‹ Histoire de la littérature françaiseChapitre 170 sur 504 · Antioclius et Séluucus de Jtodoytiui · texte numérisé non relu

Antioclius et Séluucus de Jtodoytiui

3. Uodo;,'une, AUalo de Xicomiule; Viriute de Serlorius ; Ollion, et Camille, etc.

■i. Arsiuoé, de iVicomède ; Viaiuii, Martiau el Lacus, il' Othon; Félix, de Polyeucte, Plolumée et ses miuislrus, de Pumpée, etc.

assez calmes. Dans les dernières pièces de Corneille, cela devient un système : il combine les atrocilés historiques de l'anliquité avec les mœurs politiques du jour, plus rusées que cruelles, et ainsi l'ajustement de l'intrigue aux caractères est moins exact. Par une certaine amplification des effets, Corneille relie aux causes morales lies crimes tragiques qu'elles ne devraient pas produire. L'analyse est exacte ; mais il faut rabattre la moitié du produit extérieur pour rester dans la réalité. Corneille semble établir une sorte de symbolisme conventionnel, qui fait représenter par les horreurs de la tragédie une réalité moins horrible : Suréna tué, par exemple, représentera Condé emprisonné *; je ne dis pas que l'auteur ait songé à Condé, mais je prends un cas entre cent autres similaires. Seulement ces effets violents ne réchauffent pas la tragédie, précisément par ce que le public fait la réduction convenable, et par ce que le sang versé au théâtre n'est pas pathétique physiquement, par son aspect, mais moralement, par les causes de l'acte. Corneille n'était pas sans le comprendre, puisqu'il a essayé de créer au-dessous de la tragédie une comédie héroïque, destinée à l'analyse des caractères politiques.

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