‹ Histoire de la littérature française illustrée v.1Chapitre 138 sur 402 · I. n ,. . II · texte numérisé non relu

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Phalaon établit sur les Israélites des chefs de corvées. a6n de les accabler de . grans tourmens " : on les voit labourer. herser, bâtir, Celie miniature est une illustration du chapitre I"' de r Exole: mais, si r on veut en

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comprendre les détails. il convient de se référer au Mistère du Vieil Testament, Nos vieux imagiers dOlvenl au théâtre de leur temps lous leurs agencemenls de mise en scène, lous les caraclères de leur art.

Antorne Thomas, Romania, 1910,p.373. Sur les rapports des différentes Passions les unes aoec les autres et sur leurs sources. voir Emile Rou. Ie l\]ystère de la Passion en France, du XIV e au XVI" siècle. /903; A. Jeanroy. Romania, 1906, p. 365. et Journal des Savants. 1906. p. 476; les études de Grace Frank dans les Publications of the modern Language Association of America 1920, p. 464, et dans les l\1odern Language l'\otes.1920. p. 257. -La Passion narratioe des Jongleurs, éd. H, Theben et E. Pluh/, Greifsr.rald, 1909, et Frances A. Foster. the Northern Passion (Ear/v English Text Society), t. II. Londres. 1916. - Fragment de Sion, éd. Joseph Bédier. Romania. 1895, p. 86. - Passion du Palatinus, éd. Grace Frank. 1922. - Passion d'Autun. analyse dans f.. Roy. Ie Mystère de la Passion, p. 40. et ooir Fr. Schumacher. art. cité. - Passion de Sainte-Geneoiève. dans A. Jubinal. l\lystères inédits du XV" siècle. 2001., 1837. t. II. - Passion de Semur. publiée dans E. Roy. Ie I\l)stère de la Passion. p. 3.-Passion d'Arras, éd, f.-A!. Richard,Arras.1893; sur Eustache Alarcadé. ooir E. Roy. Ie l\1ystère de la Passion, p. 275, et A. Thomas. Romania, 1906, p. 583. - Le l\]ystère de la Passion d'Arnoul Gréban, éd. G. Paris et G. Raynaud, 1878; sur la oie de Gréban. ooir, outre la préface des édileurs. H. Stein, Bibliothèque de I'Ecole des Charles. 1915, p, 142. et P. Champion. la l\1inerve française. 1919. p. 145. - Sur la Passion de Jean Michel. voir I'Histoire du théâtre français, par les frères Parfait, t. I. 1745, p. 75. - Les Actes des A pôtres , analyse dans I'Histoire des frères Parfait. t. II, p. 377. - Le l\listère du Viel T e<tament, éd. /. de Rothschild el E. Picot (S, A. T.). 6 001., 1878-1891.

On a traité dans la forme des 1\1ystères un sujet appartenant à I'histoire contemporaine, Ie l\1ystère du siège d'Orléans. éd. Fr. Guessardet E, de Certain, 1862. et un autre tiré des légendes de I'Antiquité. la Destruction de Troye la grant (/450- 1452). par Jacques Milet, éd. Stengel, 1883, pièce qui ne semble pas aooir été faile pour être jouée. Sur les rapports des mystères et de r art du X V" siècle. ooir Emile Mâle. I'Art religieux de la fin du moyen âge en France. 1908.

Sur les rapports entre Ie théâtre français et les théâtres étrangers. ooir Creizenach. Geschichte des neueren Dramas. t. I. 2' éd,. Halle. 1911,

LE MYSTÈRE est proche parent du I\]iracle, mais au lieu de faire intervenir un instant Ie divin au milieu d'une action purement humaine. il met sous nos yeux toute la série des événements où Dieu s'est manifesté aux hommes, il se meut dans Ie surnaturel même. T outefois Ie nom qui sert à désigner ce genre dramatique est moins significatif qu 'on ne croirait : il semble bien que fvlystère viellne. non de mysterium. mais de ministerium : c'est essentiellement une II action n. une II représentation )). Le mot aura pendant longtemps un sens assez général, et ce n'est guère que dans la seconde moitié du XV C siècle qu'il finira par s'appliquer exclusivement à un genre dramatique déterminé. Pourtant. dans ce sens même. il est employé à I'occasion bien avant cetteépoque : Ie premier exemple qu'on en ait est de 1374.I\]ais Ie genre lui-même est naturellement bien plus ancien. car il ne fait que continuer au XIV e siècle les spectacles du type de la Représentation d'Adam.

II s'en distingue en ce qu'il va peu à peu déplacer Ie centre d'intérêt. Le drame liturgique. même quand il était joué sur la place publique. s'était borné à représenter les deux grands Mystères de I1ncarnation et de la Résurrection : il unissait la fête de Pâques à la fête de Noël. Un élément nouveau va apparaitre pour la première fois vers Ie début du XIV e siècle : on montrera aux spectateurs Ie Christ crucifié. La Passion viendra s'intercaler entre !'Incarnation et la Résurrection. Ainsi c'est I'histoire entière du Sauveur qui va désormais se dérouler sous nos yeux. mais la mort du Christ sera traitée avec une prédilection toute particulière, Dès la fin du Xli" siècle ou Ie commencement du XIII". un poème narratif. qui emprunte sa matière aux évangiles canoniques et à I'évangile apocryphe de Nicodème, non sans I'agrémenter de diverses iégendes. raconte les grandes scènes du drame de la Passion, II n'y a pas de doute que ce poème n'ait été débité de ville en vi lie devant les auditeurs ordinaires des jongleurs: la geste du Christ faisait concurrence à la geste de Roland. Le discours direct est très volontiers employé dans ce poÈme narratif : on est déjà bien près de la forme dramatique. D'autre part. à la même époque. on prenait plaisir. dans les fêtes solennelles. à mimer des épisodes empruntés à la Bible. Quand Ie roi de France Philippe IV donna la chevalerie à ses fils. en 1313. on vit défiler dans les rues de Paris les corps de métier

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