‹ Histoire de la littérature française illustrée v.1Chapitre 370 sur 402 · LE OJX-SEPTJEME SJECLE · texte numérisé non relu

LE OJX-SEPTJEME SJECLE

petit tableau de Marseille est ravissant: (( Je suis charmée de Ia beauté singuIière de cette vilIe. Hier, Ie temps fut divin ; et l'endroit d'où je découvris la mer, les bastides, les montagnes et la vilIe est une chose étonnante... La foule des chevaliers qui vinrent hier voir M. de Crignan : des aventuriers, des épées, des chapeaux de bel air; des gens faits à peindre une idée de guerre, de roman. d'embarquement, d'aventures, de chaînes, de fers, d'esclaves, de servitude, de captivité. Moi qui aime les romans, tout cela me ravit; je suis transportée. II L'on feint pourtant de croire que les écrivains romantiques ont inventé Ie pittoresque, et les écrivains réalistes la vérité I Mme de Sévigné se connaissait en gourmandise ; et ron faisait bonne chère chez son gendre. ElIe a célébré les perdreaux de Crignan, (( nourris de thym, de marjolaine et de tout ce qui fait Ie parfum de nos sachets" ; les cailles de Crignan, grasses à point et (( dont il taut que la cuisse se sépare du corps à la première semonce ,,; les melons de Crignan, les figues sucrées, les muscats analogues (( à des grains d'ambre que ron peut croquer II. Mme de Sévigné n'est pas futile au point de juger un paysage sans parler de la chère qu'on s'y procure. Elle a passé beaucoup plus de temps aux Rochers. Eile y mène très volontiers une vie (( toute médiocre, toute simple et toute solitaire", Elle ne s'ennuie pas; elIe est trop amusante pour n'être pas amusée d'elle-même. ElIe lit des romans et des livres dévots; les uns et les autres la divertissent. Elle a de fortes causeries avec Pilois, son jardinier, qu'elle appelle son favori et qui I'intéresse plus que bien des seigneurs fiers de s'intituler chevaliers du parlement de Rennes. Pilois et elle dessinent des allées, tracent Ie plan d'un labyrinthe et cherchent I'em p lacement de petits abris contre la pluie qu'elle a résolu de bâtir. Elle' est, Ie matin, dans la rosée jusqu'à mi-jambe pour faire des alignements. L'on abat de grands arbres : (( Le tracas que cela fait représente au naturel des tapisseriesoù l'on peint les ouvrages de rhiver: des arbres qu'on abat, des gens qui scient, d'autres qui font des bûches, d'autres qui chargent une charrette, et moi au milieu, voilà Ie tableau. I) Elle est, aux Rochers, une paysanne qui vient de la ville : et la campagne lui rappelle tout d'abord une ceuvre d'art, une tapisserie pendue au mur d'un beau salon de Paris. Quelquefois surviennent des bateleurs, des (( bohèmes " qui demandent qu'on leur ouvre la porte, afin qu'ils montrent à la dame du château leurs talents, II y a parmi eux une petite danseuse, à qui Mme de Sévigné s'intéresse et qui a un grand-père en Provence; où donc, en Provence? A Marseille, C'est-à-dire que Ie bonhomme est aux galères, Et Mille de Sévigné promet d'écrire à M. de Vivonne, général des galères, qui voudra bien reIâcher un peu les fers de ce pauvre bohème. Les amis bretons de Mille de Sévigné sont quelquefois de singuliers personnages, Cun des meilleurs est M, de Pomenars, un coquin, marquis cependant. Elle Iui aurait voulu deux têtes, ou une tête de rechange, disant: (( Jamais la sienne n'ira jusqu'au bout! " M. de Pomenars était en querelle avec la justice du roi pour divers délits ou crimes, enlèvements de jeunes filles et fabrique de fausse monnaie, Par ailleurs, des talents, de la conversation: Mille de Sévigné se plaisait en sa compagnie. M. de Pomenars ne mourut pas sur réchafaud; mais il eut la pierre et, devantque d'être taillé, iI put se confesser au P. Bourdaloue: (( Ah I c'était une belle confession que celle-Ià! II y fut quatre heures. )) Au surplus, quatre heures pour raconter les péchés de toute une vie, et qui ne fut pas nonchalante, est-ce beaucoup de temps? Un tel chenapan: ron dira que Mme de Sévigné ne fut pas sévère dans Ie choix de ses relations. ElIe ne Ie fut jamais. Son Corbine\Ii n'est pas un homme à qui ron n'eût absoIument rien à reprocher, Et Fouquet? Et Courville? Et Langlée ? O'autres encore I Elle n'était pas du tout pharisienne ; à cette époque, on n'était pas du tout pharisien: Ie pharisaïsme est une mode plus récente. Mme de Sévigné recherchait les gens qui ramusaient davantage et eut toujours autour d'elle un joli choix d'originaux. Voici run de ceux qu'el\e trouva en Bretagne, M. d'Harouys: (( Je l'aime et je me divertis à robserver. Je voudrais que vous vissiez cet esprit supérieur à toutes les choses qui font l'occupation des autres, cette humeur douce et bienfaisante, cette âme aussi grande que celie de M. de Turenne,.. " M. d'Harouys, que Mme de Sévigné compare à M. de Turenne, avait la charge de trésorier des f.tats de Bretagne. II avait aussi la rage de faire plaisir à tout Ie monde: ce n'est pas Ie premier devoir d'un trésorier. Tout Ie monde s'adressait à M. d'Harouys et lui demandait, par exemple, de rargent. II en donnait. Mme de Sévigné lui en demanda, en obtint {acilement et, sur la dot de sa belle-fil\e, rendit ce qu'elle avait reçu. M. d'Harouys donnait à lui-même et se fit bâtir Ie magnifique château de la Seil\eraye : cette année-Ià, il fut en déficit de neuf cent mille livres; on Ie sauva. Huit ans plus tard, iI ne put rendre ses comptes: iI devait plus de six millions. Le roi Ie mit à la Bastille, OÙ il mourut douze ans plus tard. On rappelait Ie F ouquet de Bretagne. Et Mille de Sévigné avait eu, pour les deux Fouquets de son temps, les sentiments les meilleurs.

La correspondance de Mme de Sévigné, avec ses paysages, ses. personnages et les anecdotes qu'elle sait conter d'une manière que l'on dirait d'une comédie, est un merveil\eux bavardage d'une extraordinaire vlvacité, d'une gaieté prime-sautière et d'une variété sans cesse imprévue. Est-el\e gaie? Assurément. L'est-elle toujours? Le plus sou vent. L'est-elle uniquement et sans un fonds de quelque tristesse ou de méditation moins futile L. 1\1 me de La Fayette lui écrit un jour: (( Je vous aimerai autant en ne vous écrivant qu'une page en un mois que vous en m'en écrivant dix en huit jours, )) Cela, c'est l'exubérance de Mme de Sévlgné. Mais, un automne que Mille de Sévigné est aux Rochers, Mme de La Fayette lui écrit d'un autre ton, lui écrit comme une amie tendre et alarmée, lui écrit comme à une personne qui n'a point du tout de gaieté, qui même risque de tomber en mélancolie. Aux Rochers, d'où elle mande si allègrement de si plaisantes. histoires, Mme de Sévigné s'attriste. Elle ne Ie dit point à sa fille ; elle l'a laissé deviner à Mme de La Fayette, qui rentend à demi-mot. Mme de La Fayette lui répond : (( II ne {aut point que vous passiez l'hiver en Bretagne, à quelque prix que ce soit. Vous êtes vieille; les Rochers sont pleins de bois ; les catarrhes et les Auxions vous accableront, 'lous vous ennuierez, votre esprit deviendra triste... " Seulement, Mme de Sévigné, cette saison-Ià, manque d'argent pour s'établir à Paris; Mme de La Fayette arrange cette difliculté Ie mieux du monde et conc\ut: (( Nous ne voulons point d'une amie qui veut vieillir et mourir par sa faute; iI y a de la misère et de la pauvreté à votre conduite; iI faut venir dès qu'il fera beau! " L'année suivante, et à l'automne encore, Mme de Sévigné s'attriste encore, Ses amies et Mille de La Fayette ont résolu de l'envoyer en Provence: (( C'est tout ce qu'il ya de meilleur à faire. Le solei I est plus beau; vous. aurez compagnie, je dis, même séparéede MOledeCrignan, qui n'est pas peu ; un gros château, bien des gens; enfin c'est vivre, que d'être là!... " Et ron aperçoit Ie (( dessous de cartes" de MOle de Sévigné, Quand Mme de La Fayette fut à peu de temps de mourir, el!e écrivit à son amie: (( Hélas! ma belle, tout ce que j'ai à vous dire de ma santé est bien mauvais.., Je ne suis plus une personne... II faut finir quand iI plait à Oieu, et j'y suis soumise... Croyez, ma très chère, que vous êtes la personne du monde que j'ai Ie plus véritablement aimée. )) L'on n'écrit point de cette manière à une femme qui n'ait pas beaucoup de vie intérieure et de rêverie: et MOle de La Fayette, qui avait tant de vie intérieure et de rêverie, n'aurait pas choisi, pour son amie la plus chère et la confidente de sa pensée grave, une p sonne toute en gaieté un peu étourdie, L'âme de Sévigné est infiniment plus diverse et nuancée de sentiments secrets que ron ne rimagine après avoir été ravi de son allégresse si amusante. La grande douleur de sa vie a été de n 'avoir pas constamment auprès d'e\Ie sa fille, pour qui elle avait de radoration. Plutôt, la plus grande douleur de sa vie a été de ne presque jamais se sentir en pleine intelligence de cceur avec sa fille, Ce furent là deux séparations, l' une physique et l'autre morale, cruel\es rune et I'autre. II y a, dans ses lettres à Mme de Crignan, des folies de tendresse et une exaltation qui étonne: il y a dans ces lettres une {erveur étrange et quelquefois une étrange détresse de ramitié qui reste sans réponse. Mme de Sévigné souffre; et comme elle Ie dit sans ménager les mots, il arrive que les mots semblent faire un peu trop de bruit: dérangez les mots, et derrière eux vous découvrirez une vérité de souffrance et qui n'a pas tout dit. Mille de Sévigné avait pleuré, Ie jour qu'elle écrivait à son ingrate: (( Je crois que je ferai un traité de l'amitié, Je trouve qu'il ya tant de choses qui en dépendent, tant de conduites et tant de hoses à éviter pour empêcher que ceux que nous aimons n'en sentent Ie contre-coup; ie trouve qu'il y a tant de rencontres où nous les faisons souffrir et OÙ nous pourrions adoucir leurs peines, si nous avions autant de vues et de pensées qu 'on doit en avoir pour ce qui tient au cceur: enfin ie ferais voir dans ce livre qu'il ya cent manières de témoigner son amitié sans Ie dire, ou de dire par ses actions qu'on n'a point d'amitié, lorsque la bouche traîtreusement vous en assure. Je ne parle pour personne; mais ce qui est écrit ("st écrit. )) La plus belle fille de France, comme Bussy appelait MOle de Crignan, comprit-elle, ce jour-Ià, que pour avoir osé lui montrer de la colère, iI fallait à Mme de Sévigné une tendresse au désespoir? Quand elle avait beaucoup de chagrin parce que sa fille venait de partir, Mme de Sévigné allait Ie plus volontiers pleurer aux Visitandines du faubourg Saint-Jacques, Elle faisait dans Ie jardin de longues heures, des cinq heures de sanglots, Les Visitandines la recevaient avec amitié, en souvenir de sa grand'mère. Au moment des vêpres, les Visitandines se retiraient dans leur chapelle et y toléraient avec ingénuité une méchante musique : elle, sans rien dire, d meurait dans Ie jardin, pensait à sa fille, lui écrivait et (( pensait mourir )): elle ne mourait pas et perdait peu à peu l'excès de sa tristesse dans Ie torrent de ses larmes, Elle allait aussi à Sainte-Marie du Faubourg Ie 29 janvier, qui est Ie jour de saint François de Sales, fêté par les

Visilandines, c1 qui esl aussi Ie jour que "Mme de Crignan s'élail mariée; ceUe commémora1Ïon, pour Mme de Sévigné, primail sur toutes les autres, en dépit de sa grand'mère, Elle s'est approchée de Port-Royal. Elle I'a décrit comme une Thébaïde, comme Ie Paradis: (( un désert OÙ toute la dévotion du christianisme s'est rangée, une sainteté répandue dans tout Ie pays à une lieue à la ronde. I) Quelques solitaires, vivant (( com me les pénitents de saint Jean Climaque )), Les religieuses: (( des anges sur terre, )) Enfin, (( tout ce qui les serl, jusqu'aux charretiers, aux bergers, aux ouvriers, tout est saint, tout est modeste )) ; elle a été ravie de (( ceUe divine solitude, un vallon affreux, tout propre à faire son salut )). Elle avait quelques auaches de famille avec Ie monastère; la bienheureuse mère de Chantal ne venait point à Paris sans passer quelques jours auprès de la mère Angélique. En outre, Mille de Sévigné avait en vénération Ie vieil Arnauld, qu'elle appelait néanmoins Ie bonhomme et qu'elle accusait, pour Ie taquiner, (( d'avoir plus envie de sauver une âme qui est dans un beau corps qu'une autre )). Un jour qu'elle dÎnait à Pomponne, elle rencontre Ie cher bonhomme et Ie trouve (( dans une augmentation de piété )) qu'elle admire, Elle écrit à sa fille: (( II me gronda très sérieusement et, transporté de zèle et d'amitié pour moi, il me dit que j'étais folie de ne point songer à me convertir, que j'étais une jolie païenne, que je faisais de vous une idole dans mon cæur, que ceUe sorte d'idolâtrie était aussi dangereuse qu'une autre quoiqu'elle pamt moins criminelle, qu'enfin je songeasse à moi, II me dit tout cela si fortement que je n'avais pas Ie mot à dire. )) Mme de Sévigné se convertir? Ce n'est pas qu'elle se fût jamais éloignée de la croyance ni de la pratique religieuse; il ne semble pas qu 'elle ait eu aucun doute. Mais elle vivait dans Ie monde, OÙ I'on avouait alors que I'on ne vit pas tout à fail selon I'f.vangile. Que manque-t-il ? U ne véritable ferveur et Ie constant acrifice de la vie présente à la vie future: c'està cause du divertissement que donne Ie monde. Les conversions qui, à ceUe époque, furent si nombreuses ne marquent pa un retour à la foi proprement dile, el comme on I'entendrait aujourd'hui d'un sceptique ou d'un liberlin qui renonce à être mécréant: Ie converiÏ prend à la lettre une croyance qu'il avait déjà, qu'il traitait à la légère, et il fait abnégation désormais de loutes choses en vue de sauver son âme, Mme de Sévigné n'est point, aux yeux du monde, une grande pécheresse, Elle écrit cependant : (( Une de mes gran des envies, c'est d'être dévote, Je ne suis ni à Dieu ni au diable : cet état m'ennuie, quoiqu'entre nous je Ie trouve Ie plus naturel du monde, On n'est point au diable parce qu'on craint Dieu et qu'au fond on a un principe de religion; on n'est poinl à Dieu aussi, parce que sa loi esl dure et qu'on n'aime poinl à se délruire soi-même, Cela compose les lièdes,.. j'enlre dans leurs raisons, Cependanl Dieu les hail: il faul donc en sor1Ïr, voilà la difficuhé. )) Elle n'entre pas dans les querelles relißieuses qui, autour d'elle, excitenl beaucoup de passion. Le formulaire que I'on exige que signenl les religieuses de Porl-Royal. e1 qui est une grande affaire, elle I'appelle (( ce dianlre de formulaire )), A son avis, on fait trop de bruit là-dessus : elle en (( mourrait de rire )). Et elle écrit: (( J e crois que Ie milieu de ces extrémités est toujours Ie meilleur. )) Elle Ie croit et à certains moments se demande si elle a bien raison de Ie croire.

Elle est morte en bonne chrétienne. Son gendre, qui l'a vue à ses derniers moments, écrivait au présidenl de Moulceau : (( Elle a envisagé, dès les premiers jours de sa maladie, la mort avec une fermelé e1 une soumission étonnantes. CeUe femme si faible el si lendre pour loul ce qu'elle aimail n'a trouvé que du courage et de la reli ion quand elle a cru ne devoir songer qu'à elle. )) Remarquez-Ie : ces lignes du comte de Crignan sonl loul à fait analogues aux remontrances qu'Arnauld, jadis, adressail à MOle de Sévigné. L'on dirail qu'à la veille de mourir elle s'est souvenue de ces remonlrances. Arnauld lui reprochait de pousser jusqu'à une idolâlrie dangereuse I'amour de sa fille : 1\1. de Crignan note qu 'elle élait (( si faible e1 si lendre )) e1 que a faiblesse tendre la détournail du salut, Arnauld lui commandait de songer à elle: M. de Crignan dit que c'esl ce qu'elle a fait à la veille de mourir, Si I'on dépasse les dehors-si aUrayants et amusants-de MOle de Sévigné, si I'on essaye d'aller jusqu'à son âme, et si l'on pouvait aller jusqu'au tréfonds de son âme, on y verrait ce que d'habitude il ne lui plaisait pas de montrer, une pensée qui n'élait poinl aussi légère et badine qu'on I'aurait cru, Jules LemaÎ1re, qui lui préférait Mille de La FayeUe,l'a drôlement appelée (( ceUe grosse mère-Ia-jo;e, qui fut, à cerlaines minules, je Ie crois, une mère de douleur... )) CeUe grosse mère-Ia-joie écrivait à sa fille, et non pas très tard, en 1672 : (( Vous me demandez si j'aime toujours bien la vie, Je vous avoue que j'y trouve des chagrins cuisanls; mais je suis encore plus dégoûtée de la mort. Je me trouve si malheureuse d'avoir à finir tout ceci par elle, que si ie pouvais retourner en arrière je ne demanderais pas mieux. Je suis embarquée dans la

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vie sans mon consentement ; il faut que fen sorte, cela m 'assomme, et commenl en sortirai-je ? Je m'abÎme dans ces pensées et je trouve la mort si terrible que je hais plus la vie parce qu 'elle m'y mène que par les épines que fy rencontre,.. Si on m'avait demandé mon avis, j'aurais bien aimé à mourir entre les bras de ma nourrice : cela m'aurait ôté bien des ennuis et m'aurait donné Ie ciel bien sûrement et bien aisément. )) On lui conseillait de suivre Ie proverbe et d' (( avoir la robe selon Ie froid I) ; mais elle répondait bonnement qu'elle n'avait pas tant de robes et n 'en avait pas une pour Ie froid que lui donnaienl divers chagrins, Elle ajoutait : (( Cependant, je m'amuse e1 Ie lemps passe... I) En commentant ces passages et d'autres qu'on trouverail dans ses lettres les moins célèbres, on arriverait à ce lréfonds d'une âme OÙ iI y avail de la rêverie, de la méditation, de la durée, pourquoi Jouberl disait qu'e Mille de Sévigné lui élail loutes choses,

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