‹ Histoire de la littérature française (volume 4)Chapitre 74 sur 110 · CASIMIR DELA VIGNE · texte numérisé non relu

CASIMIR DELA VIGNE

Pietro l'entend.

Pâlit, soupire.

Et puis expire En répétant:

« Nanna m'appelle; Elle est si belle!

Je l'aime tant ! »

Les ballades de Casimir Delivigne sont, pour la plupart, de petits tableaux charmants par l'art de la composition et par le fini des détails. Dans ces poésies de courte haleine, formées du souvenir des traditions et des légendes qui peignent le mieux les pays qu'il avait visités, une action intéressante sert de prétexte à la description exacte des lieux et des mœurs, exacte quand il ne s'agit pas de l'Italie pontificale ou d'autres sujets chrétiens qu'il ne sait aborder qu'avec toutes les préventions du vieux voltairianisme.

La pièce intitulée les Limbes est peut-être ce que Casimir Delavigne a fait de mieux. Il y a là, au commencement, une vingtaine de beaux vers d'un rvthme très heureux.

Page 1