AMYOT
:; Aucune biogra!=hi n'a été plus encombrée de romanesque que c lle d'Amyot, et l'on doit s'en tenir aux derniers travaux. Rappelons les dates et les faits essentiels. Le futur évêque d'Auxerre est né d humbles parents, à Melun, en /5/3. On Ie voit enseigner privément et publiquement à r Université de Bourges pendant une dizaine d'années, qui prennent fin en /543. II est alors précepteur des enfants du secrétaire du Roi, Guillaume Bochetel, traducteur de l'Hécube d'Euripide. Cest par lui qu'il a dû arriver jusqu'à François I r, qui lui donne son premier bénéfice, rabbaye de Bellozane. II rejoint à Venise, en /548, l'ambassadeur Morvillier, para;t un instant en mission au condie de Trente, fait deux séjours à Rome, et reste en Ita lie jusqu'à rété de /552.
Henri /I lui confie Ie préceptorat de deux de ses fils, qui deviendront Charles I X et Henri /II. II est nommé par Ie premier grand aumônier de France en /560, évêque d'Auxerre en /570. et poursuit ses travaux littéraires jusqu' à la fin de sa vie, tout en donnant une part de plus en plus gran de aux études ecclésiastiques, Dès /573, on Ie voit diriger en France les recherchesordonnées par Ie Saint-Siège pour la revision du Décret de Gratien. II meurt en /593, dans sa ville épiscopale, après avoir personnellement souffert dans son diocèse des troubles de la Ligue. Ses publications se sont succédé dans l'ordre suivant : Héliodore,Théagène et Chariclée, /547; sept livres de Diodore, /554; Longus, Daphnis et Chloé, /559; Plutarque, Vies, /559 (édilions corrigées en /565, /572 et /583); Plutarque, CEuvres morales, /572.
On consultera, aVec l'Essai sur Amyot d'A. de Blignières, /850, et les Lettres publiées par Pierre de Nolhac dans les Mélanges de I'f:.cole française de Rome de /885, les ouvrages de Joseph de Zangroniz, Montaigne, Amyot et Saliat, /906, et de René Sturel, Jacques Amyot, traducleur des Vies parallè/es de Plutarque, /909, parus run et rautre dans la Bibliothèque littéraire de la Renaissance.
Pour les traductions et leur importance au X V I' siècle, voir Ie livre de A. Henri Becker sur Loys Le Roy (Regius), /896; rHistoire de la traduction en France de Bellanger ,/903, et surtout Ie prédeux recueil de Pierre Villey, les Sources d'idées au XVI" siècle, /9/2.
JACQUES AMYOT, d'a(>rès une gravure de Léonard Gaultier.
UTTÉR. FRANÇ. - I
L'HUMANISME a formé direclement et donné à la France un de ses plus grands écrivains, celui auquella prose de ce siècle doit Ie plus évident progrès, Jacques Amyol. Le traducleur de Plutarque n'est pas seulement nourri des leures antiques, comme tous ses contemporains qui écrivent; il est un érudit professionnel, lisant Ie grec dans les manuscrits, et beaucoup mieux instruit qu'on ne I'a cru sou vent des méthodes de la philologie naissante. I\Iais, si la science fortifie son esprit, Ie don naturel fait de lui un artiste du style, et il
LES VIES DES HOMMES IlIufi:rcs Grecs & Romains.
Comparccs l'vneaucc bucre par Plura.rque de Chæron e.
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ÉDITJON PRINCEPS des Vie. de Plutarque, Iraduites par Amyot