‹ Histoire de la littérature française illustrée v.1Chapitre 250 sur 402 · LE SEIZIEME SIECLE · texte numérisé non relu

LE SEIZIEME SIECLE

ayant encore publié que les deux premières (( journées I) (1584), Ses CEuvres (1611) ajoutent quelques épisodes, Voir G. Pélissier, la Vie et I'æuvre de du Bartas, 1882; Pietro Toldo, Ie Poème de du Bartas et celui dll Tasse, IR94,

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COMME D'AUBIGNÉ, du Bartas a demandé son inspiration à la Bible, et a tenté de substituer une poésie chrétienne à I'inspiration païenne de la Pléiade. II a voulu donner Ie spectacle des sept jours de la création; puis, dans sa Seconde Semaine, représenter toute I'histoire de I'humanité, depuis Ie septième jour jusqu'au dernicr jugement. Le dessein était beau, maisdu Bartas fut mal servi par un soufAe trop court et par une technique OÙ apparaissent des défauts trop sensibles : monotonie, eX'Cès d'une érudition encyclopédique qui est souvent de mauvais aloi; style quelquefois trivial, et cependant précieux et boursouAé; langue chargée à la fois de provincialismes et d'artifices littéraires : car du Bartas applique sans mesure ni goût les préceptes de la Pléiade sur Ie néologisme formé par (( provignement )1 et par composition. Aussi a-t-if de bonne heure cessé d'être lu. Et pourtant, if fut accueilli d'abord par un éclatant succès - un des plus considérables, à n'en pas douter, que notre histoire littéraire du XVI e siècle ait à enregistrer, Sa Première Semaine connut la gloire d' une vingtaine d'éditions en quatre ans: elle fut enrichie de commentaires par de nombreux savants, traduite en latin, en anglais, en italien, en allemand, en espagno en danois et en suédois. Aux yeux de beaucoup de contemporains, elle égala son auteur à Ronsard luimême, qui prit de l'ombrage de tant de renommée. II ne reste rien de tout ce bruit, sauf un écho qui s'est prolongé à l'étranger, mais que la France n'a pas accueilli,

LE SUPPLICE DES CO'l/JURÉS D'AMBOISE, d'après Ie Recueil de T ortorel et Périssin, Hisloires..... louchanl les guerres, massacres el Iroubles adoenus en France.

On ne vous lairra pas, simples de si grand pris, Sans vaus voir et Hairer au celeste pourprÌs. Une rose d'automne est plus <Ju'une autre exqUise : Vous avez esjoui I'automne de I'Église...

Dieu vit donc de se. yeux, d'un moment, d,x mil âmes Rire à la Verité en despitant les Aammes :

Les uns qui, tout chenus d'ans et de sainteté, l\1ouroyent blancs de la teste et de la piété; Les autres, mesprisans au plus fort de leur aage L'eflort de leur plaisir, eurent pareil courage A leurs virilités; et les petits enlans, De qui I'ame n'estoit tendre comme les ans, Donnoyent gloire au grand Dieu, et de chansons nouvelles S'esgayo:ent à la mort au sortir des mamelles,

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