‹ Histoire de la littérature françaiseChapitre 376 sur 504 · Nés en 1810 et · texte numérisé non relu

Nés en 1810 et

3. Il y a un fond de vérité dan? ce qu'ont dit Vigny (Servitude militaire, ch. I) «t Musset {Confession d'un enfant du siècU).

LE mouvement; romantique. 937

Le romaalisme, à ses débuts, fut tout monarchique et chrétien : Chateaubriand avait établi entre l'idéal artistique et les principes pratiques une confusion qui égara les premiers romantiques : épris du moyen âge chrétien et féodal, ils s'estimèrent obligés d'être en leur temps, réellement, catholiques et monarchistes. Us le furent aussi, par opposition aux disciplesdu xvin°siècie, qui, retenant le goût de Voltaire ou de Condorcet, en professaient les idées; comme le même siècle avait produit M^ropeetle Dictionnaire philosophique, on le haïssait ou l'aimait en bloc : les libéraux se croyaient tenus d'être classiques, et les romantiques chantaient le trône et l'autel. En réalité, ce classement résultait d'un malentendu. Le romantisme en son fond était révolutionnaire et anarchique : on ne tarda pas à s'en apercevoir. Nous assisterons à l'évolution politique de V. Hugo et de Lamartine; et même avant 1826, Tabbé de Frayssinous avait reconnu la liaison des doctrines classiques aux principes conservateurs *.

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