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Ie pendant de celui dont Pétrarque remerCialt Simone I\lartini? Au reste, elle a rempli à elle seule toute la rêverie du jeune homme; la douceur de la nature vendômoíse, au milieu de laquelle il \'a évoquée, comme les thèmes de poésie antique qui lui fournissaient des comparaisons d<:: beauté, ont ensemble servi à glorifier la jeune déesse; il la célébra peut-être sous d'autres noms et sa vie tout entière resta enchantée de cette première rencontre avec \'amour, qu"il rappelait encore, sous ses cheveux gris, en des vers délicieux :
L'.absence. ni l'oubli, ni la course du Jour N ont effacé Ie nom, les grâces et l' amour Qu'au cæur je m'imprimai dès ma jeunesse tendre, tait ,n,?,?veau serviteur de toi, belle Cassandre... EI Sl I age..,.., En coulant a perdu un peu de nos jeunesses, Cassandre. c'est tout un, car je n'ai pas égard A ce qui est présenl. mais au premier regard, Au trait qui me navra de ta grâce enfantine.
II est heureux pour la poésie de Ronsard qu'il n'ait reçu de la belle dame que plaisant accueil et gracieux remerciements pour tant de vers à sa gloire. Grâce à cette pudique réserve, 1a source des premiers émois ne s'est point tarie. On reconnaît dans Ie Rot si mélangé de ces recueils où Genèvre, Astrée et d'autres encore confondent leurs sensuelles images, \'onde chaste qui reRète celie de Cassandre. Elle reste l"idéal d'une vie qui ne se refuse pas à des réalités souvent fort vulgaires; elle l"illumine jusqu'à la fin, et il n'est pas de vers plus purs, ni d'un accent plus pénétrant, que ceux qui furent écrits pour elle ou sous Ie rayon de son étoile :
Au PAYS DE RONSARD : Vendôme. La porte Saint-Georges, donnant sur Ie pont du Loir.