‹ Histoire de la littérature française illustrée v.1Chapitre 282 sur 402 · XI. - Son influence · texte numérisé non relu

XI. - Son influence

P. Vil/ey, \'InAuence de Montaigne sur les idées pédagogiques de Locke et de Rousseau, 1911; 1\10ntaigne et Bacon (Revue de la Renaissance, 1911-1912); Montaigne en Angleterre (Revue des Deux Mondes, septembre 1913); Montaigne et les déistes anglais (Revue du XVI C siècle, 1913); Victor Boui/lier, la Renommée de Montaigne en Allemagne, 1921; la Fortune de Montaigne en Italie et en Espagne, 1922. t L'AFFIRMATION STOIQUE, Ie doute, la sagesse pratique où I'on se réfugie comme dans un port tranquille : ce sont là, semble-t-il, des étapes que I'esprit humain retrouve nécessairement, lorsquïl poursuit la vérité; iI peut choisir I'une ou I'autre; mais iI les traverse toutes. Ajoutons I'analyse de I'âme, tant d'aperçus nouveaux, tant de traits où nous reconnaissons notre propre image, cette personnalité séduisante, ce naturel et ce pi ttoresq ue de la forme:

comment les Essais n'auraient-ils pas conquis les lecteurs les plus divers? lis sont propres à ces métamorphoses successives que la postérité imposeauxæuvres, et qui sont pour elles la condition de la durée; car chaque siède et chaque pays y trouvent une nouvelle raison de les aimer.

critique des Essais dépend, en effet, la philodu XVIIC siècle, II fallait faire table rase du passé avant de reconstruire, Descartes part du doute de Montaigne pour arriver plus tard à la certitude du cogito; Pascal réagit contre Ie doute de Montaigne pour arriver à la foi. Comme Bacon, qui Ie cite, Montaigne trouve dans I' expérience Ie moyen de dépasser Ie doute : il est à sa manière Ie fondateur de la méthode expérimentale, dont noussommes loin, même aujourd'hui, d'avoir épuisé les effets,

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LE TOMBEAU DE MONTAIGNE (actuellement à la Faculté des lettres de Bordeaux).

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LE GOUVERNEMENT DE LA REINE. - Tableau de Rubens (musée du Louvre),

DIX-SEPTIÈME

SIÈCLE

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