LE DIX-SEPTIEME SIECLE
follcs jalousies de Ximénès, Elle consent à IlIi raconter cent fois ce quïl sait. pensant ainsi Ie guérir, jusqu'au jour où, désespérée, elle veut essayer d'un autre remède, la sévérité. Enfin, voyant que la maladie de Ximénès est incurable, elle se retire du monde; elle écrit à son malheureux amant: (( Je n'ai jamais eu d'amour que pour vous, mais vous m'avez confirmée dans I'opinion que j'avais, qu'on ne peut être heureux en aimant quelqu'un, II Cousine de Zayde, moins jolie, Félime a rencontré Ie prince de Tharse; et tout de suite die I'aima. EIle s'aperçut qu'Alamir ne songeait point à elle, et die accepta cette souffrance avec une douceur silencieuse. Alamir lui racontait I'amour quïl avait pour Zayde. Et elle: (( Je ne laissais pas de plaindre Alamir pour la conformité de nos malheurs,.. II Alamir mourant la fait appeler, après que Zayde a refusé de Ie voir; et c'est encore pour Jui parler de Zayde. Elle dit au prince: II Croyez que, si j'avais été à la place de Zayde, nul autre n'eût été préféré au prince de Tharse I I) Voilà tout raveu qu'elle ose faire. avec une abnégation délicate. L'amour. dans Zayde, n'est pas I'll honnête amitié )) de l'Astrée, mais une redoutable passion. qui se glisse dans les âmes, s'y dévdoppe, transforme tout ce qu'elle touche. et qui mène les gens à la mort. Ce n'est pas d'un gentil émoi que sont animés Alamir et Ximénès. ni non plus les douces et ardentes Bélasire et Félime, Nous sommes Ioiil des élégantes et inoffensives tendresses qu'on voit dans les romans de la période précédente, depuis I'Astrée.
Dans ses trois autres romans. la Princesse de Clèves, la Comtesse de Tende et la Princesse de Montpensier. Mme de La Fayette a étudié Ie mariage. C'était une idée assez neuve, En 1666. Furetière écrivait : II S'ils vécurent bien ou mal ensemble, vous Ie pourrez voir quelque jour. si la mode vient d'écrire la vie des femmes mariées. )) Et Cathos : II Si d'abord Cyrus épousait Mandane et qu'Aronce de plain-pied fût marié à Clélie, un roman serait bientôt fini! )) Plus de galanterie, plus de société. plus en tout cas de cette société qui fut alors tout animée de galanterie! On se mariait cependant : que de mariages malheureux! car la galanterie continuait. Cela, les romanciers antérieurs à I\Ime de La Fayette Ie négligent. parce que cela contredit à leur idéal; non Mme de La Fayette. soucieuse de vérité, MlledeStrozzi épouse Ie comte de Tende, de la maison de Savoie. riche. bien fait, Ie seigneur de la cour qui vivait avec Ie plus d'éclat. Elle n'a point de sentiment pour lui, Seulement c'est un joli mariage, Mile de Mézière épouse Ie prince de Montpensier, de la maison de Bourbon, C'est un mariage politique: la maison de Bourbon veut, par ce mariage d' un de ses membres avec une riche héritière. empêcher l'élévation de la maison de Guise, Le prince de Montpensier ne sait presque rien de sa femme, II est à la guerre et s'informe d'elle auprès de ses amis.
Des considérations du même genre font Ie mariage de MIle de Chartres avec Ie prince de Clèves. qui ne lui déplaît pas, mais qu'elle n 'aime pas. En outre, M me de Chartres se hâte de marier sa fille : elle vient d'échouer dans un autre projet. où sa diplomatie futen faute, Ainsi rambition.la politique et la vanité sont à rorigine de tous ces mariages. Or. ramour naît sans qu'on Ie veuille, sans même qu'on Ie sache. Dans un bal. Mme de Clèves rencontre M, de Nemours. Elle Ie trouve charmant. Avec des yeux de rival et de mère, M. de Guise et Mme de Chartres s'aperçoivent qu'elle a pris Ie germe d'un immense amour. Elle ne s'en aperçoit que plus tard. un jour qu'elle croit à U!1e intrigue nouée entre M, de Nemours et la dauphine; die est jalouse et vérifie qu'elle est donc amouret:se. Puis. toute la force de I'amour est dans Ie souhait; il s'éteint dans la possession. Ces idées, qui ont leur fraîche nouveauté, sont l'âme des romans de Mme de La Fayette. Elle dit que M, de Clèves aima toute sa vie sa femme: II il conservait pour dIe une passion violente. I) Cela. Mme de La Fayette juge indispensable de I'expliquer: c'est que sa femme lui avait toujours laissé II quelque chose à souhaiter au delà de la possession)1 qu'il en obtenait. Mme de CJèves dit à M. de Nemours : (I M. de Clèves était peut-être Ie seul homme du monde cap3ble de conserver de I'amour dans Ie mariage; peut-être que sa pas5ion n'avait subsisté que parce qu'il n'en avait pas trouvé en moi. II Dangereuse épouse !
La princesse de Montpcnsier, qui n'a point aimé son mari. tombe dans un abîme de malheurs et de honte, Pareillement la comtesse de Tende; l'amour et les marques de la tendresse de SO.1 mari lui sont odieux. Elle en vient à I'adu!tère et à une mort épouvantable qui n'est pas sans analogie avec celie d'une Emma Bovary. Ces deux nouvelles, la Comtesse de T ende et la Princesse de Montpensier. sont tragiques, alarmantes. II y a, dans la Princesse de Clèves, un calme, une sérénité qui viennent de la solution que rauteur indique pour tant de poignantes difficu\tés : Ie devoir. Solution stoïcienne : vous ne pouvez à votre gré aimer ou n 'aimer pas; mais il dépend de vous d'être fidèles à une règle de conduite, Mme de Clèves n'essaye pas d'aimer son mari; die n'essaye pas de ne pas
aimer M. de Nemours: (( Elle ne se fJatta plus de I'espérance de ne pas I'aimer. elle songea seulement à ne lui en donner aucune marque. )) Elle passe sa vie à sentir son amour, à se faire violence pour Ie cachero à craindre de ravoir trahi. Peu à peu. elle est menée à raveu. Car il ne dépend que d'elle d'être franche. Elle avoue; et dès lors elle est en paix, Son mari et elle redoublent d'estime réciproque, lIs sont. run et I'autre, pleins d'une extrême tristesse et d'un amer regret, A son lit de mort, M, de Clèves dit à sa femme: (( S'il eût dépendu de vous, vous eussiez eu pour moi les sentiments que vous avez eus pour un autre, )) II se console ainsi. près de mourir. Quand parut la Princesse de Clèves, au mois de mars 1678, raveu de Mme de Clèves étonna tout Ie monde, Elle n'était point obligée à cet aveu. Les sentiments qu'elle avait pour M. de Nemours, lui-même ne les savait pas. Elle avoue afin qu'ayant appris ce dont il était menacé. M, de Clèves secondât les précautions qu 'elle prenait contre elle-même. Elle avoue, principalement. par un goût de la pureté morale qui est. chez elle. une perfection délicate. diront les uns et, diront les autres, une manie. L'on épilogua passionnément là-dessus. à Paris et dans la province, Le Mercure galant fit une enquête. II consulta ses lecteurs sur raventure de Mme de Clèves et leur demanda si. à leur avis, cette (( femme de vertu II avait bien fait de parler ou n'aurait pas mieux fait de se taire, II reçut beaucoup de réponses. Les partisans du silence furent les plus nombreux et impétueux. Qudqu'un dit : I( Un homme est plus heureux d'être trahi sans Ie savoir, que d'être Ie confident d'une femme qui Ie hait Ie plus vertueusement du monde. II C'est assez bien dit; et ce fut I'opinion générale. Mme de La Fayette écrit à Lescheraine et lui parle de sa Princesse: (( On est partagé sur ce livre-Ià à se manger; les uns condamnent ce que les autres admirent. II L'aveu, qui donc I'admira ? Valincourt appelle Mme de Clèves une Agnès et lui aurait voulu, commc il dit. plus d'esprit. Bayle, gaiement, supplie qu'on lui montre une dame en France qui soit roriginal de la princesse: il promet de railer voir, dût-il faire quatre cents lieues à pied, Mme de Montmorency écrit à Bussy-Rabutin : (( Que dites-vous de la princesse de Clèves? ne fait-elle pas une jo!ie contidence à son mari ? II Mme de Sévigné prie son cousin de lui dire ce qu'il en pense. II répond: (I L'aveu de Mmede Clèves est extravagant... Une femme dit rarement à son mari qu'on est amoureux d'elle. mais jamais qu'elle a de ramour pour un autre que pour lui... D'ailleurs, il n'est point vraisemblable qu'une passion d'amour soit longtemps. dans un cceur. de même force que la vertu... )) En quinze jours, ramour est Ie plus fort, ou Ie moins fort: Voilà l'opinion d'un homme qui passait pour connaître les femmes terriblement bien. Ce fut ropinion de Mme de Sévigné. Bussy reprend: (I Si nous nous mêlions. vous et moi. de composer une petite histoire, je suis assuré que nous ferions penser et dire aux personnages des chosesplus naturelles que n'en pensent et disent ceux de la Princesse de Clèves, II Pour défendre raveu. il y eut Segrais, Il déclara que Ie jugement de M, de Bussy ne méritait nulle attention. M. de Bussy n'entendant rien à (( la beauté de ces sortes d'ouvrages )), Segrai3 veut au roman. qu'il apprécie un peu comme un poème. une beauté qui ne soit pas la seule peinture de la réalité. Est-ce exactement ainsi que Mille de La Fayette aurait aimé qu'on la défendît? Dans sa lettre à Lescheraine, die appelle Ie roman de la Princesse de Clèves (I une parfaite imitation du monde de la cour et de la manière dont on y vit )). Bret elle compte avoir tracé une image ressemblante. Elle insiste et elle assure qu'il n'y a. dans ce roman, (( rien de romanesque et de grimpé )), Voilà son avis, On la trouva un peu étrangp. avec son opinion qu'une femme doit tout raconter à son mari. voi,e ce qu'une femme a rintérêt Ie plus vif à ne dire à personne. voi,e ce qu'un mari a souvent rintérêt Ie plus vif à ne pas savoir, Elle avait la passion de la vérité, qui lui semblait une indispensable propreté de l'âme. La Rochefoucauld ne craignit pas d'inventer pour die un mot. du moins rusage d'un mot que jusqu'alors on n'employait pas de cette manière: il disait qu'elle était (I vraie)), II se connaissait en vérité. lui qui avait tant observé les supercheries du cceur viril o!l féminin. L'évangile de loyauté. fût-elle imprudente, que proposalt Mille de La Fayette, ses contemporains I'ont refusé; la postérité ne ra pas suivi davantage. Ses romans séduisent pourtant et. par la finesse de I'analyse. l'inquiétude spirituelle et la beauté de lïdée morale, ont tout leur prix. même si. en définitive. elle a eu tort de croire que I'âme des femmes porte la vérité aussi naturellement que Ie rosier porte des roses.
Madame de Sévigné
:: Elle naquit Ie 5 février 1626, petite-fìlle de sainte Chantal et fìlle de ce baron de Chantal, duelliste fameux, un peu fo/. brave et qui fut tué à file de Ré, où il se battait contre les Anglais, Marie de Rabutin-Chantal. loul enfant, resta orphe-
""iol , ""'
('I. Xeurdc'in.
LE CHATEAU DES ROCHERS (Ille-et-Vilaine),
line. Elle eut pour père et mère, après cela, et pour lami/le, cel oncle qu'elle appelle Ie Bien-bon, Christophe de Coulanges, abbé de Livry, A dix-huit ans, elle épousa Ie marquis de Sévigné, très agréable dans Ie monde et Ie plus détestable mari : Ie chevalier d'Albret Ie tua en duel Ie 4 février 165/. Elle avait deux enfants : sa {ille, en /668, épousa Ie comte de Grignan; son fils, Charles de Sévigné, qui avait plus de gracieuses qualités que de grands mérites, servit aux armées et, en somme, vécut très nonchalamment. Son gendre, M. de Grignan, lieutenant-général en Provence, a été cause du grand chagrin de M.... de Sévigné, en la séparant de sa tille, et par ainsi cause de son génie : la cause ou ['occasion, M.e de Sévigné passait une partie de ['année à Paris, OÙ die habita, depuis /677, [,hôtel Carnavalet; de longs mois en Bretagne, aux Rochers. Elle allait aux eaux, à Vichy, à Bourbon. Quelquefois die allait à Grignan, OÙ elle mourut en /694, Ses lettres étaient déjà célèbres et admirées de son vivant: on se les montrait; il a circu/é des copies de quelquesunes d'entre elles. La première édition est de /725 : Lettres choisies de Mme la marquise de Sévigné à !VI me de Grignan sa fille, qui contiennent beaucoup de particularités de I'histoire de Louis XIV. II n'y a là que trente et une lettres, et incomplètes, Deux édWons plus riches, ['une et ['autre en deux volumes, paraissent ['année suivante, ['une à Rouen, ['autre à La Have, Puis Ie chevalier Perrin se met à la besogne ct, en /734, en 1751, en /754, publie ses trois Recueils, très imparfaits et qui pourtant sont la base de toutes les édWons u/térieures, dont la meilleure, imparfaite encore, est assurément celie de la collection dite des Grands écrivains de la France. En /887. Gaston Boissier donnait. en un petit volume très attentif, et OÙ Ie badinage el ['érudition se réunissent à merveille, une charmante Mil'" de Sévigné. Une autre Mme de Sévigné, de M, André Hallays, et très jolie, a paru en /92/. POUR LA COLLECTION que formait Mademoiselle, en 1658, Mme de La Fayette fit un portrait de Mme de Sévigné : c'est une ravissante chose que l'on ait Ie portrait de Mille de Sévigné par Mme de La Fayette. Elle fit plutôt Ie portrait moral que physique de son arnie, Le portrait moral, ce n'est pas assez dire: elle montra 1\1 m " de Sévigné vivante et comme on la voyait, toute animée d'esprit. L'âme et Ie corps y sont ensemble manifestes; mais Ie corps n'y est point sans l'âme, Ie visage sans la physionomie. la personne sans l'air. (( V ous êtes sensible à la gloire et à l'ambition et vous ne l'êtes pas moins aux plaisirs: vous paraissez née pour eux et il semble qu'ils soient faits pour vous. Votre présence augmente les divertissements. et les divertissements augmentent votre beauté lorsqu'ils vous environnent. Aussi la joie est l'état véritable de votre âme... )) Que c'est bien vu; que c'est bien dit, avec les mots les plus jolis et justes! Comme il y a, dans ce très peu de lignes, une idée fine du bonheur, l'idée aussi que certains êtres sont naturellement les amis du bonheur, destinés à lui, aptes à Ie posséder et à Ie répandre ! Cette charmante aptitude au bonheur a cependant sa contre-partie; c'est l'inaptitude au chagrin : (( Le chagrin vous est plus contraire qu'à qui que ce soit.., )) Et I\l me de La Fayette n'insiste pas. A quoi bon ?vous savez la grâce et la frivo!ité innocente d'une âme sans chagrin. Elle, I\l me de La Fayette, n'était pas une âme sans chagrin.
Le portrait de son arnie, elle l'a fait avec une amitié charmée. Llle
n'a point flatté Ie modèle et n'a pas eu à Ie flatter. Elle ne lui a pas dit de pénibles vérités, n'ayant pas à lui en dire. Elle a dit la vérité, n'a point vanté une beauté parfaite et sans égale, mais a noté une beauté particulière, celie d'une âme heureuse à qui se prête Ie visage: (( Votre esprit pare et embellit si fort votre per30nne... )) qui a donc besoin d'être embelli de cette façon... (( quil n'yen a point sur la terre d'aussi charmante lorsque vous êtes animée.., )) c'est la présence de l'âme,.. (( dans une conversation d'où la contrainte est bannie )). Cette désinvolture de I'entrain, Ie naturel de Mme de Sévigné, Ie voilà. Et il y a la vérité encore, avec un peu de clairvoyante malice. dans ce passage: (( Par un air libre et doux qui est dans toutes vos actions, les plus simples compliments de bienséance paraissent, en votre bouche, des protestations d'amitié; et tous les gens qui sortent d'auprès de vous s'en vont per5uadés de votre estime et de votre bienveillance, sans qu 'ils puissent se dire à eux-mêmes quelle marque vous leur avez donnée de l' une et de I'autre. )) M me de La Fayette peint Mille de Sévigné : elle se peint aussi elle-même sans Ie dire, et non pas sans Ie savoir; elle a tant de lucidité! Ce qu'elle note, et aime, en son amie, et n'aimerait pas dans une autre. cette amitié expansive, elle ne l'a pas du tout. elle qui serait plutôt un peu farouche: on la trouve sèche; et elle ne l'est pas, mais elle garde en elle-même et y cache ce que Mme de Sévigné porte en dehors, comme une parure ou comme un sourire. Son portrait de Mme de Sévigné, Mme de La Fayette I'attribuait, par une fiction plaisante, à un inconnu. C'est un homme qui est censé dire à Mme de Sévigné : (( Vous êtes naturellement tendre et passionnée; mais, à la honte de notre sexe, cette tendresse nous a été inutile et vous l'avez renfermée dans Ie vôtre en la donnant à Mme de La Fayette. )) Si différentes, elles s'aimaient de réelle amitié. Beaucoup plus tard, un jour d'hiver. aux Rochers, comme Mme de Sévigné (( ravaudait dans des paperasses )), elle y trouva son portrait et elle écrivit à I\l me de Grignan : (( II vaut mieux que moi; mais ceux qui m' eussent aimée, il y a seize ans l'auraient pu trouver ressemblant. )) Cette mélancolie nouvelle. qui donne de I'ombre et de la méditation secrète à cette âme dont I état véritable était la joie naguère, montre comment s'est effacée ou perdue .Ia ressemblance. avec Ie temps, A l'époque de son portrait, Mille de Sévigné avait trente-deux ans. Elle a toute sa vie gardé une gaieté de ('esprit, son charme nature\. Pourtant elle a su devenir moins jeune; et I'on suit d année en année, dans sa correspondance, une gaieté qui devient plus pensive en restant gaie, Elle a été veuve dès la vingt-cinquièmeannée. Son mari. c'était un débauché. qui ne tâchait point de réparer ses fautes par de gracieux procédés. Elle n'avait pas avec lui ces revenants-bons d'une épreuve où I'on a payé de patience; ni la douceur des pardons joliment de andés et obtenus; ni les promesses qui donnent peu d'espoir, mais qUi toument en regret Ie chagrin, la rancune en complaisance et les larmes en sourire. II était grossier, brutal et, hors de chez lui, délicieux. II (( aimait partout I) : c'est que partout on l'aimait. Et ce fut Ninon, jeune déjà ; puis cette (( belle Lolo I), Mille de Gondran' puis tant d'autres. II n'aima, dit Bussy, (( jamais rien de si aimable q'ue sa femme)) ; et Tallemant : (( Pour moi, j'auraismieux aimésa femme.)) II I'aurait mieux aimée, lui pareillement, si elle n'eût pas été sa femme; et. un peu de temps, ilIa préféra : mais il préférait aussi les
L'HOTEL DE MADAME DE StVICNt. à Paris, aCluellement muspe Carnava'et