CHAPITRE i QUERELLE DES ANCIENS ET DES MODERNES
Cause profonde du débat. — 1. Vue sommaire des faits. Ferraull oi ses PfiraUéles. Fonlenelle et sa nigirssion. Boileau et ses Réflexions sur Longin. — 2. Sens et conséquences de cette querelle.
Nous avons vu que le naturalisme classique est le produit d'une combinaison d'éléments dissemblables : le rationalisme et le fçoùt esthétique. Issus tous les deux de la Renaissance, le rationalisme et le goût esthétique étaient pourtant deux courants qui portaient en sens contraire. Le premier éloignait de l'antiquité, et poussait la raison moderne à ne compter que sur soi : le second ramenait a l'antiquité, et invitait le génie moderne à s'appuyer toujours sur les exemples des Grecs et des Romains. Le culte de l'antiquité avait barré, contenu l'influence du rationalisme sur la littérature; et c'est par là que la notion de l'art y avait été maintenue. Presque tous les chels-d'œuvre oratoires et poétiques du temps sont sortis de la petite école des adorateurs de l'antiquité.
Mais le progrès du rationalisme ne pouvait être longtemps enrayé, et nous assistons à la fin du siècle à la flÊStructioû de Tidéal classique : c'est à cette cï-ise que l'on donne le nom de qucrtlle des anciens et des modernes '. ■
1. A consulter: H. Bi?aiiU. Histoire df la f/uerelle des anciens et des modernes, l'iint, 18J9j iu-S. F. Bruneliérc, Évolution de la critique, 4' Hfiou.
5'JO LA riN HE l/AUK CLASblULl''