelatée n'a pas tout à fait gâté le goût, et qui, pour être intéressés et touchés, n'ont pas besoin d'aventures à grand fracas.
Qu'un genre déclamatoire, ampoulé, faux, ait un succès momentané, les ouvrages écrits avec simplicité, avec naturel, avec honnêteté, vaudront toujours leur prix et seront toujours goûtés par les lecteurs d'élite. Un écrivain de notre époque, qui ne prodigue pas les éloges, a justement loué M""^ Riccoboni, « chez qui l'on trouve de la grâce, du savoir-vivre, de la naïveté, du bon sens, de l'âme, la plus coulante
1 Lettre^ de milord Riters, XVIII.
2 II commit la sotte méchanceté de donner à M">« Riccoboni, dans sa Dnnciade, un emploi auprès de la Stupidité.
simplicité du monde, et point du tout de philosophie ; ce qui est le beau. »
« Vous ne lisez point M°°* Riccoboni, dit-il aux admirateurs outrés des chefs-d'œuvre de la littérature d'outre-Rliin : vous ignorez quel gracieux écrivain est cette femme, vous ignorez que dans son livre les héroïnes de Marivaux ont un cœur, et qu'elle fut le dernier poète de la famille du grand Racine. Sachez-le donc, et sacliez aussi que les honnêtes gens donneraient pour un conte de M""' Riccoboni, tel que Clémentine, ou Ernestine ou Fanny, tout le bagage présomptueux des plus altières muses d'aujourd'hui '. »
Et il fait dire au personnage par la bouche duquel il exprime son jugement :
« Certes, si je fais fortune, je ne manquerai pas d'acheter quelque parc, où j'élèverai un monument à l'auteur de Fanny Butler 2. »
Pour que l'éloge fût parfaitement juste, il eût été mieux de dire : à l 'auteur de Juliette Catesby.
M™"^ Riccoboni est un écrivain exquis; cependant son style et sa manière ne peuvent pas être loués sans réserve. Cette aimable narratrice, qui nous intéresse tant par la peinture délicate et naïve des émotions d'un cœur tendre, n'a pas toujours cette simplicité, cette grâce de naturel, ce charme d'un esprit de bon aloi et qui a l'air de s'ignorer, qu'on admire chez M™^ de la Fayette. Quelquefois elle rappelle plutôt Marivaux par une recherche brillante, par des antithèses affectées, par une phrase trop sautillante. Souvent aussi elle pèche contre la correction. Écrivant habituellement avec une excessive rapidité, et harcelée parles éditeurs, elle ne prenait pas assez le temps de polir son style, ni même de mûrir ses plans. Enfin elle n'est pas plus un profond psychologue qu'un grand écrivain. M^'^ de Lespinasse a pu dire ; « Richardson a connu les hommes, l'amour et les passions; M™<= Riccoboni ne connaît que l'amour-propre, la fierté, et quelquefois la sensibilité ; et voilà tout *. »
Un autre narrateur non moins agréable est Jacques Cazotte (1720- 1792), auteur du Diable amoureux, charmante et originale conception d'un esprit porté naturellement, suivant l'expression de Gérard de Nerval, vers les visions riantes et claires. Il composa encore sous l'inspiration d'un moine arabe, nommé dom Chavis, des Contes arabes, longtemps confondus avec les Mille et une Nuits, mais qui n'obtinrent pas tout le succès que méritaient la grâce des détails, l'agrément du style et la richesse d'invention de leur auteur.
1 L. Veuillot, VHonnête Femme, XLII.
* Dans les Libres Penseurs, M. Veuillot parle encore très favorablement de M"" Riccoboni, cette femme « pleine de cœur, dans un temps malheureux, tout saturé de luxure. »
3 Lett. de A/"* de Lespinasse, 7 juill. 1775.
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Au moment où M™"^ Riccoboni et Cazotte écrivaient leurs agréables fictions, un genre de romans très différent, et fort inférieur du côté de l'art, s'emparait de la vogue : nous voulons parler du roman philosophique.
Marmontel (1723-1799) est un de ceux qui cultivèrent, sinon avec le plus de talent, du moins avec le plus de succès, le roman philosophique. Son Bélisaire fut un événement. Et cependant on ne saurait aujourd'hui lire sans ennui ce livre qui fut si vanté par l'esprit de parti, que la cabale osa mettre au-dessus du Télémaqiie, et qui fut traduit dans les principales langues de l'Europe, môme en russe, par ordre de l'impératrice Catherine II.
Les trois ou quatre premiers chapitres de Bélisaire ont un certain intérêt qui en permet la lecture ; mais, pour dévorer le reste, il faut une patience bien résolue. Le commencement, où l'auteur dit qu'il veut montrer un grand homme aux prises avec l'adversité, annonçait un récit élevé ; mais, au bout de quelques pages, il n'est plus question d'adversités, il ne reste que de fastidieuses et banales dissertations, développées dans un style terne, vulgaire et quelquefois bas. « Si cet ouvrage est d'un caractère plus grave que mes autres écrits, dit l'auteur dans ses Mémoires, c'est qu'en le composant je croyais proférer mes dernières paroles, nuvissimaverba, comme disaient les anciens ^ » Les homélies de l'aveugle Bélisaire sont plutôt lourdes et pesantes que graves.
LeJûurnalde Trévoux, dans son numéro de mai 1707, publia un examen de Bélisaire, où celte triste composition est appréciée avec sévérité, mais avec justice :
« Le but de M. Marmontel, y disait-on, était de peindre un grand homme dans l'adversité, de montrer un héros aux prises avec la mauvaise fortune; mais à peine a-t-il ébauché quelques traits de ce tableau, que tout d'un coup il abandonne son sujet, pour en traiter un tout à fait étranger. Au lieu de conserver toujours cette fermeté, cette fierté majestueuse qui convient à un gueri'ier magnanime, Bélisaire, dans plusieurs chapitres, à force d'être doux, devient doucereux; à force de vouloir attendrir le cœur, il l'afTadit; à force
d'outrer le sentiment, il l'émousse Le roman est sans unité de sujet et
sans aucun ensemble, puisque du septième chapitre on peut passer au seizième, sans que l'espace intermédiaire soit aperçu; au contraire, par cette suppression, la pièce est mieux liée et mieux conduite On commence, dans le septième chapitre, à entendre un froid sermonneur sur les devoirs de la noblesse. Dans le huitième, on voit un dissertateur indiscret sur la royauté et sur le gouvernement ; dans le neuvième, un panégyriste enthousiaste de la vérité et de la vertu ; dans le dixième, un pédagogue mélancolique et rigoureux des rois ; dans le onziùme, un politique alambiqué, qui s'épuise en vaines spéculations ; dans le douzième, un calculateur /nitifin/nicier, qui parle de ce qu'il n'entend pas; dans le treizième, un censeur causiique de la cour; dans le quatorzième, un réformateur systématique et à pure perte des villes et de
* Mémoires de Marmontel. liv. Mil.
la milice ; dans le quinzième, qui est comme le chef-d'œuvre de tout le roman, on découvre un incrédule moderne, travesti en un sopliiste subtil et séduisant qui s'égare et veut égarer les autres; dans le SNeizième, enfin, on reconnaît un copisle servile du dénoûment de presque toutes les pièces de ce genre, qui se terminent par un mariage K »
Pendant que des juges non prévenus réduisaient ainsi à sa juste valeur le roman philosophique de Marmontel, l'esprit de parti s'obstinait à ^ voir une des œuvres qui honoraient le plus l'esprit humain et devaient le plus contribuer à ses progrès. A peine Voltaire avait-il eu le temps de le parcourir qu'il écrivait à son disciple :
« Bélisaire arrive ; nous nous jetons dessus, maman et moi, comme des gourmands. Nous tombons sur le chapitre quinzième; c'est le chapitre de la tolérance, le catéchisme des rois ; c'est la liberté de penser soutenue avec autant de courage que d'adresse ; rien n'est plus sage, rien n'est plus hardi. »
Et le patriarche s'étendait en éloges et en remercîments de son « beau chapitre » par lequel il ven ait de rendre service au genre humain-.
L'autorité religieuse ne pou\ail pas méconnaître et par conséquent ne pas dénoncer les intentions anticalholiques dans lesquelles avait été conçu ce livre si vanté par les philosophes incrédules. La Sorbonnele frappa d'une censure que rédigea le sulpicien Le Grand, homme sévère pour les doctrines, mais indulgent pour les personnes^. L'archevêque de Paris lança contre Bélisaire un mandement (31 décembre 17G8), qui le condamnait comme renfermant des propositions fausses, captieuses,
^ Journal cfe Trévoux, mai 1767.
2 Lettre de Voltaire à Marmontel, 16 fév. 1767.
'C'est le même qui lédigea les censures prononcées contre VÉndle de Rousseau et contre VHistoire du peuple de Dieu du P. Berruyer.
Le parti philosophique n'omit rien pour ridiculiser la censure des « cuistres de la Sorbonne» dont l'effet se trouvait en partie arrêté parle gouvernement qui ne voulait point en passer certaines assenions. Néanmoins Marmontel crut devoir éviter de se trouver aux fêtes littéraires et aux assemblées où sa pré-ence aurait pu exciter quelque bruit, et il prit le parti de voyager jusqu'à ce que cette affaire fiit arrangée ou assoupie. Un moment l'en crut que 1 Académie ne pourrait pas le garder dans son sein, s'il ne faisait pas une rétractation formelle. On était aussi fort indigné contre Marmontel à la cour. Au rapport de Bachaumont, comme les enfants de France parlaient ensemble de Bélisaire, le comte d'Artois dit qu'il trouvait fort plaisant qu'un cuistre, un pédant de collège, comme M. Marmontel, s'avisât de s'ériger en précepteur des rois et de leur donner des leçons ; que si cela dépendait de lui, il ferait fustiger l'auteur aux quatre coins de Paris ; et moi, reprit le Dauphin, si j'étais roi, je le ferais pendre. {Mém. secrets, 20 mars 1767, t. II, p. 160.)
Voir dans les Mém. secrets de Bachaumont, t. II et III, beaucoup d'autres détails intéressants sur toute cette affaire qui, pendant quelque temps, fit le sujet de toutes les conversations, et donna naissance à quantité d'écrits pour ou contre, en prose et en vers.
téméraires, scandaleuses, impies, erronées, respirant l'hérésie. Pour l'historien de la littérature, il est obligé de le condamner comme ennuyeux, comme banal et comme faux. Quoi de plus absurde que de faire du pieux Bélisaire un esprit fort et un écho des doctrines de Voltaire, de Jean-Jacques Rousseau et d'Helvétius?
Marmontel, aiguillonné par les contradictions qu'avait rencontrées Bélisaire, excité par le succès bruyant que l'esprit de parti lui avait fait, voulut traiter le même sujet, ou plutôt soutenir la même thèse dans un autre roman historique. Il entreprit les Incas ou la Destruction du Pérou, pour étaler le spectacle des crimes produits parle fanatisme dans le nouveau monde. Cet ouvrage, qu'on ne saurait appeler ni histoire, ni roman ni poème, est écrit dans une sorte de prose poétique qui ne manque pas d'éclat ni parfois de chaleur.
L'ouvrage qui servit le mieux à la réputation de Marmontel, ce sont ses Cent esmor aux. Ces contes, qui fournirent des sujets de pièces aux deux principaux théâtres de Paris, qui eurent tant de vogue en Europe, et qu'on traduisit dans toutes les langues, furent d'abord écrits, du moins les premiers, pour le Mercure, à un moment où celui qui le dirigeait, Boissy, n'ayant absolument rien de passable à donner au public, s'était adressé à Marmontel, le conjurant de venir à son aide, de composer à son intention quelque chose, quoi que ce fût, prose ou vers. Pour répondre à cet appel de détresse, il conçut l'idée de ses contes, et tout d'une haleine, au courant de la plume, il écrivit le premier, intitulé Alcibiade, et l'envoya. Ce conte, publié sous l'anonyme, eut un succès inespéré, et les plus fins connaisseurs, réunis au dîner d'Helvétius, firent à Marmontel l'honneur de le croire de Voltaire ou de Montesquieu'. Le conte de Soliman II, celui du Scrupule et plusieurs autres, ne furent pas moins bien accueillis.
Que Marmontel ait pour objet, dans la plupart de ses contes, de rendre lavertu aimable, d'amener le lecteur à sentir qu'il n'y a rien de mieux à faire pour être heureux que d'être bon, on ne peut pas lui contester cette honnête intention. Il réussit même quelquefois assez bien dans son dessein^, et il expose en un style convenable ses obser-
1 Voir les Mémoires de Marmontel, liv. V.
2 Voir en particulier le Franc Breton. C'est un des meilleurs contes du recueil ; on est seulement un peu étonné des extrêmes éloges donnés là à d'Alembert. Le célèbre encyclopédiste, qui fait l'un des ressorts essentiels de cette histoire, y est représenté comme l'homme le plus officieux et comme un modèle de dévouement. L'un des deux principaux personnages, jeune homme qui était venu chercher fortune à Paris, en parle ainsi :
« Presque en y arrivant, j'allai voir un homme aussi célèbre par sa bonté que par son goût et ses lumières, le sage d'Alembert. Je n'ai jamais connu de plus vrai philosophe. Il l'avait été dès l'enfance. Tel que l'avait fait la nature, tel on le voyait tous les jours et dans toutes les situations : rien d'apprêté, rien de factice, rien même d'arrangé dans ce grand caractère. Ses petites impatiences, ses naïves faiblesses, ses colères d'enfant, comme on les^appelait,
valions de moraliste. On pourrait citer plusieurs beaux passages de* Contes, et Joseph de Maistre a fait à Marmontel le grand honneur d'en relever un.
« Il y a, dit l'auteur des Soù'ées de Saint-Pétersbourg, un mot bien profond dans un livre de pur agrément : je l'ai lu, il y a quarante ans précis, et l'impression qu'il me fit alors ne s'est point effacée. C'est dans un conte moral de Marmontel. Un paysan dont la fille a été déshonorée par un grand seigneur dit à ce brillant corrupteur : Vous êtes bien /leureux. Monsieur, de ne pas aimer l'or autant que les femmes : vou^ auriez été un Cartouche '. »
Mais les Contes, môme les meilleurs, les Nouveaux Contes, recueiUis en 1801, sont loin d'ôtre tous bien écrits, d'être tous d'une observation exacte et d'une saine morale.
M™'' de Genlis, qui, avec raison, trouvait très peu moraux les Contes de Marmontel, leur reprochait surtout de présenter une peinture très fausse de la société :
« Il est fâcheux, disait-elle, qu'un littérateur si estimable ait eu la malheureuse prétention de peindre ce qu'il n'avait ni étudié ni observé, et qu'il ait donné, pendant trente ans, aux étrangers et aux provinciaux, une aussi fausse idée des gens de la cour et du grand monde. L'ignorance de quelques usages ôte de la vérité aux tableaux, mais ne corrompt personne ; il n'en est pas ainsi de l'ignorance des mœurs, du ton, du langage. Dans les contes dont nous parlons, on voit toujours les hommes qui ont dans la société de brillants succès, afficher les plus vils sentiments, et s'exprimer avec la perversité la plus grossière ; peintures aussi fausses que ridicules, et personnages qui eussent à peine été soufferts dans la plus mauvaise compagnie 2. »
A parler généralement, ces Contes moraux ne sont pas excellents, et ils ne sont pas détestables : ils sont médiocres, et cette médiocrité même a favorisé leur éphémère succès^.
Voltaire aussi prétendait faire de la morale avec ses Contes non moins licencieux qu'impies. Mais au moins Candide, VIngénu, Micro-
se laissaient voir en lui aussi ingénument que les pensées les plus sublimes et que les sentiments les plus fermes et les plus hauts. >•
Et partout il est appelé ce bon d'Alembert, le digne d'Alembert. D'ailleurs les philosophes sont assez souvent mis en jeu dans ces Co?ites moraux. Ainsi, dans celui qui vient après le Franc Breton, dans l'Erreur d'un io>i père. Voltaire, Cideville, Vauvenargues, sont en scène avec Marmontel lui-même.
* Les Soirées de Saint-Pé ersbourg, IIP entretien.
2 Les Parvenus, t. II, c. xvi.
3 « On a trop loué et trop critiqué ses contes moraux, dit très bien le prince de Ligne. DÉon, censeur alors et déjà ex-demoiselle et ex-capitaine de dragons, eut la malice d'écrire dans son approbation : J'ai lu, par ordre de Monseigneur le Chancelier, les contes moraux de Marmontel, et je n'ai rien trouvé ^faisant semblant d'oublier : qui en empêche l'impression).» {Mélang.,t. XXYII, p. 270. Sur le lijcée, t. XII, p. 528.)