‹ Histoire de la littérature françaiseChapitre 354 sur 504 · Surinut dans les parties I et tV · texte numérisé non relu

Surinut dans les parties I et tV

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personnes divines qui y allaient, venaionl, et tracassaient, faire de" la représentation de cette nature lun des deux principaux objets de l'art, et l'autre de l'expression des plus intimes émotions de l'àme, ramener partout le travail littéraire à la création artistique, et lui assijiner toujours pour fin la manifestation ou l'invention du deau, ouvrir en passant toutes les sources du lyrisme comme du naturalisme, et mettre d'un coup la littérature dans la voie dont elle n'atteindra pas le bout en un siècle : voilà, pêle-mêle et sommairement, quelques-unes des divinations supérieures qui placent ce livre à côté de l'étude de Mme de Staël sur l'Allemagne. C'était en deux mots la poésie et l'art que Chateaubriand ramenait à la place de la rhétorique et de l'idéologie : c'était le sentiment de la nature et l'inquiétude de la destinée qu'il offrait comme thèmes d'inspiration, pour remplacer la description des mœurs de salon et la mise en vers de toutes les notions techniques. Il n'avait pas la netteté de conception de Mme de Staël; ses idées étaient plus confuses, mais elles étaient plus vastes. Il y avait surtout plus d'harmonie entre ses idées et son tempérament; elles n'en étaient que le reflet. Il les sentait avant de les penser, au lieu que Mme de Staël pensait plus qu'elle ne sentait. Aussi fit-il des œuvres plus claires, plus complètes, plus expressives que sa théorie.

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