‹ Histoire de la littérature françaiseChapitre 68 sur 504 · XIV .Si,',/,- -i vul iri S •>• .-.lll Cnl-H IS · texte numérisé non relu

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pèche plus guère : la loyauté subtile du chevalier sait se dérober fièrement, avec de belles altitudes et une noble piaffe. Au fond, parmi tous ces chevaliers, il n'y a guère que des routiers; il n'y a que les paroles et les manières qui tassent une différence. Voilà comment la féodalité se présente dans l'>oissart. Voilà commeiil, tandis que de plus en plus les rois se feront bourgeois, elle s'étalera dans les dernières grandes cours provinciales, notamment chez ces ducs de Bourgogne, où elle sera, plus que nulle part ailleurs, extravagante de vanité, d'insolence, de faste, et désolante d'intime et essentielle grossièreté.

L'autre principe vital du moyen âge, la foi, ne subit pas de moindres atteintes. Sans doute le christianisme, si actif et si fécond même de nos jours, n'est pas épuisé au xiv° siècle : la foi est aussi ardente que jamais Mais l'Église, avec ses institutions et sa hiérarclue, semble prendre à tâche de tromper, de désespérer ses croyants. Les désordres scandaleux du schisme, les indignes querelles des antipapes, les ambitions, les passions, les mœurs, le luxe des cardinaux et des évéques, le marchandage effréné des dignités ecclésiastiques, la politique et les intérêts personnels se jouant de la religion, la déviation du grand mouvement chrétien qui avait créé les ordres mendiants, les richesses insolentes, l'esprit dominateur et intrigant de ces humbles moines, tout cela n'empêchait pas de croire, mais tout cela détachait de la forme actuelle de l'Eglise, tout cela rendait la simple obéissance, la docilité confiante à l'Église de plus en plus impossibles : et la foi des peuples se tournait en explosions indisciplinées de zèle individuel, en sombres exaltations où peu à peu se précisait l'idée que l'Église perdait la religion du Christ, et que les gens d'Église perdaient l'Église. On s'habituait à suivre la pensée de son esprit, le sentiment de son cœur, sans attendre une règle, une direction de l'autorité ecclésiastique, haïe, méprisée ou suspecte en ses représentants.

La royauté recueille la puissance qui échappe des mains de la féodalité et de l'Église. Elle transforme insensiblement sa suzeraineté eîi souveraineté; elle se fortifie et contre les entreprises des seigneurs et contre l'ingérence des papes : elle prétend être la maîtresse chez elle, et commander seule à tous, laïcs ou clercs. L'Église de France est son Église, qui ne devra obéir au chef spirituel de Rome qu'autorisée et contrôlée par le chef temporel de Paris. La force du roi, c'est d'incarner pour le peuple l'unité de la conscience nationale, de représenter pour les lettrés la doctrine i romaine de l'État souverain. On le sent protecteur et on le veut I m:)ilre. Et la royauté, sauf d'intermittents accès de frénésie chevale- I resque, voit où elle va, ce qu'elle peut, par qui elle dure et

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li'i DÉCOMPOSITION DU MOYEN AGE.

i,'agnc : elle dovienl bourgeoise et savante; elle utilise les forces encore neuves f|ni' ronfienneiit et l'àmp du tiers étal et la science des doctfurs. De Ui ces petites gens qui entourent l'hilippe le FJel, Charles V et, tant qu'il a sens et vouloir, Charles VI : de là ces légistes, ces secrétaires, ces conseillers, ces « marmousets », petites gens aux noms vulgaires, qui travaillent de l'espiit, non du bras, et mettent au service de la royauté, du publie, de lÉlal, la droiture du sens populaire o»i les ressources de la culture scolastique.

C'était déjà quelqu'un au temps de saint Louis qu'un bourgeois de Paris : et jusque sur la flotte des croisés, en Kgypte, en Syrie, ce litre se faisait respecter. La bourgeoisie, à travers les malheurs et les désordres du xiV .'^('•cle, ne cessera de croître : et même déchue des espérances qu'elle aura pu concevoir un moment de dominer la royauté ou de s'en passer, elle restera puissante et considérée dans sa docilité soumise. Deux ouvrages d'éducation, écrits à vingt ans de distance, le livre que le chevalier de la Tour Landry adressait à ses filles (1372) et le Ménugier de Pmns, qu'un bourgeois déjà mùr dédiait à sa jeune femme (t3!)2), nous font mesurer la difTèrcnce des deux classes, la frivolité, l'ignorance, l'amoindrissement du sens moral chez l'excellent et bien intentionné seigneur : cbez le lx)urgeois, le sérieux de l'esprit, la dignité des mœurs, la réflexion déjà mûre, la culture déjà développée, enfin la gravité tendre des affections domesli(jues, l'élargissement de l'àme au delà de l'égoïsme personnel et familial pur la justice et la pitié.

La science est encore le dépôt et le privilège de l'Université : et l'Université est encore ecclésiastique. La théologie est encore la maîtresse .science, et la logique la maîtresse forme de la science. Mais celte armée imiombrable et tumultueuse des écoliers, 30 000, dit-on, au xiv» siècle pour Paris seulement, cette armée se recrute en majeure partie dans la bourgeoisie, dans les couches profondes du peuple. L'É^ilise ne peut consommer, placer, régir tout ce qu'elle a formé. Des écoles essaime chaque année un plus grand nombre d'intelligences fortes, hardies, disposées à se mouvoir librement, à user spontanément, sans contrôle de l'Église, de ce savoir et de celte méthode dont elles sont armées. De l'abus même de l'instrument logique, une certaine liberté de pensée naîtra, et les opinions individuelles livreront leurs premières batailles sous l'épaisse armure du syllogisme. Dans le triomphe de la théologie, le droit a survécu et grandit sans cesse : en face des théologiens de Paris, les décrétisles d'Orléans s'élèvent, serviteurs zélés et redoutables du pouvoir royal. Sous lascolastique écrasante, llniniaiiisme va se réveiller, précisément au xiV" siècle. Enfin les passions pojiul.iires pr-nétreront ce corps où circule le sang du

peuple, et contribueront à donner aux études une orientation, à la pensée une forme que l'Eglise n'a pas souhaitées. Si bien qu'en cet âge de trouble et de misère, l'Université, sous son vêtement ecclésiastique, sous les privilèges de ses clercs et de ses docteurs, abritera la raison indépendante, pour lui permettre d'atteindre le temps où elle pourra jeter bas la défroque scolastique et se risquer hors de la rue du Fouarre ou du Clos-Bruneau.

Le xiv** et le xv« siècle sont tristes. Les ruines apparaissent, et les germes sont cachés, surtout pour les contemporains. L'abandon, les défaillances des classes d'où l'on était habitué de recevoir une direction, le spectacle et les exemples de leur dégradation, répandent partout un matérialisme cynique, un scepticisme désolant, le culte de la force, de la ruse plus que de la force, du succès plus que de tout. 11 semble que la moralité sombre, et si rhounêteté bourgeoise, si la philosophie chrétienne ou antique la maintiennent encore dans quelques parties du xiv^ siècle, le siècle suivant touchera le fond du nihilisme moral.

Pour hîter la décomposition delà société etdel'àme féodales, la peste noire, qui en 1348 enlève au monde connu le tiers de ses habitants, la guerre de Cent Ans, guerre étrangère, guerre civile, crises aiguës des invasions, ravages endémiques des routiers : tous les fléaux, toutes les souffrances oppressent les âmes, mais en somme les délivrent avec douleur, les arrachent à leurs respects, à leurs habitudes, à leur forme d'autrefois, remettent tout violemment dans l'iiidéterminatian, qui seule rendra possible une détermination nouvelle.

La littérature suit la destinée de la nation et l'évolution des idées. Elle se dissout ou se dessèche; l'âme et la sève s'en retirent. Ce" n'est que bois mort ou végétation stérile. En dépit de quelques noms éclatants, de quelques curieuses ou grandes œuvres, le x\\^ siècle et le xV^ font un trou entre les richesses du moyeu âge et les splendeurs de la Kenaissance. Ni les lïOniiîies ni les œuvres ne manquent : mais, si la matière est riche pour l'historien ou pour le philologue, elle est pauvre pour le critique, qui s'arrête seulement aux œuvres littéraires, c'est-à-dire aux idées, sentiments, expériences, rêves que l'art a revêtus d'éternité. Rien n'est moins éternel que la littérature du xiv'' siècle, tantôt expression de sentiments épuisés ou factices, tantôt forme vide et laborieux assemblage de signes sans signification, où rien n'est réel, solide et viable, pas môme la langue : car ce n'est pas encore la langue moderne, et ce n'est plus la langue du moyen âge.

Le siècle, évidemment, n'est pas poétique. L'âge de l'inspiration épique, et même chevaleresque est passé. Le triste produit du

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temps, ce sont les lùifanccs (jarin de Monrjlanc. tlernior terme de l'exlravagancc et de la platitude où puissf atteindre la paie chanson de ytîsle, coulée dans le moulu traditionnel. Un ne délaisse pas les ouviages anciens, mais on ne les goûte que dans des rédactions remaniées, mises à la mode du jour et imprégnées d'actualité, sans respect du caractère original et de la convenance esthétique. Le seigneur qui a sa « librairie » et ses lecteurs, le bourgeois, dernier client du joiigieiir, veulent qu'on exprime leurs passions, li'urs o{iiiiions; le présent les possède, et, que l'œuvre soit vieille on neuve, ils n'en ont cure, pourvu qu'ils y retrouvent le présent. Tandis que le poème héroïque s'évanouit pour plaire aux nobles dans la chevalerie carnavalesque des Vœux du Paon^ il aboutit, quand on s'adresse à la roture, à la chevalerie joviale de liaudouin de Sebourc, celle sorte de Du Guesclm vei-t-galaiit, à qui sa bravoure enragée contre la léodalité et la maltôle lient lieu de toutes vertus.

Partout, dans les suites, refaçons et contrefaçons de Renaît ', dans les Fabliaux, dans tous les genres de poésie narrative, avec l'ordure croit la violence : l'àpreté des haines tient lieu de talent. Cependant, à Iravers la raideur gothique de leurs laisses monorimes, un sentiment plus noble anime le trouvère inconnu qui rime le Combat des Trente, et « le pauvre homme Cuvelier » qui dit la Vie de Bertrand Du Gucsclin : âmes sans liel et sans haine, où commence à s'éveiller la conscience de la pairie, d'est dommage que le génie manque même à ces braves gens.

La poésie artistique cependant n'a pas disparu . mais par une étrange corruption se réalise un type paradoxal de forme poétique sans poésie; le néant de l'ime féodale crée pour s'exprimer un art très savant- et très insigniliant. Ce qu'on n'ose appeler le lyrisme du xiv" s'ècle est le prolongement du lyrisme savant des chansonniers aristocratiques du xii^' siècle, et c'en est la décadence : on peut deviner à quels résultats on arrive, quand la pédantesque subtilité de la dialectique scolaslique se superpose à la subtilité élégante de l'amour courtois. Pour ne rien laisser à l'invention de ce qu'on peut donner a la science, aux libres et personnelles combinaisons de rythmes ilont les troubadours avaient donné [exemple à la poésie du Nord, on substitue des formes lixes, dont les types dérivent des anciennes chansons à danser, le rondeau, le virelai, \a ballade, le chant royal'^; on s'ingénie à multiplier,

1. Henart ie Xovel, par J.iC(iiiomait Gelée il'288). Hennrt le Contrejatt (1330-i:M0). t'attvel le rhcvîil (1310-1314).

y. Voici los pnnripfilos rurniiiles . les letlres m.-ijusoules marquent les refrains. Rondeau simple : A //a AabA B. {Co sera lo ItMùI.) A Hha.abA li.abbaB. Aa XV* siècle purail la foruio ; AUbaabA' ahbaA' (A' élanl le premier mol de A]»

LE QUATORZIÈME SIÈCLE. Ul

à compliquer les règles de ces genres, pour en rendre la pratique plus difticile, et la perfection, à ce qu'on croit, plus admirable. On met tout enfin dans la technique, et toute la technique dans la difficulté. Eustache Deschanips, qui est pourtant un homme de sens, prend la peine d'écrire en 1392 un « Art de diclier et de faire ballades et chants royaux », qui résume la poétique du siècle. Lé mal n'est pas qu'il aime les formes curieuses cl parfaites; mais il les estime seulement selon l'efTort et contorsion d'esprit qu'elles nécessitent. Par-dessus les rondeaux simples ou doubles, par-dessus les virelais et chants royaux, il admire la ballade « équivoque et rétrograde », où la dernière syllabe de chaque vers donne le premier mot du vers suivant : vrai tour de force en effet, et acrobatie poétique.

Comme on complique le rythme, on complique le style : et là aussi, la beauté consiste à prendre le contre-pied de la nature, et à chercher en tout la difticulté. Rendre l'idée par l'expression la plus éloignée de l'idée, la moins nécessaire et la moins attendue, voilà le résumé de toutes les règles, et c'est pour cela que l'allégorie triomphe et s'étale insolemment, ennuyeusement, dans les écrits du xiV^ siècle : elle est devenue surtout classique et obligatoire depuis le Roman de la Rose. On ne sait plus dire simplement, directement ce qu'on a à dire : il faut passer par le labyrinthe interminable de l'allégorie, où l'art répand à profusion tous les ornements de la mythologie, de l'astrologie, de la physique et de toutes les belles éruditions. De là ces titres bizarres, qui dénoncent la fantaisie laborieuse des auteurs : le seul Froissart écrit VHorloge amoureuse, le Traité de l'Êpinette amoureuse, le Joli Buisson de jeunesse, que sais-je encore? un Paradis, puis un Temple d'Amour. Et ce qu'il appelle VÊpinette amoureuse, c'est ce que nous intitulerions Souvenirs de jeunesse. Prose ou vers, galanterie ou doctrine, toute forme et tout sujet s'accommode en allégorie. Un traité de politique devient un Songe du Vergier; un livre de tactique s'intitule V Arbre des batailles * ; et qui se douterait que ce pédantesque titre, le roi Modus et la reine Racio, cache un manuel de

7irelai : AB.ccabXB — AABBAAB.bbabha.aabhaah.AABnABB. — A B B .ab AB .abh AB B . AB .baabA.abbaA. Le refrain a deux vers à l'origine, puis jusqu'à 7, souvent 3. Trois couplets, puis 2, et souvent un seul. — Ballade : 3 couplets. L'envoi fat ajouté plus tard; Machaultet Froissart l'ignorent; Desohamps eu use: 'c.(ababbcbC)~\-bcbC. — 3( ababbccddcd C) -\- ccddcdC. — Chant royal : cinq couplets :5(ababceddedE)-i-ddedE. — Aconsulter : Jeanroy,ouv. cité, j). 387-349. 1. Du prieur de Salon, Honoré Bonet (vers 1340-1405). Son plus célèbre ouvrage, T Apparition de Jean de Meung, œuvre d'un admirateur du Roman de la Rose, le met à côté des Gerson, des Oresme, des Jean de Montreuil, de tous ces premiers patriotes qui élevèrent la vuix pour le peuple à la fin du xiv' siècle.

i;s DKCOMPOSITION DU MOYEN AOE.

Les choses tlj^-sormais ne changeront phis ([n'a la Renaissance, Pendant près do dcnx sit-cles, les mêmes genres seront cultivés : entre tous, la ballade sera la lorme maîtresse de la poésie, chérie des gens dn métier (Kustache Deschamps en compose 1374), prati(^uée des amateurs (le livre des Cent Mllades est l'œuvre colioclive lies princes et seigneurs de la cour de Charles VIi : la hallade sera ce que fut dans la décadence de la Renaissance, avant la inatnriti' du génie classiijue, le sonnet. Pour deux siècles aussi, le style, le goût sont lixés : la littérature, adaptée h ses milieux, milieu galant et frivole des cours féodales, milieu pédant et lourd des Puys et Chambres de Rhétorique, s'immobilise, en dépit de tant de singularités apparentes, dans la répétition mécanique de quelques procédés. Le nom qui désormais va désigner la poésie, le nom qui peint merveilleusement celle de ces deux siècles, depuis .Machault et Deschamps jusqu'à Crelin et Molinet, c'est le xiv" siècle (jui l'adopte et le consacre : et ce nom est rhétorique.

L'instituteur de cette rhétorique fut (Guillaume de Machault ', Champenois, secrétaire du roi de Bohême Jean de Luxemïïourg : à lui l'honneur d'avoir révélé le secret des rimes serpentines, équivoques, léonines, croisées ou rétrogrades , sonnantes ou consonantrs. Et qu'eùt-il pu faire? Il n'avait rien à dire. Cet adroit tisseur de rimes et enlumineur de mots fit de son mieux : il joua très doucement son rôle d'amoureux avec la belle Péronnelle d'Armentières; allant vers la soixantaine, borgne, goutteux, il fila sa passion patiemment, délicatement, sans oublier une attitude, une formule, une espérance, une inquiétude, jusqu'à ce que la jeune demoiselle lournît à toute cotte fantaisie banale la banalité d'une conclusion réelle: cllese maria; elMacliault, désespéré dans les formes, s'accommoda spirituellement d'une bonne amitié. iN'ayant à amplifier que les thèmes plusieurs fois séculaires de l'amour courtois, est-il étonnant qu'il ait détourné du fond vers la forme l'attention de son public, et l'ait occupée toute à suivre ses allégories cherchées ou ses mètres compliqués?

Je ne prétends pas qu'en ses 80 000 vers il n'y ait rien qui vaille. Il y a de l'esprit, et tel rondeau, telle ballade est d'une excellente facture : ce sont des bijoux faits de rien, et précieux. Mais dans (out cet esprit, tout cet art, il n'y a pas un grain de poésie : ni intimité, ni personnalité : pas un mol qui sorte de l'âme ou la révèle. C'est comme dans les lais, virelais, ballades et pastourelles de Froissart : les jolies pièces abcuident; c'est quelque chose de

1. Ne vers 1'290-9j, mort en 1317; chanoine do Reims. Mu:*ioieii autant que poète, il nolnit liii-nièino se» lais, fil di>s molets. ei une messe pour le sai're de Charles V. — Éditions I partielles) : T.irhé, Keims, 1S49, in-8; 1'. Paris (Société des bibliophiles;, PariB, 1S75; loomplcle) : K. HoepQuer ^Soc. de» anc IuxIls , tome premier, 1908.

fin, de vif, de charmant, une lantaisio discrète, une forme sobre; mais une ingénuité d'opéra-comique dans les paysanneries, et partout une fausse naïveté, une adroite contrefaçon du sentiment, une grâce qui inquiète comme expression d'une incurable puérilité d'es-prit. Cependant Froissart, plus souvent que Machault, donne la sensation au fini, du parlait accord de la forme et du fond.

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