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UN LIVRE en français sur de telles questions était une nouveauté, Dans ce Discours, déc\arait Descartes au P. Vatier, (( j'ai voulu que les femmes pussent entendre quelque chose, et cependant que les plus subtils trouvassent aussi assez de matière pour occuper leur attention)) (t, I.
p, 560). II s'était délié des pédants dont r espri I est tout encombré de préjugés; dès son premier ouvrage, il faisait appel à ce public plus étendu qui pour se prononcer ne s'embarrasse pas de I'avis d'Aristote :
(( Si j'écris en français. qui est la langue de mon pays, plutõt qu'en latin, qui est celie de mes précepteurs, c'est à cause que j'espère que ceux qui ne se servent que de leur raison naturelle toute pure jugeront mieux de mes opinions que ceux qui ne croient qu'aux livres anciens )) (t. VI, p. 77), Les ouvrages sur la méthode foisonnent au XVII" sièc\e, surtout à partir de 1620.
A cette date paraÎt Ie Novum Organum de Bacon, qui est son Discours de la méthode, Celui de Spinoza s'appellera Ie Traité de la réformation de l'entendement (De intellectus emendatione), celui de Tschirnhaus la Médecine de ['esprit (Mcdicina mentis), celui de Port-Royal I'Art de penser, ce\ui de Malebranche La Recherche de la vérité; ce\ui de Leibniz
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LE 1'. MARIN MEI!SENNE, (' résldentde M, Descartes à Paris)). IG.avure ancienne anonyme,)