‹ Histoire de la littérature françaiseChapitre 14 sur 504 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Le x° siècle. Premiers textes littéraires K — 1. Celtes, Romains, Germains : éléments et formation de la langue et de la race. Caractère de l'ancien français : dialectes. Vue générale du développement de la langue. — 2. Caractère de la race. — 3*. Causes générales qui diversifient les œuvres littéraires. Séparation de la société laïque et de la société cléricale au moyen âge. Différences provinciales. Inégalités sociales. Enricliissements successifs de l'esprit français. — 4. La France du x° siècle. Physionomie générale du moyen âge.

VhumhlejSéjjiuence de sainte Eulalie, décalque d'un chant d'église latin, n'offre, malgré l'emploi du vers assonance, guère plus de valeur ni d'intention littéraires que les fameux Serments de Stras-

1. A consulter : Œ Paris, la Lift. fr. au moijen âge, 2« édit., Jn-t6, Hachette, 1890, Auberlin, Hint. delà langue et' dé la titt. fr. au Moyen âge, 2 vol., ia-16, Hiichetle, 1887; G. Paris, la Poésie au moyen âge, '2 vol. in-16, Hachette, 1887-95. Je cite une fois pour toutes ces trois ouvrafies, dont le premier embrasse tout le moyen âge (jusque vers 13-J7) et le second nous conduit jusqu'au xv!"* siècle. J'indiquerai une fois pour toutes aussi la Roniania; il n'est presque pas une œuvre importante dans la littérature du moyen âge, qui n'y soit l'objet d'un ou de plusieurs articles. De même YUistoire littéraire de la France, commencée par les Bénédictins, et continuée par l'Académie des Inscriptions (t. XXXII, 1895) : chaque auteur y a sa notice particulière;

hnurg, et n'intéresse aussi que l'hisloire do la langue française lin (lu IX'' siècle). Mais dans la secomle rnoilit'; du x*^ siècle, en même temps (|ue sV'lablit la dynastie ^ajjélieinii' à qm il apparliendia de l'aire l'unité Irançaise, au moment oTj la terre l'éodalc i-iimmence à se hérisser de ("liùtt-aux forts, où les arohilecles romans vont dresser au milieu des villes les masses des jurandes f^'lises voûléfs, avec la vie nationale s'éveille la lilléralure nationale : un court poème sur la l'assiim, une Vie de i>aitd U'ger, un peu |)lus de trois cents vers, vôiïïTTes plus anciens monuïnëhts de notre poésie, qui, chez nous comme partout, a précèdi' la prose. Ce n'est rien ou c'est peu de chose, que cetlt; Vie de suint Léger ' : un mince (ilel de narration, naïve, limpide, presfjue plate et presque gracieuse en sa précision sèche. Mais cest le premier essai de cette intense invention littéraire que dix siècles n'ont pas sans doute encore épuisée : et surtout, il uy a pas à s'y tromper, c'est quelque chose déjà de bien français.

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