‹ Histoire de la littérature française illustrée v.1Chapitre 7 sur 402 · III' ' .;, , I 'J · texte numérisé non relu

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II I'a laissée, il vient au rivage de la mer, prend passage sur une nef, vogue à la volonté de Dieu, aborde à Laodicée. De là iI gagne f.desse, pour avoir appris qu'on y vénère une image de Notre Dame sculptée par les anges.

Quant sa raisun Ii a tute mustree.

Dunc Ii cumandet les renges de .espee E un anel dunt il rot espusee. Dunc en ist lors de la cambre sun pere, En mie nuit .en luit de la contree...

JONGLEURS ET JONGLERESSES JOUAfo'T DE DIVERS INSTRUMENTS, - D'après un ms. du Roman J'AlexanJre, B. N.. londs Irançais, 24364, XIII" siècle.

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SCÈNE DE L'APOCALYPSE. - D'après Ie ms. de la 8. N" fonds latin 8878, dit Apocalypse de Saint.Sever, milieu du Xl" siècle,

II fait largesse aux pauvres de la ville de tout ce quïl possède encore, et, devenu plus pauvre qu'eux, mendie comme eux. Cependant ses parents Ie font chercher par les pays: ceux qui Ie cherchent viennent jusqu'à f.desse, où ils lui font l'aumône, sans Ie reconnaÎtre et sans quïl se fa sse reconnaÎtre. A Rome, dans la maison paternelle, sa femme et sa mère vivent ensemble, pour Ie pleurer ensemble :

Del duel' s'asist la mere jus a terre, Si' list la spuse danz" Alexis a certes ; << Dame, dist e1e, jo ai fait si grant perte! are' vivrai an guise de turtrele :

Quant n'ai tun lilz, ansemble 0 tei' voil ntre >> Respont la mere: << S'a mei te vols tenir, Sit uardarai' pur amur Alexis.

Ja n avras mal dunt te puisse guarir, Plainums ansemble Ie doel de nostre ami, T u del seignur, jol ferai pur mun lilz, >>

'en Sa douleur, * ainsi ... messire.

, désormais.

'avec toi.

'je te garderai.

Dix-sept années durant, Alexis peine à f.desse. Un jour, par la volonté de Dieu, l'image de r\otre Dame parle à un serviteur de son aute\. Elle lui révèle qu' un saint est là, ce mendiant : " Près est de Deu e del regne del cieI. >> La nouvelle court, et tOIJS, grands et petits, viennent vénérer l'homme de Dieu. Alors il se dérobe, s'enfuit à nouveau dans la nuit, à nouveau s'embarque, espérant atterrir au port de T arse; mais Ie vent pousse sa nef jusqu'à un port voisin de Rome. II revoit sa ville,erre par les rues, les parcourt l'une après l'autre, rencontre son père, qui ne Ie reconnaÎt pas, et Ie conjure, au nom du fils que jadis il a perdu, de l'héberger dans sa maison: il ne lui faut rien qu'un grabat sous l'escalier. Là, I( sous Ie degré )), il vit dix-sept ans encore, honni des valets, misérablement, saintement. Puis. seniant venir la mort, il demande un feuillet de parchemin: il y écrit. en secret, l'histoire de sa vie. Une voix, sortie d'une église, annonce par la ville qu'un saint homme va bientôt entrer dans la gloire de Dieu et quïl faut Ie chercher dans la maison d'Euphémien, On y découvre Ie mendiant, comme il vient de mourir sur son grabat. Son poing fermé retient la charte de parchemin et nul ne peut l'en retirer, i\lais Ie pape Innocent approche, et la main s'ouvre. Alors Ie père d'Alexis, sa mère, sa femme, Ie reconnaissent, et tandis que les miracles éclatent autour du corps saint, leur tendre lamentation LlTïÉR, FRANÇ. - J

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