‹ Histoire de la littérature française illustrée v.1Chapitre 237 sur 402 · L ESE I Z I EM E S IE C L E · texte numérisé non relu

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=== Q!!.c I1C C 3Y choCe de doucelJt PI> douce qu'cft m3 douce morr 5'11 f3ur mour r Q!!.c Je prlZ' vn de mes ennuis Cenr unlle b,és d'vJ'\'3uIrC maID S'il fam mout ne Cpy ehofe de clouccur PI" douce qu'cft 1113 dODcc morrS',lfaut moun.

II-= - -===-

' :ft====::::::::==::::::::== -- == mouron.d'amour.

Inouron d'amour.

mouton d'amout.

A.iJ

AUTOGRAPHE DE BAIF (B. N.. ms. franç. 19140). LES MÊMES VERS MIS EN MUSIQUE. Baïf sest eflorcé de mesmer )) les vers français, par longues et par brèves, comme dans la versification grecque et latine. On rematquera aussi son essa. d'orthographe phonétique : il a au moins Ie mérite de nous IenseigneI exactement sur la prononciation du temps,

prospérité, la guerre civile rallumée par la Saint-Barthélemy, puis la mort du roi. mirent fin à l'Académie de Baïf et de Courville. L'Académie du Palais. qui lui succéda sous Henri III. eut un caradère tout diflérent. qui ne permet pas de confondre les deux tentatives. Le nouveau roi était moins passionné que son frère de musique et de poésie; il aimait, en revanche, la grammaire et la philosophie, la physique et l'éloquence. et les hommes d'fJat blâmaient dans ce bon élève d'Amyot les goûts qu'encourageaient les gens de leUres. L'Académie nouvelle. dont il désigna pour membres II les plus dodes hommes et même quelques dames qui avaienl étudié II, se réunissait dans son cabinet, au Louvre, deux fois par semaine, sous la direction de Guy du Faur de Pibrac, alors avocat au ParlemenL Des discours étaient Ius, traitant de matières philosophiques et morales, sur lesquelles s'établissait une discussion. Baïf faisait partie de l'Académie. mais y jouait un rôle eflacé, Elle écouta Ronsard, Jamyn, Pontus de T yard. Desportes, Agrippa d'Aubigné, et. avec ces poètes. des orateurs comme Pibrac et du Perron. et de brillantes femmes de cour, telles que la maréchale de Retz et I\Jl'nc de Lignerolles. On a conservé quelques-uns de ces II discours n, qui sont plutôt des plans de dissertation assez secs et sans originalité de forme ni de sujeL lis ne laissent guère juger d'une institution liuéraire. propre cependant à honorer les leures et à servir au prestige de la langue, II est permis d'y voir un premier essai de ce que fut, un demi-siècle plus tard. une autre fondatÏon royale.I'Académie française,

PONTUS DE TYARD Pontus de T yard, que l'on trouve mêlé au premier groupement de ceUe II Brigade n qui fut proprement l'école de Ronsard. eut l'honneur d'être inscrit par lui parmi les sept de la Pléiade. dont il fut Ie dernier survivanL Philosophe et poète. et devenu avec l'âge plus philosophe que poète, il aurait pu être, sous Henri III, un des inspirateurs les plus qualifiés de l'Académie du Palais. II y tint sa place et y prononça son discours; mais les habitudes de sa vie et les obligations de ses charges ecclésiastiques Ie retenaient d'ordinaire dans son Mâconnais ou dans sa Bourgogne natale.

Le bon poète des Erreurs amoureuses. élevé dans l'amitié de Maurice Scève, nourri par l'Anliquité et par l'halie, et auquel Ie sonnet français a tant d'obligations. avait peu à peu ajouté à ses vers une belle et abondante æuvre en prose, au grand profit de son autorité inlellecluelle. On ne lit pas assez sa tradudion des Dialogues de fAmour de Léon Hébreu. et ses propres Dialogues philosophiques, OÙ se développe avec élégance toute une doctrine de fond platonicien, Mais on ne saurait réclamer pour les leures, quelque curieuses qu'elles soient. ses recherches en latin d en français dans Ie domaine des études astronomiques, Ces divers ouvrages, où l'humaniste se montre connaisseur

expert des systèmes élaborés par la pensée antique, ne Ie recommanderaient qu'à l'auention des érudits, s'il n'avait pour son renom de poète l'auestation fidèle de Ronsard.

En 1573. réunissant ses (Euvres poétiques. quelques années avant d'obtenir l'évêché de Chalon, il rappelait lui-même ses titres liuéraires, et comment iI avait été mêlé de près au mouvement poétique du temps de Henri II. Le morceau suivant. tÏré de sa préface, mérite d'être lu; il évoque d'intéressants souvenirs et respire cet amour des leu res qui soutint ces belles générations de poètes :

II ]'ai fait recueillir mes vieilles et nouvelles Poésies en un,... vous suppliant de prendre garde, par Ie fil de ceUe longue continuation, commencée il y a trente ans. combien entre nous a été la mutation du style poétique étrange, et grand et louable Ie progrès et avancement qu'a fait notre langage français depuis ce temps. Je commençai fort jeune d'aimer et d'honorer la beauté et les Grâces, et de même âge fus échauflé de l'ardeur d'Apollon. T outefois, n'ayant aucun devant moi qui. en français, eût publié poèmes répondant à l'élévation de mes passionnées conceptions, je ne fus aidé que de la force qui me commandait, pour complaire à laquelle je me mis en peine d'embellir el hausser Ie style de mes vers, plus que n 'était celui des rimeurs qui m'avaient précédé, comme aussi mes affedions passionnées pour un objet très excellent devaient être plus hautes et plus belles, Mais, en même temps que je fis prendre l'air à mes Poésies. sortirent en lumière les æuvres de Ronsard, Vendômois, et du Bellay, Angevin, lesquels Ie Parnasse français reçut comffie fils aÎnés des Muses et les favorisa du plus riche partage, Peu de temps après, Baïf, Belleau, Jodelle et quelques autres suivirent dodement même trace.... II

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